Ferrari 375 MM

Ferrari 375 mm

La Ferrari 375 MM est l’une des grandes sportives d’endurance du début des années cinquante. Produite de 1953 à 1955 en très petite série, elle a été conçue pour dominer les grandes courses routières et d’endurance comme la Mille Miglia et les 24 Heures. Son nom fait référence à la fameuse épreuve italienne et à la cylindrée unitaire d’environ 375 centimètres cubes par cylindre.

Période de production et volumes

Fabriquée entre 1953 et 1955, la 375 MM a été produite à seulement 26 exemplaires, dont quelques châssis issus de la 340 MM. Elle était destinée à une clientèle de pilotes privés privilégiés, en complément des voitures usine. La majorité des carrosseries a été réalisée par Pinin Farina, avec des contributions remarquables de Vignale, Ghia et Scaglietti.

Carrosseries et versions spéciales

La majorité des 375 MM a été construite en configuration spyder, idéale pour l’endurance. Quelques berlinettas ont été réalisées pour les longues courses sur circuit. Plusieurs pièces uniques sont devenues célèbres, comme le coupé commandé par Roberto Rossellini pour Ingrid Bergman, ou encore des coupés spécifiquement dessinés par Scaglietti et Ghia, souvent exposés dans les grands salons automobiles.

Moteur et performances

Sous le capot, la 375 MM recevait un V12 Lampredi placé à l’avant. Il s’agissait d’un moteur conçu pour la compétition avec des carburateurs Weber et une alimentation généreuse. La puissance atteignait environ 340 chevaux à 7 000 tr/min, donnant à la voiture une vitesse de pointe proche de 289 km/h, un chiffre spectaculaire pour l’époque.

  • Architecture V12 à 60 degrés placé à l’avant
  • Cylindrée environ 4 5 litres selon la version moteur
  • Alimentation trois carburateurs Weber
  • Distribution un arbre à cames par rangée avec deux soupapes par cylindre
  • Compression rapport voisin de 9 pour 1
  • Boîte manuelle à quatre rapports
  • Transmission propulsion

Châssis et technique

Le châssis tubulaire en acier dérivait de la 340 MM. Les suspensions avant étaient indépendantes avec ressort transversal, alors que l’arrière conservait un pont rigide avec lames. Les freins étaient à tambours aux quatre roues. Cette architecture privilégiait la robustesse et la stabilité à très haute vitesse, indispensables pour les longues distances.

Dimensions et masses

Les dimensions exactes variaient légèrement selon la carrosserie, mais la base technique restait commune avec un empattement important associé à un poids remarquablement contenu pour une voiture dotée d’un grand V12.

  • Empattement 2 600 mm
  • Masse à vide environ 900 kg
  • Voie avant 1 325 mm
  • Voie arrière 1 320 mm
  • Réservoir 180 litres
  • Pneus 6.50 x 16 d’origine

Résultats en compétition

La Ferrari 375 MM a remporté de nombreuses épreuves prestigieuses au début des années cinquante, contribuant au titre mondial de Ferrari en voitures de sport en 1953. On peut citer des victoires aux 24 Heures de Spa, au 1000 km du Nürburgring, aux 12 Heures de Pescara ou encore à Buenos Aires. Elle a également brillé à la Mille Miglia et à la Carrera Panamericana.

Prix et valeurs actuelles

À l’époque, ces autos étaient vendues quasi exclusivement à des pilotes ou personnalités proches de la marque, parfois autour de quelques milliers de dollars selon la configuration et la carrosserie. Aujourd’hui, une Ferrari 375 MM authentique et bien documentée se négocie le plus souvent dans une fourchette comprise entre sept et dix millions de dollars, avec des ventes aux enchères ayant dépassé les sept millions pour certains spiders ou berlinettas.

Fiche technique synthétique

Ferrari 375 MM, production de 1953 à 1955. Moteur V12 Lampredi à l’avant, environ 4 5 litres et 340 chevaux, boîte manuelle à quatre rapports, châssis tubulaire en acier, freins à tambours, environ 900 kg, vitesse maximale proche de 289 km/h. Une sportive d’endurance rare et puissante qui symbolise parfaitement l’esprit Ferrari des années cinquante.