La Nissan 100NX est un coupé compact lancé au début des années 1990 sur la base technique de la famille Sunny B13. Commercialisée en Europe sous le nom 100NX, elle porte au Japon celui de Sunny NX Coupé et appartient à une famille de modèles également diffusée sous différentes appellations selon les marchés. Sa conception repose sur une architecture à moteur transversal et traction avant, ce qui la distingue nettement des coupés sportifs Nissan à propulsion de la même période.
Présentée au Japon en 1990, la 100NX arrive en France en 1991 et reste commercialisée jusqu’en 1996. Son style très arrondi, son faible encombrement et surtout son toit T-bar amovible sur certaines versions lui donnent une identité particulière dans la gamme Nissan. Elle vise davantage le coupé de loisir compact et accessible que la sportive radicale, même si sa version 2.0 GTi dispose d’un moteur nettement plus performant.
Une déclinaison coupé de la famille Sunny B13
La 100NX appartient techniquement à la génération B13 de la famille compacte Nissan. Elle est directement apparentée à la Nissan Sunny, dont elle reprend l’architecture générale, tout en adoptant une carrosserie spécifique à deux portes. Cette parenté explique son implantation mécanique transversale, sa traction avant et l’utilisation de moteurs de la famille GA, auxquels s’ajoute le quatre cylindres SR20DE sur la 2.0 GTi.
Le modèle s’inscrit également dans une histoire plus large des compactes Nissan et des coupés dérivés des gammes Sunny et Pulsar. La Nissan Pulsar constitue ainsi un autre point de référence pour comprendre cette architecture et les différentes appellations utilisées selon les marchés. La 100NX n’est donc pas une petite déclinaison des Silvia ou des 200SX, malgré son positionnement de coupé et son apparence sportive.
La conception du coupé est notamment liée à Nissan Design International, le studio de design nord-américain de Nissan dirigé par Jerry Hirshberg. Le dessin privilégie les surfaces arrondies et une silhouette particulièrement fluide pour l’époque. Nissan indique que le style s’inspire notamment de certains éléments de la 300ZX Z32, tout en les adaptant aux proportions d’un coupé compact à traction avant.
La filiation avec les anciens coupés compacts de la marque peut aussi être rapprochée de la Nissan EXA. Cette dernière appartient à une génération antérieure de modèles compacts à vocation sportive et contribue à replacer la 100NX dans une lignée où Nissan décline ses plateformes de petites voitures en carrosseries de coupé destinées à plusieurs marchés.
Un coupé compact au style très reconnaissable
La 100NX se distingue par une carrosserie deux portes aux volumes bas et arrondis. La face avant adopte des optiques intégrées dans une silhouette sans éléments agressifs, tandis que les pare-chocs enveloppants et la poupe courte renforcent son apparence compacte. La lunette arrière fortement inclinée complète une ligne de toit relativement basse.
La principale particularité de certaines versions est le toit T-bar. Celui-ci est constitué de deux panneaux amovibles séparés par une traverse centrale, permettant de transformer l’expérience à bord sans modifier la structure générale du coupé. Le toit n’est toutefois pas identique sur toutes les configurations et les équipements varient selon les marchés et les niveaux de finition.
Avec environ 4,14 m de longueur, 1,68 m de largeur et 1,31 m de hauteur, la 100NX reste relativement compacte. Son empattement de 2,43 m est directement cohérent avec son appartenance à la famille B13. Les dimensions et les équipements peuvent légèrement varier selon les versions, notamment entre les modèles japonais et européens.
La carrosserie doit aussi être distinguée de celle des Nissan Silvia, 180SX et 200SX. Ces modèles appartiennent à une autre famille de coupés et reposent sur une architecture à propulsion. La 100NX, elle, est une traction avant conçue à partir d’une base de compacte généraliste. Cette différence mécanique est essentielle pour identifier correctement le modèle.
Des moteurs 1.6 et 2.0 selon les marchés
En Europe, la gamme de la 100NX s’articule principalement autour du quatre cylindres 1,6 litre de la famille GA16 et du 2,0 litres SR20DE réservé à la version GTi. Le premier évolue au cours de la carrière du modèle, passant d’une alimentation par carburateur à une injection électronique.
La première configuration européenne utilise le GA16DS, un quatre cylindres de 1 597 cm³ à double arbre à cames en tête et 16 soupapes. Sa puissance se situe autour de 90 à 95 ch selon la configuration et le marché. Cette variation explique certaines différences entre les chiffres publiés dans les documentations automobiles consacrées à la 100NX.
Le GA16DE remplace ensuite progressivement le moteur à carburateur. Toujours doté de 1 597 cm³, de quatre cylindres, de deux arbres à cames en tête et de 16 soupapes, il reçoit une injection multipoint. Dans sa configuration française de 100NX 1.6, il développe 102 ch à 6 000 tr/min et 139 Nm à 4 000 tr/min.
La 2.0 GTi adopte quant à elle le SR20DE de 1 998 cm³. Ce quatre cylindres à double arbre à cames en tête et 16 soupapes dispose d’une injection multipoint et développe 143 ch dans la configuration française. Avec 182 Nm à 4 800 tr/min, il offre à la 100NX des performances sensiblement supérieures à celles du 1.6.
Les moteurs proposés au Japon ne doivent pas être transposés automatiquement aux versions européennes. Le Sunny NX Coupé y a notamment existé avec des motorisations GA15DS, GA16DE et SR18DE. De même, les NX1600 et NX2000 commercialisées en Amérique du Nord possèdent leurs propres configurations. Pour une 100NX française, les références essentielles restent donc le GA16DS, le GA16DE et le SR20DE.
Fiche technique de la Nissan 100nx
| Caractéristique | Nissan 100NX |
|---|---|
| Type | Coupé compact 2 portes à traction avant |
| Architecture | Moteur transversal avant, traction avant |
| Plateforme | Famille Nissan B13 |
| Motorisations européennes | 1.6 GA16DS, 1.6 GA16DE, 2.0 GTi SR20DE |
| Cylindrée 1.6 | 1 597 cm³ |
| Puissance 1.6 GA16DS | Environ 90 à 95 ch selon version et marché |
| Puissance 1.6 GA16DE | 102 ch à 6 000 tr/min |
| Couple 1.6 GA16DE | 139 Nm à 4 000 tr/min |
| Cylindrée 2.0 GTi | 1 998 cm³ |
| Puissance 2.0 GTi | 143 ch à 6 400 tr/min |
| Couple 2.0 GTi | 182 Nm à 4 800 tr/min |
| Boîte de vitesses | Manuelle à 5 rapports, boîte automatique à 4 rapports selon version |
| Suspension avant | Jambes de force de type MacPherson |
| Suspension arrière | Système indépendant à jambes de force et bras parallèles |
| Direction | Direction assistée selon version |
| Freins | Disques à l’avant, tambours à l’arrière sur les 1.6 ; quatre disques sur certaines versions sportives |
| Pneus | 175/70 R13 sur certaines versions japonaises ; 195/55 R14 sur la 2.0 GTi européenne |
| Longueur | Environ 4,14 m |
| Largeur | Environ 1,68 m |
| Hauteur | Environ 1,31 m |
| Empattement | 2,43 m |
| Poids | Environ 1 010 kg pour une configuration japonaise ; autour de 1 070 à 1 090 kg selon versions européennes |
| Vitesse maximale 1.6 | Environ 190 km/h pour la version 102 ch |
| Vitesse maximale 2.0 GTi | Environ 212 km/h selon fiche française |
| 0 à 100 km/h 2.0 GTi | Environ 8,3 s |
| Toit | Toit fixe ou toit T-bar à panneaux amovibles selon version |
La 2.0 GTi, version la plus sportive
La 2.0 GTi constitue la version la plus performante de la 100NX proposée en Europe. Son moteur SR20DE de 143 ch transforme le caractère du coupé sans remettre en cause son architecture à traction avant. Les performances annoncées atteignent environ 212 km/h, avec un 0 à 100 km/h donné autour de 8,3 secondes dans les fiches françaises.
Cette version se distingue également par un équipement mécanique plus adapté à son niveau de performances. Le freinage est renforcé par rapport aux versions 1.6, avec quatre freins à disque et un équipement comprenant l’ABS selon les configurations françaises documentées. Les pneumatiques de 195/55 R14 participent également à cette différence.
La 2.0 GTi ne doit toutefois pas être assimilée aux modèles de compétition ou aux compactes quatre roues motrices les plus radicales de Nissan. La Nissan Sunny GTi-R repose sur la même génération B13 mais adopte une orientation très différente, avec un moteur turbo et une transmission intégrale. La 100NX GTi reste un coupé routier à traction avant.
La production de la GTi européenne est par ailleurs plus courte que celle des versions 1.6. En France, sa commercialisation s’étend principalement du début de la carrière du modèle jusqu’au milieu des années 1990, avant que le 1.6 à injection ne reste au centre de la gamme.
Une carrière internationale sous plusieurs appellations
La Nissan 100NX n’est pas une appellation universelle. Au Japon, le modèle est lancé en 1990 sous le nom Sunny NX Coupé. En Amérique du Nord, la même famille prend notamment les appellations NX1600 et NX2000. Cette diversité commerciale peut donner l’impression qu’il s’agit de modèles distincts alors qu’ils partagent une même base de développement B13.
La comparaison avec la Nissan Sentra permet de mieux comprendre cette organisation. La Sentra appartient à la même génération de compacte et sert de référence de carrosserie plus conventionnelle sur certains marchés, tandis que la NX adopte une silhouette de coupé. Les motorisations et équipements ne sont cependant pas nécessairement identiques d’un pays à l’autre.
La production débute en 1990 et la commercialisation européenne se poursuit jusqu’au milieu des années 1990. En France, les données disponibles situent la fin de commercialisation en 1996. Les dates peuvent différer selon que l’on considère la production mondiale, l’année-modèle ou la présence effective du véhicule dans le catalogue d’un pays.
Une compacte sportive face aux autres dérivés B13
La 100NX occupe une position intermédiaire dans la gamme Nissan de son époque. Son architecture de traction avant et ses moteurs atmosphériques la rapprochent des compactes de grande diffusion, tandis que sa carrosserie basse et son toit T-bar lui donnent une vocation plus ludique. Elle se distingue ainsi de la Nissan Pulsar GTi-R, conçue pour une utilisation beaucoup plus sportive et dotée d’une transmission intégrale.
Cette différence de philosophie explique aussi pourquoi la 100NX ne dispose pas du même statut historique que les grands coupés sportifs Nissan. Elle ne cherche pas à rivaliser avec une 300ZX ou une Skyline GT-R. Son intérêt réside plutôt dans l’association d’une mécanique simple de compacte, d’une carrosserie originale et, sur certaines versions, d’une motorisation 2.0 suffisamment puissante pour offrir des performances élevées à l’échelle de son segment.
Les exemplaires survivants sont aujourd’hui relativement peu nombreux, particulièrement dans leurs configurations d’origine. Les valeurs observées sur le marché de collection restent très dépendantes de l’état, de la motorisation, de la présence du toit T-bar, de l’originalité de l’exemplaire et de sa conservation. Les prix d’annonce disponibles ne constituent donc pas à eux seuls une cote de transaction homogène.
La 100NX conserve surtout une identité visuelle immédiatement reconnaissable. Son dessin signé par le studio Nissan Design International, sa carrosserie compacte et son toit T-bar en font l’un des coupés les plus singuliers dérivés de la génération B13, à une époque où Nissan multipliait encore les déclinaisons de ses familles de compactes selon les marchés.




