Voiture en 2025: indispensable mais perçue comme un luxe

Dernière mise à jour le 11 octobre 2025
Voiture en 2025: indispensable mais perçue comme un luxe

Selon une enquête nationale menée début juillet, 74 % des Français considèrent que la voiture est devenue un bien de luxe. Paradoxalement, 63 % la jugent indispensable au quotidien et 54 % déclarent ne pas pouvoir s’en passer. Le ressenti de renchérissement est massif: 90 % estiment qu’« avoir une voiture coûte trop cher » et 61 % disent que la part du budget consacrée à l’auto a augmenté avec le temps.

Ce que disent les chiffres

La contrainte budgétaire pèse sur l’arbitrage d’achat: 50 % ont déjà renoncé à acheter ou remplacer une voiture pour des raisons de coût. Les postes jugés les plus lourds sont l’entretien et les réparations (36 %), le carburant (25 %) puis l’achat et le financement (24 %). L’assurance arrive à 11 % dans la hiérarchie des dépenses perçues. Côté financement, 39 % ont déjà utilisé le crédit, 12 % le leasing. Et 20 % sont déjà passés par un crédit pour payer une réparation.

Indicateur cléRésultatLecture rapide
Voiture perçue comme un luxe74 %Ressenti prix élevé
Indispensable au quotidien63 %Dépendance forte
Impossible de s’en passer54 %Absence d’alternative pratique
Renoncement à l’achat/remplacement50 %Arbitrage budgétaire serré
Part du budget dédiée à l’auto10 à 20 % pour 30 % des ménagesPoids récurrent significatif
Assurance auto mensuelle payée41 à 60 € pour 47 %Décalage avec le « raisonnable » perçu
Réduction de garanties d’assurance33 %Ajustement défensif du contrat
Crédit pour réparation/entretien20 %Maintenance devenue investissement
Alternatives déjà utiliséesTransports en commun 44 %, vélo trottinette 27 %Mais 36 % n’en voient aucune crédible

Ce que les Français attendent

Interrogés sur les politiques publiques, 30 % jugent qu’elles ne vont pas assez en faveur du pouvoir d’achat, 32 % estiment qu’elles privilégient surtout les véhicules électriques et 21 % y voient un soutien à la transition. La voiture reste d’abord un moyen de transport indispensable pour 48 % des répondants, loin devant le symbole de réussite sociale (6 %).

Points saillants pour l’édition et le commerce

  • Sensibilité prix élevée sur tous les postes, avec une attention particulière à l’entretien et au carburant.
  • Défi assurantiel: une partie des automobilistes réduit ses garanties pour contenir la dépense.
  • Financement sous tension: le crédit s’étend à l’achat mais aussi à la maintenance.
  • Mobilité de substitution limitée: les transports en commun progressent mais un noyau dur ne voit aucune alternative.
  • Communication publique à clarifier: pouvoir d’achat, électrification et usage quotidien doivent être conciliés.

Le tableau qui se dessine est celui d’une France où la voiture reste vitale pour l’organisation de la vie, tout en devenant coûteuse au point d’être perçue comme un luxe. Entre arbitrages de budget et manque d’alternatives crédibles pour une partie du territoire, les marques et les pouvoirs publics sont face à un impératif: réduire le coût total d’usage sans dégrader l’accessibilité de la mobilité individuelle.

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Dimitri Hubert

Passionné par les voitures depuis son plus jeune âge, Dimitri a travaillé pendant 20 ans dans un garage automobile et pendant 10 ans chez un concessionnaire. Aujourd'hui, il partage son expertise à travers des analyses détaillées et des retours d'expériences sur l'univers automobile.

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