Mitsubishi Fto Gpx

Mitsubishi Fto Gpx

Une version sportive au sommet de la gamme FTO

Lancée au Japon en octobre 1994, la Mitsubishi Fto Gpx constitue la version la plus performante de la gamme FTO lors de son arrivée sur le marché. Le coupé reprend une appellation déjà utilisée par Mitsubishi au début des années 1970 et adopte une formule plus compacte et plus accessible que celle de la 3000 GT. La Mitsubishi Fto se distingue ainsi par une carrosserie deux portes, quatre places, une architecture à moteur avant transversal et une transmission aux roues avant.

La GPX se reconnaît surtout à son V6 2,0 litres 6A12 équipé du système MIVEC. Avec 200 PS à 7 500 tr/min, ce moteur atmosphérique place la GPX au sommet de la gamme initiale, devant la GR équipée d’une version du même V6 sans MIVEC. Le choix de la traction avant, associé à un châssis compact et à des voies relativement larges, privilégie l’agilité plutôt que la recherche de performances de grand tourisme propre aux modèles Mitsubishi plus imposants.

La FTO remporte le titre Japan Car of the Year pour la période 1994-1995, distinction qui contribue fortement à sa notoriété au Japon. La GPX devient alors l’une des expressions les plus représentatives de cette nouvelle génération de coupés sportifs japonais du milieu des années 1990.

Le V6 6A12 MIVEC au caractère très sportif

Le moteur de la GPX est le 6A12, un V6 à 60 degrés de 1 998 cm³, doté d’une distribution double arbre à cames en tête et de 24 soupapes. Son système MIVEC, acronyme de Mitsubishi Innovative Valve timing Electronic Control system, modifie le fonctionnement de la distribution afin de favoriser à la fois la souplesse et la puissance à haut régime. L’alimentation repose sur une injection électronique multipoint.

La puissance annoncée au Japon atteint 200 PS à 7 500 tr/min, pour un couple maximal de 20,4 kg-m à 6 000 tr/min, soit environ 200 Nm. Le caractère du moteur est donc très différent de celui d’un V6 suralimenté : la GPX développe ses meilleures performances en exploitant les régimes élevés. Il s’agit d’un moteur atmosphérique, sans turbocompresseur.

Cette mécanique permet aussi de distinguer clairement la GPX des autres FTO. La GR reçoit un V6 2,0 litres atmosphérique de puissance inférieure, tandis que les versions plus tardives de la gamme peuvent reprendre le moteur MIVEC avec des équipements et un positionnement différents. La GPX reste néanmoins la dénomination de référence pour le coupé 2,0 litres MIVEC de la gamme initiale.

Boîte manuelle ou transmission INVECS-II

Lors de son lancement, la GPX peut recevoir une boîte manuelle à cinq rapports ou une transmission automatique INVECS-II à quatre rapports. Cette dernière constitue l’une des particularités technologiques du FTO. Son électronique adapte la stratégie de passage des rapports au style de conduite et propose également un mode permettant au conducteur de sélectionner manuellement les rapports.

Après le restylage de 1997, l’automatique évolue vers une transmission INVECS-II à cinq rapports. La boîte manuelle à cinq rapports reste proposée. Cette évolution explique pourquoi les caractéristiques de poids et de consommation rencontrées dans les catalogues japonais ne sont pas identiques pour toutes les GPX. Les données doivent être rattachées au millésime et à la transmission concernés.

La vitesse maximale officielle est de 180 km/h pour les modèles destinés au marché japonais, valeur liée à la limitation alors appliquée aux voitures de série au Japon. Les estimations disponibles pour l’accélération placent la GPX manuelle autour de 7 secondes pour atteindre 100 km/h, mais ces temps ne constituent pas une mesure constructeur uniforme pour toute la carrière du modèle.

Un coupé compact conçu pour l’agilité

La FTO repose sur une structure monocoque et conserve une implantation mécanique transversale à l’avant. La traction avant permet de maintenir une architecture relativement compacte tout en libérant suffisamment d’espace pour l’habitacle. Le châssis reçoit une suspension avant de type McPherson et une suspension arrière multibras.

La direction à crémaillère avec assistance hydraulique accompagne cette philosophie. Le coupé affiche un empattement de 2 500 mm et des voies relativement larges par rapport à sa longueur, ce qui contribue à son comportement routier. La GPX reçoit des freins à disques, avec des disques ventilés à l’avant, ainsi que des roues de 16 pouces chaussées en 205/50 R16.

Le poids varie suivant le millésime et la boîte de vitesses. Les catalogues japonais donnent notamment environ 1 170 kg pour certaines versions manuelles et 1 190 kg pour une GPX automatique de lancement, tandis que d’autres configurations atteignent environ 1 210 kg. Il est donc préférable de ne pas attribuer une masse unique à l’ensemble des GPX produites.

Fiche technique de la Mitsubishi Fto Gpx

CaractéristiqueDonnée
ConstructeurMitsubishi Motors
ModèleFTO GPX
Première commercialisationOctobre 1994
CarrosserieCoupé 2 portes, 4 places
ArchitectureMoteur avant transversal, traction avant
Code de châssisDE3A
MoteurV6 60°, essence atmosphérique, 24 soupapes, DOHC, MIVEC
Type moteur6A12
Cylindrée1 998 cm³
Alésage x course78,4 x 69,0 mm
Rapport volumétrique10,0:1
AlimentationInjection électronique multipoint ECI-MULTI
Puissance maximale200 PS à 7 500 tr/min
Couple maximal20,4 kg-m, environ 200 Nm, à 6 000 tr/min
Boîte manuelle5 rapports
Boîte automatique au lancementINVECS-II, 4 rapports, Sport Mode
Boîte automatique après restylageINVECS-II, 5 rapports, Sport Mode
Suspension avantMcPherson
Suspension arrièreMultibras
DirectionCrémaillère à assistance hydraulique
Freins avantDisques ventilés
Freins arrièreDisques
RouesJantes alliage 16 pouces
Pneus205/50 R16 87V
Longueur avant restylage4 320 mm
Longueur après restylage4 365 mm
Largeur1 735 mm
Hauteur1 300 mm
Empattement2 500 mm
Voie avant1 490 mm
Voie arrière1 485 mm
Réservoir60 litres
Vitesse maximale180 km/h selon la spécification japonaise
PoidsEnviron 1 170 à 1 210 kg selon version et transmission

Du lancement au restylage de 1997

La GPX apparaît dès le lancement du FTO en 1994. Sa combinaison entre V6 MIVEC, format compact et équipements relativement complets en fait le sommet de la gamme. En avril 1995, Mitsubishi commercialise une série limitée dérivée de la GPX pour célébrer le titre Japan Car of the Year. Cette GPX Limited Edition est produite à 207 exemplaires et se distingue notamment par sa teinte Dandelion Yellow et ses équipements spécifiques. Elle constitue une série particulière de la GPX, et non une génération indépendante.

Le FTO évolue ensuite au cours des années 1990. Le restylage de février 1997 modifie principalement la présentation extérieure et s’accompagne de changements techniques et d’équipement. La longueur passe alors de 4 320 à 4 365 mm, tandis que la GPX conserve son V6 6A12 MIVEC de 200 PS. L’automatique adopte cinq rapports, ce qui constitue l’une des principales évolutions mécaniques de cette phase.

La production du FTO se poursuit jusqu’en 2000 sans véritable successeur direct. La GPX traverse donc pratiquement toute la carrière du modèle, depuis son lancement en 1994 jusqu’à la disparition du coupé à la fin de la décennie.

Une position particulière parmi les coupés Mitsubishi

La GPX occupe une place intermédiaire dans l’offre sportive de Mitsubishi. La Mitsubishi 3000 GT, plus grande et plus complexe, appartient à une catégorie supérieure de coupés de grand tourisme. La FTO GPX adopte au contraire une approche plus légère et plus compacte, avec un V6 atmosphérique de petite cylindrée et une transmission aux roues avant.

La Mitsubishi GTO correspond au nom utilisé au Japon pour la 3000 GT, et non à une variante de la FTO. Cette distinction est importante lorsque l’on consulte les catalogues japonais de l’époque : la GPX appartient bien à la famille FTO et possède sa propre architecture technique.

La comparaison avec la Mitsubishi Eclipse est également intéressante. Les deux modèles sont des coupés sportifs Mitsubishi de la même période, mais la FTO GPX privilégie son V6 atmosphérique MIVEC et la traction avant, alors que l’Eclipse a connu des configurations mécaniques différentes selon les générations et les marchés. La GPX possède ainsi une identité technique bien spécifique au sein de la gamme.

Son contexte mécanique peut enfin être rapproché de celui de la Mitsubishi Galant 8, autre modèle de la marque commercialisé dans la seconde moitié des années 1990. Le lien tient notamment à l’époque et à l’utilisation par Mitsubishi de moteurs V6 dans sa gamme, mais la FTO reste un coupé conçu autour d’un format et d’un positionnement nettement plus sportifs.

La production totale de GPX reste difficile à établir avec une certitude absolue à partir des archives disponibles. Les tableaux spécialisés consacrés au FTO donnent des totaux différents selon la méthode de comptabilisation des versions et transmissions. La GPX Limited Edition, en revanche, est documentée à 207 exemplaires, ce qui en fait aujourd’hui l’une des déclinaisons les plus faciles à identifier parmi les séries particulières du FTO.