Longtemps considérée comme un véhicule d’appoint réservé à une minorité, la voiture sans permis (VSP) a su conquérir un public plus large au fil des années. En 2025, elle s’impose comme une véritable alternative à la voiture classique, notamment en zone rurale ou pour les jeunes de 14 ans et plus. Mais si elle est accessible sans le permis B, elle ne l’est pas pour autant sans budget.
Alors, combien faut-il prévoir pour acheter une voiture sans permis en 2025 ? Quels sont les écarts entre les modèles, les versions électriques, les occasions et les options de location ? Voici un état des lieux complet pour y voir clair.
Un prix d’entrée autour de 8 000 €
Pour acquérir une voiture sans permis neuve, il faut aujourd’hui compter un minimum de 8 000 à 10 000 €. Ce tarif correspond aux modèles d’entrée de gamme, souvent dépouillés en matière d’options, mais qui remplissent les conditions techniques légales : vitesse limitée à 45 km/h, deux places, gabarit réduit, moteur de 4 kW (ou 50 cm³ pour les versions essence), poids à vide inférieur à 425 kg.
C’est notamment dans cette catégorie que se positionne la Citroën Ami, l’un des modèles les plus emblématiques du segment. Cette petite citadine électrique, au design cubique et à la motorisation simplifiée, affiche un prix de départ autour de 7 990 €, ce qui en fait l’un des véhicules les plus abordables du marché.
Des modèles thermiques entre 12 000 et 18 000 €
Les marques spécialisées comme Aixam, Ligier, Chatenet ou Bellier proposent une gamme plus large, majoritairement en motorisation diesel. Ces voitures, souvent plus confortables, plus équipées et mieux finies, sont proposées à des tarifs variant entre 12 000 € et 18 000 € selon les finitions.
À ces niveaux de prix, les acheteurs bénéficient généralement d’un intérieur mieux insonorisé, d’un tableau de bord numérique, de l’ABS, de la climatisation, de sièges ergonomiques, voire d’un système multimédia avec écran tactile. Certaines finitions haut de gamme intègrent même un toit vitré, des jantes alliage ou des radars de recul, ce qui rapproche ces voiturettes d’une mini-citadine classique, au prix… d’une citadine classique également.
Le haut de gamme dépasse 20 000 €
Pour les versions les plus luxueuses ou les plus modernes, les tarifs peuvent grimper jusqu’à 25 000 voire 30 000 €. C’est notamment le cas de certains modèles électriques à forte autonomie ou de voitures sans permis de style rétro comme le Microlino ou le XEV Yoyo, qui misent sur un design innovant et des matériaux haut de gamme.
Même dans cette gamme, les véhicules restent limités à deux places et 45 km/h, mais ils offrent une autonomie électrique plus confortable, parfois jusqu’à 200 kilomètres, ainsi qu’un confort digne de certaines citadines traditionnelles. Ces modèles, plus exclusifs, séduisent une clientèle urbaine à la recherche d’un véhicule compact, écologique et original.
L’occasion : une porte d’entrée plus abordable
Pour ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter une voiture sans permis neuve, le marché de l’occasion représente une solution avantageuse. En 2025, on peut trouver des VSP d’occasion en bon état à partir de 2 500 à 3 000 €, pour des modèles anciens, et à partir de 6 000 à 8 000 € pour des modèles plus récents, électriques ou thermiques.
La Citroën Ami d’occasion, très répandue, s’affiche autour de 7 000 à 8 000 € avec peu de kilomètres au compteur. Les Aixam et Ligier, plus anciennes, restent plus chères du fait de leur construction robuste et de leur durabilité reconnue. Il est néanmoins essentiel de vérifier l’état mécanique du véhicule, les révisions effectuées et les documents administratifs avant l’achat.
Louer ou acheter en leasing : une formule qui séduit
Face aux coûts d’achat élevés, de nombreux constructeurs proposent des formules de location avec option d’achat (LOA). Cette méthode permet de répartir la dépense sur plusieurs années, avec un loyer mensuel fixe et une option d’achat finale.
Par exemple, la Ligier Myli, une VSP électrique récente, est proposée à partir de 12 999 € en prix catalogue. En leasing sur 48 mois, le contrat prévoit un premier loyer majoré autour de 4 800 €, puis des mensualités avoisinant 129 €, pour un coût total cumulé d’environ 16 600 € en fin de période.
Ces offres sont séduisantes car elles permettent de conduire un véhicule neuf sans mobiliser une grosse somme immédiatement. Mais il est important de bien lire les conditions, notamment les limites kilométriques, les assurances, et le coût de l’option d’achat finale.
Et les voitures sans permis électriques ?
La transition écologique n’épargne pas le secteur des VSP. De plus en plus de modèles passent à l’électrique, avec des performances adaptées à l’usage urbain. Le prix reste relativement similaire aux versions thermiques pour les modèles d’entrée de gamme, comme la Citroën Ami ou le modèle Mobilize Duo 45 proposé à 9 990 €.
En revanche, les modèles électriques haut de gamme, dotés de meilleures batteries, de recharge rapide et d’autonomie étendue, peuvent dépasser 30 000 €. Le Microlino Spiaggina, par exemple, se positionne comme un produit semi-premium à forte valeur d’image, accessible uniquement à une clientèle avertie.
À noter qu’en 2025, le bonus écologique de 900 € qui existait pour les VSP électriques a été supprimé, ce qui rend leur prix net moins attractif. Seule une prime énergie CEE d’environ 250 € reste applicable selon les fournisseurs partenaires, ce qui reste modeste.
Conclusion
En 2025, le coût d’une voiture sans permis varie énormément selon le modèle, la motorisation, le niveau d’équipement et le canal d’acquisition. Les modèles neufs débutent autour de 8 000 €, mais peuvent grimper jusqu’à 30 000 € pour les versions électriques haut de gamme. Le marché de l’occasion permet de réduire considérablement la facture, tout comme les offres de leasing qui étalent l’investissement.
Même si elle est accessible sans permis B, la voiture sans permis reste un véhicule motorisé coûteux, qu’il faut considérer comme un investissement. Il est essentiel de comparer les modèles, les contrats de financement et les garanties proposées avant de se lancer. Pour certains, elle représente une solution idéale de mobilité urbaine ou périurbaine, mais elle exige un budget conséquent, souvent supérieur à celui d’un deux-roues ou d’une voiture d’occasion classique.