Contrôle technique : les 133 points vérifiés en 2026

Dernière mise à jour le 24 juillet 2026
Contrôle technique : les 133 points vérifiés en 2026

Le contrôle technique d’une voiture particulière ne porte plus sur 136 points. En 2026, la référence administrative indique 133 points de contrôle, répartis entre neuf grandes fonctions du véhicule. L’écart vient principalement de l’évolution de la nomenclature réglementaire, régulièrement mise à jour. Le chiffre de 136 reste pourtant très présent dans les recherches et dans d’anciens contenus.

Ces 133 points ne correspondent pas à 133 opérations identiques. Certains sont contrôlés visuellement, d’autres au moyen d’appareils de mesure. Un même point peut aussi donner lieu à plusieurs défaillances possibles, classées selon leur gravité. Le nombre de défauts susceptibles d’être relevés est donc bien supérieur au nombre de points examinés.

Pour comprendre le contrôle technique, il faut retenir qu’il s’agit d’un examen réglementaire réalisé sans démontage. Le contrôleur vérifie l’état apparent du véhicule, son fonctionnement et sa conformité sur les éléments susceptibles d’affecter la sécurité routière ou l’environnement.

Pourquoi parle-t-on désormais de 133 points et non de 136 ?

Le nombre de points du contrôle technique n’est pas une donnée figée. Il dépend de la nomenclature en vigueur et peut évoluer lorsque des contrôles sont ajoutés, supprimés, regroupés ou reformulés. En 2026, la page officielle de Service-Public.fr consacrée au contrôle technique automobile mentionne 133 points pour les véhicules de catégorie M1, c’est-à-dire les voitures particulières conçues pour transporter au maximum huit passagers en plus du conducteur.

Le chiffre de 136 correspond donc à une version antérieure ou à une présentation devenue obsolète. Il ne faut pas pour autant conclure que le contrôle est moins exigeant. Le contenu des vérifications dépend de la réglementation applicable, du type d’énergie du véhicule et de ses équipements.

La bonne approche consiste à raisonner par fonctions contrôlées plutôt qu’à mémoriser un nombre. Pour le conducteur, l’enjeu est surtout d’identifier les défauts visibles ou prévisibles qui peuvent être corrigés avant la visite.

Les neuf fonctions examinées lors du contrôle technique

Les 133 points sont répartis en neuf familles. Cette organisation permet de comprendre ce que le contrôleur cherche à vérifier et de préparer le véhicule de façon méthodique.

  • l’identification du véhicule ;
  • les équipements de freinage ;
  • la direction ;
  • la visibilité ;
  • les feux, les dispositifs réfléchissants et les équipements électriques ;
  • les essieux, les roues, les pneus et la suspension ;
  • le châssis et ses accessoires ;
  • les autres matériels ;
  • les nuisances, notamment les émissions et le bruit.

Chaque famille comprend plusieurs points précis. Par exemple, la fonction freinage ne se limite pas à tester si la voiture s’arrête. Elle couvre aussi l’état apparent du système, son efficacité, son équilibre et le fonctionnement du frein de stationnement.

Identification du véhicule

La première famille vise à confirmer que le véhicule présenté correspond bien à ses documents et qu’il peut être identifié sans ambiguïté. Le contrôleur examine notamment les plaques d’immatriculation, le numéro d’identification du véhicule et les informations nécessaires à la réalisation du contrôle.

Les plaques doivent être présentes, correctement fixées et lisibles. Une plaque fortement détériorée, masquée, mal fixée ou non conforme peut entraîner une défaillance. Le numéro de série, souvent visible sur le châssis ou à travers le pare-brise selon les modèles, doit également pouvoir être relevé.

La carte grise reste le document de référence pour identifier la voiture. Une erreur administrative, une discordance manifeste ou l’impossibilité de lire certains éléments peut compliquer la visite, même si l’état mécanique du véhicule est satisfaisant.

Freinage

Le freinage fait partie des fonctions les plus importantes du contrôle technique. Le contrôleur évalue l’efficacité du système, le déséquilibre entre les roues d’un même essieu et le fonctionnement du frein de stationnement. Il observe aussi les éléments accessibles, comme les flexibles, les conduites, les disques, les tambours ou les organes de commande.

Un léger écart entre les roues n’a pas les mêmes conséquences qu’une perte importante d’efficacité ou qu’une fuite de liquide de frein. La gravité dépend de l’impact réel du défaut sur la capacité à ralentir et à immobiliser le véhicule.

Avant la visite, il est utile de prêter attention à plusieurs signes : pédale anormalement molle, voiture qui tire d’un côté au freinage, bruit métallique, vibrations, niveau de liquide trop bas ou voyant de frein allumé. Ces symptômes ne permettent pas de poser un diagnostic complet, mais ils justifient une vérification avant le rendez-vous.

Direction

La direction est contrôlée pour vérifier que le conducteur conserve une maîtrise suffisante de la trajectoire. L’examen porte notamment sur le volant, la colonne de direction, les articulations, les jeux anormaux et l’assistance de direction lorsqu’elle existe.

Un volant qui devient dur, un jeu important, des claquements ou une réponse imprécise peuvent révéler une usure mécanique ou un problème d’assistance. Le contrôleur ne démonte pas les pièces, mais il peut constater un défaut visible, un jeu excessif ou un fonctionnement anormal.

Une direction légèrement bruyante et une articulation présentant un risque de rupture ne seront évidemment pas classées de la même façon. La qualification dépend du niveau de danger observé.

Visibilité

La visibilité concerne tout ce qui permet au conducteur de voir correctement la route et son environnement. Le pare-brise, les autres vitrages, les rétroviseurs, les essuie-glaces et le dispositif de lave-glace font partie des éléments examinés.

Un impact sur le pare-brise n’entraîne pas automatiquement une contre-visite. Sa position, son étendue et son effet sur le champ de vision sont déterminants. Une fissure importante ou une dégradation située dans la zone de vision directe du conducteur sera jugée plus sévèrement qu’un petit éclat placé en périphérie.

Les balais d’essuie-glace doivent nettoyer suffisamment le vitrage. Un lave-glace vide ou défaillant peut aussi être relevé, car il empêche de retrouver une visibilité correcte lorsque le pare-brise est sale.

Feux, équipements réfléchissants et système électrique

Cette fonction couvre les feux de croisement, les feux de route, les feux de position, les clignotants, les feux stop, l’éclairage de la plaque et les dispositifs réfléchissants. Le réglage, la couleur, l’intensité, la fixation et le fonctionnement sont examinés selon l’équipement concerné.

Une ampoule grillée est l’un des défauts les plus faciles à repérer avant le contrôle. Il suffit de faire fonctionner chaque commande et, lorsque c’est possible, de demander à une autre personne d’observer les feux arrière. Un reflet sur un mur ou une porte de garage peut également aider à vérifier les feux stop et les clignotants.

Le contrôle porte aussi sur certains éléments électriques visibles ou directement liés à la sécurité. Un témoin allumé au tableau de bord peut signaler un dysfonctionnement du système de freinage, de l’ABS, des airbags ou du moteur. Les conséquences varient selon le voyant et le défaut associé. La liste des voyants pouvant entraîner un refus au contrôle technique permet de distinguer les alertes à traiter en priorité.

Essieux, roues, pneus et suspension

Les pneus sont examinés sous plusieurs angles : dimensions, conformité, état général, profondeur des sculptures, détériorations visibles et cohérence du montage sur un même essieu. Une usure irrégulière peut révéler un défaut de géométrie, de suspension ou de pression.

La bande de roulement ne doit pas avoir atteint le seuil légal d’usure. Les hernies, coupures profondes, déformations ou parties internes visibles constituent des défauts plus sérieux qu’une simple usure régulière encore au-dessus de la limite.

Les roues, jantes, moyeux, roulements, essieux et éléments de suspension sont également observés. Le contrôleur recherche notamment les jeux, les fissures, les déformations, les mauvaises fixations et les fuites visibles sur les amortisseurs.

Une voiture qui rebondit excessivement, s’affaisse d’un côté, produit des claquements sur les irrégularités ou use rapidement un pneu mérite un examen avant le contrôle. Gonfler un pneu ne corrigera pas une rotule usée ou un amortisseur défaillant.

Châssis et accessoires du châssis

Cette famille couvre la structure du véhicule et plusieurs éléments qui y sont fixés. Le contrôleur examine notamment le châssis, les soubassements accessibles, la carrosserie, les portes, le capot, le coffre, les pare-chocs, le réservoir et certaines canalisations.

La corrosion n’est pas évaluée uniquement selon son aspect. Une corrosion superficielle sur une zone non structurelle n’a pas la même portée qu’une perforation fragilisant un point d’ancrage, un longeron ou une partie porteuse.

Les portes doivent pouvoir s’ouvrir et se fermer normalement. Un capot qui ne verrouille plus correctement, une pièce de carrosserie susceptible de se détacher ou une arête dangereuse peuvent être signalés en raison du risque qu’ils présentent.

Autres matériels et équipements de sécurité

Cette rubrique regroupe plusieurs équipements qui ne relèvent pas directement des familles précédentes. Elle concerne notamment les ceintures de sécurité, les sièges, leurs fixations, l’avertisseur sonore et certains équipements obligatoires ou spécifiques au véhicule.

Les ceintures doivent être présentes lorsqu’elles sont requises, accessibles, correctement fixées et capables de se verrouiller. Une sangle coupée, fortement effilochée ou qui ne s’enroule plus correctement peut être considérée comme défaillante.

Les sièges ne doivent pas présenter de fixation dangereusement détériorée. L’avertisseur sonore doit fonctionner. Selon le véhicule, d’autres dispositifs peuvent être examinés, notamment lorsqu’ils ont une fonction de sécurité.

Nuisances, pollution et échappement

Le contrôle des nuisances vise principalement les émissions polluantes, l’opacité des fumées pour les véhicules concernés, le niveau sonore et l’état du système d’échappement. Les modalités exactes dépendent du carburant, de la date de mise en circulation et de la technologie du véhicule.

Une fuite importante sur la ligne d’échappement, une fumée anormale ou un dispositif antipollution manifestement défaillant peut entraîner un résultat défavorable. Le contrôle ne se limite pas à observer la fumée : des mesures sont réalisées avec un équipement adapté lorsque la réglementation le prévoit.

Un voyant moteur allumé doit être pris au sérieux. Il peut correspondre à un défaut mineur comme à un dysfonctionnement affectant directement les émissions. Effacer le voyant sans réparer la cause ne constitue pas une préparation fiable, car le défaut peut réapparaître ou être détecté autrement.

Les véhicules électriques, hybrides et au gaz ont-ils des contrôles spécifiques ?

Oui. Les véhicules électriques, hybrides et ceux fonctionnant au gaz disposent d’équipements particuliers qui nécessitent des vérifications adaptées. Cela ne signifie pas que chacun d’eux subit exactement le même nombre d’opérations supplémentaires : le contrôle dépend de sa motorisation et de son équipement réel.

Sur une voiture électrique ou hybride rechargeable, le contrôleur peut notamment examiner des éléments visibles liés à la batterie de traction, à son coffre, aux câbles, aux connecteurs ou au circuit électrique haute tension. Le câble de recharge peut également être concerné lorsqu’il fait partie des équipements à présenter ou à examiner selon la configuration du véhicule.

Pour un véhicule au gaz, l’état apparent du réservoir, des canalisations et de certaines fixations revêt une importance particulière. Une fuite ou une détérioration susceptible d’affecter l’étanchéité constitue un risque sérieux.

Ces contrôles restent réalisés sans démontage. Ils ne remplacent donc pas l’entretien technique du système haute tension, de la batterie ou de l’installation au gaz par un professionnel compétent.

Défaillance mineure, majeure ou critique : quelles conséquences ?

Le nombre de défaillances relevées ne suffit pas à déterminer le résultat. Leur niveau de gravité est essentiel. Une voiture peut obtenir un résultat favorable avec plusieurs défauts mineurs, tandis qu’un seul défaut critique peut limiter immédiatement son droit de circuler.

  • Défaillance mineure : elle n’a pas d’incidence notable sur la sécurité du véhicule ou sur l’environnement. Elle doit être surveillée ou corrigée, mais n’impose pas de contre-visite.
  • Défaillance majeure : elle peut compromettre la sécurité, avoir une incidence négative sur l’environnement ou mettre en danger les autres usagers. Une contre-visite est obligatoire.
  • Défaillance critique : elle constitue un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou une atteinte grave à l’environnement. La validité du contrôle est limitée au jour où celui-ci a été réalisé.

En présence d’une défaillance majeure, le propriétaire dispose en principe d’un délai maximal de deux mois pour effectuer les réparations et présenter le véhicule à la contre-visite. Le fonctionnement de la contre-visite dépend des défauts relevés : seuls les points concernés et certains éléments liés peuvent être réexaminés.

En cas de défaillance critique, le véhicule peut circuler jusqu’à la fin de la journée du contrôle. À partir du lendemain, il ne doit plus être utilisé tant que la réparation nécessaire n’a pas été effectuée et que le véhicule n’a pas satisfait aux vérifications requises.

Ce qui change avec les rappels graves en 2026

Depuis le 1er janvier 2026, le contrôle technique peut signaler certains rappels graves. La mesure vise notamment les véhicules concernés par une campagne de rappel d’airbags Takata assortie d’une consigne « stop drive ».

Lorsqu’une telle consigne s’applique au véhicule présenté, celui-ci est soumis à une contre-visite et ne peut plus circuler à partir du lendemain du contrôle tant que l’airbag concerné n’a pas été remplacé. Cette règle est distincte d’un défaut classique observé pendant l’examen : elle dépend de l’existence d’un rappel grave identifié pour le véhicule.

Cette information étant susceptible d’évoluer selon les campagnes de rappel et les mesures réglementaires, la page du ministère chargé de la Transition écologique sur les changements du contrôle technique constitue le repère officiel à vérifier avant la visite.

Que vérifier soi-même avant le contrôle technique ?

Le conducteur ne peut pas reproduire les mesures réalisées dans un centre agréé. Il peut toutefois éliminer plusieurs défauts simples et visibles. L’objectif n’est pas de masquer un problème, mais de repérer ce qui nécessite une réparation ou un réglage avant le rendez-vous.

  • tester les feux de croisement, de route, de position, les clignotants, les feux stop et l’éclairage de plaque ;
  • vérifier l’état, la pression et l’usure apparente des pneus ;
  • contrôler la fixation et la lisibilité des plaques d’immatriculation ;
  • essayer les ceintures, les serrures, les portes, le capot et le coffre ;
  • vérifier les essuie-glaces et remplir le réservoir de lave-glace ;
  • observer le pare-brise et les rétroviseurs ;
  • contrôler le niveau du liquide de frein selon les indications du constructeur ;
  • écouter les bruits inhabituels provenant du freinage, de la direction, de la suspension ou de l’échappement ;
  • examiner les voyants qui restent allumés après le démarrage ;
  • repérer une fumée anormale ou une fuite visible sous le véhicule.

Ces vérifications ne remplacent pas un diagnostic. Une fuite, un bruit métallique, un défaut de freinage, une direction imprécise ou un voyant de sécurité nécessite une intervention adaptée. Une préparation utile consiste à faire réparer la cause, pas seulement à faire disparaître temporairement le symptôme.

Quand faut-il passer le contrôle technique ?

Pour une voiture particulière, le premier contrôle doit être réalisé dans les six mois qui précèdent le quatrième anniversaire de sa première mise en circulation. Il est ensuite renouvelé tous les deux ans, sauf situation particulière liée notamment à la vente du véhicule ou à une contre-visite.

La date de première mise en circulation figure sur la carte grise. Pour déterminer précisément quand faire le contrôle technique, il faut partir de cette date et non de la date d’achat par le propriétaire actuel.

Il est préférable de ne pas attendre le dernier jour. Un rendez-vous anticipé laisse le temps de traiter un défaut imprévu et d’organiser une éventuelle contre-visite sans dépasser l’échéance réglementaire.

Comment se déroule la visite ?

Le véhicule est confié à un contrôleur agréé, qui réalise les vérifications prévues sans démontage. Il utilise notamment des appareils destinés à mesurer le freinage, les émissions et certains paramètres liés aux équipements de sécurité.

La durée exacte varie selon le véhicule, sa motorisation, les équipements à examiner et l’organisation du centre. La durée d’un contrôle technique constitue donc un repère pratique, mais elle ne doit pas être interprétée comme un temps réglementaire identique pour toutes les voitures.

À l’issue de la visite, le procès-verbal précise le résultat et les défaillances constatées. Il est utile de lire chaque ligne, y compris lorsque le résultat est favorable. Une défaillance mineure peut annoncer une usure qui deviendra plus coûteuse ou plus dangereuse si elle est ignorée jusqu’au contrôle suivant.

Faut-il chercher à contrôler soi-même les 133 points ?

Non. Une partie des vérifications nécessite du matériel, une méthode réglementée et une qualification spécifique. Il serait irréaliste de vouloir reproduire l’intégralité du contrôle à domicile.

La préparation la plus efficace consiste à se concentrer sur trois niveaux. D’abord, les éléments faciles à tester, comme les feux, les essuie-glaces, les ceintures et les plaques. Ensuite, les signes d’usure perceptibles, comme un pneu dégradé, un bruit de freinage ou une direction anormale. Enfin, les défauts déjà connus ou signalés par un voyant.

Le chiffre de 133 permet de mesurer l’étendue de l’examen, mais il ne doit pas détourner de l’essentiel : un véhicule entretenu régulièrement est plus simple à préparer qu’un véhicule réparé uniquement à l’approche du contrôle. Les points accessibles au conducteur servent surtout à détecter les anomalies évidentes avant qu’elles ne conduisent à une contre-visite ou ne compromettent la sécurité.

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Dimitri Hubert

Passionné par les voitures depuis son plus jeune âge, Dimitri a travaillé pendant 20 ans dans un garage automobile et pendant 10 ans chez un concessionnaire. Aujourd'hui, il partage son expertise à travers des analyses détaillées et des retours d'expériences sur l'univers automobile.

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