En France métropolitaine, environ 140 accidents corporels sont enregistrés chaque jour. Cette moyenne repose sur les 51 058 accidents corporels recensés en 2024, répartis sur les 366 jours de cette année bissextile.
Ce chiffre répond à la question de manière fiable, mais il doit être interprété avec précision. Il ne représente pas l’ensemble des accrochages, collisions et sinistres automobiles survenant quotidiennement. Les statistiques nationales comptabilisent principalement les accidents ayant causé au moins une victime. Les accidents limités à des dommages matériels n’entrent donc pas dans cette moyenne.
Environ 140 accidents corporels par jour en France
Le bilan définitif de 2024 fait état de 51 058 accidents corporels en France métropolitaine. En divisant ce total par 366, on obtient une moyenne de 139,5 accidents par jour, soit environ 140 accidents corporels quotidiens.
Cette moyenne ne signifie pas que 140 accidents surviennent systématiquement chaque journée. Le nombre réel varie selon les périodes, les conditions météorologiques, la densité du trafic, les horaires et les comportements des usagers. Elle permet surtout de ramener un bilan annuel à une échelle immédiatement compréhensible.
Les données utilisées proviennent des accidents portés à la connaissance des forces de l’ordre et intégrés au dispositif statistique national. Le bilan fondé sur les données définitives de l’ONISR pour 2024 permet de vérifier le total retenu pour ce calcul.
Pourquoi ce chiffre ne représente pas tous les accidents de voiture
Dans les statistiques officielles, un accident corporel est un accident de la circulation qui implique au moins un véhicule, survient sur une voie ouverte à la circulation publique et fait au moins une victime, blessée ou décédée.
Un conducteur qui heurte un poteau sans être blessé, deux véhicules qui se percutent sur un parking sans faire de victime ou un accrochage entraînant uniquement des dégâts de carrosserie ne sont pas nécessairement intégrés au bilan national des accidents corporels.
Il n’existe pas de comptage national exhaustif et directement comparable de tous les accidents uniquement matériels. Ceux-ci peuvent être déclarés aux assureurs, réglés à l’amiable ou parfois ne faire l’objet d’aucune déclaration. Présenter 140 comme le nombre total de collisions quotidiennes en France serait donc inexact.
La formulation la plus rigoureuse est la suivante : la France métropolitaine a enregistré en moyenne environ 140 accidents corporels par jour en 2024. Le nombre total d’accidents de voiture, dommages matériels compris, est nécessairement supérieur, mais il ne peut pas être déterminé avec la même précision à partir des données publiques disponibles.
Accidents, blessés et décès : trois chiffres à ne pas confondre
Un accident peut faire plusieurs victimes. Le nombre d’accidents, le nombre de personnes blessées et le nombre de personnes tuées mesurent donc des réalités différentes. Additionner ou comparer ces données sans préciser leur définition conduit rapidement à des interprétations trompeuses.
En 2025, l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière a recensé 3 263 décès sur les routes de France métropolitaine. Cela correspond à environ 8,9 personnes tuées par jour. Ce bilan concerne tous les modes de déplacement, notamment les automobilistes, les motocyclistes, les cyclistes et les piétons. Il ne mesure pas uniquement les décès survenus dans une voiture.
En incluant les territoires d’outre-mer, le bilan atteint 3 515 décès en 2025, soit environ 9,6 par jour. Cette différence montre pourquoi le périmètre géographique doit toujours accompagner un chiffre national. Le bilan définitif 2025 de la sécurité routière détaille les résultats pour la métropole et l’outre-mer.
Le nombre de blessés est beaucoup plus élevé. Pour 2025, l’ONISR et l’Université Gustave Eiffel estiment à 247 000 le nombre de personnes blessées sur les routes de France métropolitaine, dont environ 16 800 gravement. Rapportées à une journée moyenne, ces estimations représentent près de 677 blessés, dont environ 46 blessés graves.
Ces estimations corrigent en partie la sous-déclaration des blessures dans les seuls procès-verbaux. Elles ne doivent pas être confondues avec un comptage quotidien direct ni avec le nombre d’accidents, puisqu’un même événement peut faire plusieurs blessés.
Pourquoi le nombre d’accidents varie selon les jours
Une moyenne annuelle lisse des écarts parfois importants. Le risque n’est pas identique un jour de semaine, pendant un départ en vacances, lors d’un épisode de pluie ou au cours d’une période de circulation réduite.
Les variations s’expliquent notamment par la vitesse, l’alcool, les stupéfiants, la fatigue, l’inattention, l’usage du téléphone, l’état de la route et la visibilité. Ces facteurs ne provoquent pas mécaniquement un accident à eux seuls, mais ils peuvent augmenter la probabilité d’une collision ou en aggraver les conséquences. Une analyse des principales causes d’accidents de voiture permet de mieux comprendre pourquoi une moyenne nationale ne reflète pas uniformément chaque trajet.
Le type de route influence également la gravité des accidents. En 2025, les routes situées hors agglomération ont concentré 60 % des décès routiers et 49 % des blessés graves en France métropolitaine. Elles ont enregistré 1 973 décès, contre 1 031 en agglomération et 259 sur autoroute.
Ces données ne signifient pas nécessairement que la majorité des accidents se produit hors agglomération. Elles montrent surtout que les conséquences y sont souvent plus graves, notamment en raison des vitesses pratiquées et de la configuration des voies.
Les hommes restent davantage concernés par les accidents mortels
En 2025, 77 % des personnes décédées dans un accident de la route en France métropolitaine étaient des hommes. Parmi les personnes tuées qui circulaient en véhicule de tourisme, cette proportion atteignait 73 %.
Cette surreprésentation ne permet pas, à elle seule, d’expliquer chaque accident. Elle constitue toutefois un indicateur utile pour orienter les actions de prévention vers les groupes les plus exposés aux accidents graves et mortels.
Comment situer la France à l’échelle mondiale
Une comparaison internationale exige de distinguer le nombre brut de décès, le nombre d’habitants, le parc automobile, le volume de déplacements et la qualité du recensement. Comparer uniquement des totaux nationaux favorise mécaniquement les pays les moins peuplés.
Les statistiques mondiales portent par ailleurs plus souvent sur la mortalité routière que sur le nombre exact d’accidents, car les méthodes de déclaration et les définitions ne sont pas uniformes d’un pays à l’autre. L’analyse du nombre d’accidents de voiture mortels dans le monde doit donc tenir compte de ces différences méthodologiques.
Que faire lorsqu’un accident survient
Les moyennes nationales décrivent un phénomène collectif, mais elles ne déterminent ni les responsabilités ni les démarches à effectuer dans une situation précise. Après un accident, les circonstances, les témoignages, le constat, les règles de priorité et les garanties d’assurance sont examinés au cas par cas pour déterminer qui est responsable après un accident.
Lorsque le sinistre doit être signalé, il est important de déclarer l’accident de voiture à son assurance avec des informations précises sur les véhicules, les conducteurs, les dégâts, les éventuelles victimes et les circonstances.
La déclaration doit aussi respecter les conditions du contrat et le délai légal pour déclarer un accident. Une déclaration tardive ou incomplète peut compliquer l’étude du dossier, même si ses conséquences dépendent de la situation et des garanties souscrites.
Le chiffre à retenir
La référence la plus solide est d’environ 140 accidents corporels par jour en France métropolitaine, sur la base des 51 058 accidents enregistrés en 2024. Ce chiffre ne comprend pas tous les accrochages et collisions causant uniquement des dégâts matériels.
Pour éviter toute confusion, il faut donc préciser à la fois l’année, le territoire et la nature des événements comptabilisés. Le nombre quotidien réel de sinistres automobiles est supérieur à 140, mais aucune donnée publique exhaustive ne permet actuellement de le chiffrer avec la même fiabilité.





