Conduire une voiture sans permis ne signifie pas que l’on peut s’installer au volant sans aucune condition ni connaissance. En réalité, même si ces véhicules sont accessibles sans le permis B, ils sont encadrés par des règles précises. La conduite d’une voiture sans permis, aussi appelée VSP (voiture sans permis), est soumise à une formation minimale, à des restrictions de circulation et à des obligations d’assurance.
Voici donc tout ce qu’il faut savoir pour conduire légalement et sereinement une voiture sans permis en 2025.
1. Choisir un véhicule homologué
Avant de prendre le volant, encore faut-il s’assurer que le véhicule entre bien dans la catégorie autorisée. Pour être conduite sans permis, une voiture doit être un quadricycle léger à moteur. Cela signifie qu’elle ne dépasse pas 45 km/h, qu’elle ne pèse pas plus de 425 kg à vide, et que sa puissance est inférieure à 4 kW (pour les versions électriques ou diesel), ou à 50 cm³ pour les moteurs essence.
La plupart de ces véhicules sont à deux places et sont conçus spécifiquement pour un usage urbain ou rural à faible densité. On les trouve sous différentes marques telles que Aixam, Ligier, Chatenet ou Citroën Ami.
2. Être en règle selon son âge
Pour conduire une voiture sans permis dès 14 ans, il faut impérativement avoir obtenu le brevet de sécurité routière (BSR), qui correspond à la catégorie AM du permis de conduire. Ce brevet inclut une formation théorique (souvent validée par l’ASSR dans le cadre scolaire) ainsi qu’une formation pratique de 7 heures en auto-école.
Pour les adultes âgés de 18 ans et plus, la situation dépend de leur date de naissance. Ceux nés avant le 1er janvier 1988peuvent conduire une VSP sans BSR. En revanche, ceux nés après cette date doivent, eux aussi, suivre la formation et obtenir le BSR, même s’ils sont majeurs.
3. Suivre la formation pratique
La formation obligatoire pour obtenir le BSR comprend plusieurs modules. Elle dure 7 heures et se déroule dans une auto-école agréée. Elle aborde notamment :
- la prise en main du véhicule,
- la compréhension des règles de priorité et de signalisation,
- les comportements à adopter en circulation,
- les gestes de premiers secours,
- et l’attitude à adopter en cas d’accident.
Cette formation est essentielle pour assurer la sécurité du conducteur et celle des autres usagers, même si le véhicule est plus lent et plus léger qu’une voiture classique.
4. Assurer son véhicule
Comme pour toute voiture, il est obligatoire de souscrire une assurance avant de prendre la route. L’assurance minimale est la responsabilité civile, qui couvre les dommages causés à autrui. Toutefois, de nombreux conducteurs de VSP choisissent des formules plus complètes, incluant des garanties vol, incendie, tous risques, ou assistance dépannage.
Certaines compagnies proposent même des contrats spécifiques aux voitures sans permis, souvent à des tarifs plus abordables que ceux destinés aux voitures classiques.
5. Connaître les routes autorisées
Les voitures sans permis peuvent circuler en ville, dans les villages, sur les routes départementales ou communales, tant que celles-ci ne sont pas classées comme voies rapides ou autoroutes. En revanche, elles sont interdites sur les autoroutes, les routes express, les rocades à grande vitesse ou toute voie dont la vitesse autorisée dépasse 90 km/h et où l’écart de vitesse avec les autres véhicules représenterait un danger.
La vitesse limitée à 45 km/h oblige donc à planifier ses trajets et à éviter les axes trop rapides. Ces véhicules sont faits pour des déplacements courts et locaux.
6. Adopter une conduite responsable
Même sans permis B, la responsabilité du conducteur est engagée. Il doit respecter le code de la route, adapter sa conduite aux conditions, ne pas utiliser son téléphone au volant, respecter les distances de sécurité, et surtout être vigilant, car les VSP sont moins visibles et moins protégées que les voitures classiques.
Il est recommandé de porter une attention particulière aux cyclistes, piétons, scooters et de ne pas tenter de dépasser les limitations imposées mécaniquement au véhicule.
7. Vérifier l’état du véhicule
Avant de prendre la route, il est essentiel de s’assurer que le véhicule est en bon état de fonctionnement. Cela inclut le contrôle des freins, des feux, des pneus, de la direction, du klaxon et de la visibilité. Un entretien régulier est indispensable, et le propriétaire est responsable du bon état du véhicule, même si un contrôle technique n’est pas obligatoire pour les VSP en France à ce jour.
Conduire une voiture défectueuse, même à faible vitesse, peut mettre en danger le conducteur, les passagers et les autres usagers.
Conclusion
Conduire une voiture sans permis ne s’improvise pas. Même si ces véhicules sont plus accessibles que les voitures classiques, ils nécessitent une formation de base, une assurance adaptée, une connaissance du code de la route et un comportement responsable au volant.
La voiture sans permis peut représenter une solution de mobilité pertinente pour les jeunes dès 14 ans, les seniors ou les conducteurs ayant perdu leur permis, à condition de respecter strictement le cadre légal. En apprenant à la conduire de manière sérieuse et sécurisée, elle devient un véritable outil d’autonomie au quotidien.