Mercedes-Benz a vendu l’intégralité de sa participation de 3,8 % dans Nissan via un placement accéléré d’environ 141 millions d’actions, pour un produit brut d’environ 47,83 milliards de yens (près de 325 M$). Le titre a été placé à 341,3 ¥, soit une décote de 5,98 % sur la clôture précédente à 363 ¥. L’opération, qualifiée d’actif non stratégique, s’inscrit dans un recentrage de portefeuille. En séance, l’action Nissan a lâché près de 6 % autour de 339 à 340 ¥.
Paramètres clés de l’opération
Élément | Détail |
---|---|
Participation cédée | 3,8 % du capital de Nissan |
Volume estimé | ≈ 141 000 000 actions |
Prix de placement | 341,3 ¥ par action |
Décote | 5,98 % vs 363 ¥ (veille) |
Produit brut | 47,83 Mds ¥ ≈ 325 M$ |
Profil de la demande | Top 10 investisseurs ≈ 70 % du bloc |
Portage historique | Mercedes-Benz Pension Trust depuis 2016 |
Réaction de marché | Cours Nissan en baisse d’environ 6 % en séance |
Contexte d’alliance et précédent
La cession intervient alors que Renault et Nissan ont assoupli en 2024 2025 leurs engagements croisés avec un seuil de détention cible abaissé à 10 % et l’autorisation pour Nissan de racheter ses propres actions. En mai 2021, Nissan avait déjà tourné une page en vendant l’intégralité de sa participation dans Daimler (devenu Mercedes-Benz Group) pour environ 1,149 Md€.
Situation de Nissan au moment de l’annonce
Nissan traverse une phase de redressement délicate avec une perte d’environ 535 M$ au trimestre avril juin 2025, la suspension de la guidance annuelle et un free cash flow trimestriel négatif. Le plan Re:Nissan piloté par Ivan Espinosa vise 500 Mds ¥ de réductions de coûts, une capacité mondiale ramenée de 3,5 à 2,5 millions de véhicules et une rationalisation du nombre d’usines de 17 à 10 d’ici l’exercice 2027.
Ce que cela change
- Pour Mercedes-Benz : allègement d’un actif non cœur et liquidités immédiates sans impact industriel direct.
- Pour Nissan : pression boursière à court terme liée à la décote et au flux vendeur, mais plus grande flexibilité de gouvernance dans un actionnariat en recomposition.
- Pour l’alliance : poursuite du desserrement des liens capitalistiques au profit d’accords opérationnels ciblés.
- Pour les investisseurs : catalyseurs à suivre – exécution du plan Re:Nissan, trajectoire de cash-flow, éventuels rachats d’actions et rotation d’actifs.
En synthèse, la sortie de Mercedes-Benz acte la fin d’un portage minoritaire hérité et clarifie la structure capitalistique de Nissan. Le dossier se joue désormais sur l’exécution du plan industriel et financier de ce dernier, tandis que Mercedes poursuit le recentrage sur ses priorités stratégiques.