La Ferrari 296 GTS est la déclinaison découvrable de la 296 GTB. Elle associe un V6 biturbo, un moteur électrique rechargeable, une puissance cumulée de 830 ch et un toit rigide escamotable. Ses performances la placent au niveau des supercars les plus rapides de la marque, avec un 0 à 100 km/h annoncé en 2,9 secondes et une vitesse maximale supérieure à 330 km/h.
Présentée le 19 avril 2022, elle ne se résume toutefois pas à une Ferrari 296 GTB dont le toit aurait été retiré. Ferrari a dû préserver la rigidité de la structure, gérer l’intégration du mécanisme d’ouverture et maintenir les qualités aérodynamiques du coupé, tout en donnant davantage de place aux sensations sonores et à la conduite à ciel ouvert.
Que signifie l’appellation Ferrari 296 GTS ?
Le nombre 296 fait référence à deux caractéristiques du moteur thermique : une cylindrée de 2 992 cm³ et six cylindres. Cette nomenclature rappelle celle de la Ferrari Dino 296 S, un modèle de compétition apparu dans les années 1950, même si la 296 GTS moderne n’en reprend ni l’architecture générale ni la vocation.
Le sigle GTS signifie « Gran Turismo Spider ». Il désigne traditionnellement chez Ferrari une voiture sportive découvrable capable de conserver les performances et l’agrément d’un coupé. La 296 GTS s’inscrit ainsi dans une lignée qui comprend notamment la Ferrari Dino 246 GTS, autre modèle découvrable à moteur central, mais séparé de la 296 moderne par plusieurs décennies d’évolution technique.
Un V6 hybride rechargeable de 830 ch
La 296 GTS utilise un V6 biturbo de 2 992 cm³ ouvert à 120 degrés. Installé en position centrale arrière, ce moteur développe 663 ch. Il est associé à un moteur électrique de 122 kW, soit 167 ch, placé entre le moteur thermique et la boîte de vitesses.
La puissance cumulée atteint 830 ch à 8 000 tr/min, tandis que le couple maximal annoncé s’élève à 740 Nm à 6 250 tr/min. La transmission repose sur une boîte à double embrayage à huit rapports. Contrairement à certaines sportives hybrides qui utilisent un moteur électrique sur le train avant, la 296 GTS transmet sa puissance uniquement aux roues arrière.
L’ouverture à 120 degrés du V6 permet d’abaisser le centre de gravité et de dégager de l’espace au cœur du moteur pour loger les turbocompresseurs. Cette disposition favorise des conduits d’échappement plus courts et contribue à améliorer la réponse du moteur. Elle distingue aussi la 296 GTS des Ferrari découvrables à moteur avant, comme la Ferrari 812 GTS, dont le caractère repose sur un V12 atmosphérique.
Quelles sont les performances de la Ferrari 296 GTS ?
Ferrari annonce un 0 à 100 km/h en 2,9 secondes et un 0 à 200 km/h en 7,6 secondes. La vitesse maximale dépasse 330 km/h. Ces chiffres sont identiques ou très proches de ceux du coupé, malgré la masse supplémentaire liée au renforcement de la structure et au mécanisme du toit.
| Donnée | Valeur officielle |
|---|---|
| Puissance cumulée | 830 ch |
| Couple maximal | 740 Nm |
| 0 à 100 km/h | 2,9 secondes |
| 0 à 200 km/h | 7,6 secondes |
| Vitesse maximale | Plus de 330 km/h |
| Freinage de 200 à 0 km/h | 107 mètres |
| Temps officiel à Fiorano | 1 min 21 s 80 |
Le constructeur communique également une distance de freinage de 107 mètres entre 200 et 0 km/h. Sur le circuit de Fiorano, la 296 GTS a réalisé un temps officiel de 1 min 21 s 80. Ces valeurs doivent être comprises comme des données obtenues par Ferrari dans ses propres conditions de référence, et non comme des mesures indépendantes réalisées sur route ouverte.
Une hybridation conçue pour les performances
La batterie haute tension possède une capacité de 7,45 kWh. Elle permet à la voiture de fonctionner temporairement sans utiliser son moteur thermique. Ferrari annonce une autonomie pouvant atteindre 25 km en mode électrique eDrive, avec une vitesse limitée dans ce mode.
Cette donnée ne doit pas être confondue avec l’autonomie issue de l’homologation française. La fiche de l’ADEME disponible lors de la préparation de cet article indiquait jusqu’à 17 km en cycle mixte et 18 km en ville. L’écart provient notamment des protocoles de mesure et de la manière dont chaque valeur est présentée. L’autonomie réelle varie aussi selon la température, le niveau de charge, le parcours et le style de conduite.
Le moteur électrique ne sert pas uniquement à déplacer la voiture sur une courte distance sans émissions locales. Il comble également certaines phases de réponse du moteur thermique, apporte immédiatement du couple et participe à la récupération d’énergie au freinage. La gestion électronique coordonne les deux sources de puissance en fonction du mode de conduite sélectionné.
Le conducteur dispose notamment d’un sélecteur dédié à la chaîne hybride. Il permet de privilégier la conduite électrique, de laisser le système répartir automatiquement l’énergie ou de conserver la charge de la batterie pour une utilisation ultérieure. Un mode orienté performances maintient au contraire la batterie dans une plage permettant de délivrer la puissance maximale de façon répétée.
Un toit rigide escamotable en 14 secondes
Le toit rigide rétractable se compose de deux parties qui viennent se loger devant le moteur. Son ouverture ou sa fermeture demande 14 secondes et peut être effectuée jusqu’à 45 km/h. Cette solution permet de conserver une silhouette proche de celle d’un coupé lorsque le toit est en place, tout en limitant l’espace occupé par le mécanisme.
Lorsque le toit est ouvert, la lunette arrière peut continuer à jouer le rôle de déflecteur. Elle réduit les remous dans l’habitacle sans isoler complètement les occupants de l’environnement extérieur. Cette configuration met davantage en valeur la sonorité du V6, dont le système d’échappement et l’admission ont été travaillés pour offrir un caractère plus expressif malgré la cylindrée réduite et l’assistance électrique.
La 296 GTS n’a pas la même vocation qu’une Ferrari Portofino. Cette dernière privilégie davantage le grand tourisme, la facilité d’utilisation et la polyvalence. La 296 GTS reste une sportive à moteur central, plus compacte et plus radicale dans sa conception, même si son toit escamotable élargit ses possibilités d’usage.
Dimensions, poids et répartition des masses
La Ferrari 296 GTS mesure 4 565 mm de long, 1 958 mm de large et 1 191 mm de haut. Son empattement de 2 600 mm est relativement court pour une voiture de cette puissance. Cette compacité vise à renforcer l’agilité et à rendre les réactions du châssis plus immédiates.
Le poids à sec annoncé est de 1 540 kg. Cette valeur nécessite toutefois une précision importante : Ferrari indique qu’elle est obtenue avec les équipements optionnels d’allègement. Elle ne correspond donc pas nécessairement au poids d’un exemplaire doté d’une configuration standard, ni à sa masse en ordre de marche avec les fluides et le conducteur.
La répartition des masses est annoncée à 40,5 % sur l’avant et 59,5 % sur l’arrière. Le moteur central, la batterie installée dans le plancher et l’empattement court contribuent à concentrer les éléments lourds entre les essieux. L’objectif est de limiter l’inertie lors des changements de direction tout en conservant une forte motricité à l’accélération.
Aérodynamique et pack Assetto Fiorano
L’aérodynamique de la 296 GTS ne repose pas uniquement sur des éléments visibles. La gestion des flux sous la voiture, le diffuseur arrière et les conduits intégrés à la carrosserie participent à la stabilité à haute vitesse. Un dispositif actif à l’arrière peut augmenter l’appui lorsque les conditions de conduite l’exigent.
Avec le pack Assetto Fiorano, Ferrari annonce jusqu’à 360 kg d’appui à 250 km/h. Cette configuration reçoit notamment des appendices aérodynamiques avant en fibre de carbone, capables d’ajouter jusqu’à 10 kg d’appui, ainsi que des amortisseurs Multimatic dérivés de solutions utilisées en compétition.
Le pack comprend également plusieurs éléments destinés à réduire la masse, pour un gain total annoncé de 8 kg. Des pneus Michelin Pilot Sport Cup 2 R peuvent compléter cette configuration. Leur orientation très sportive peut améliorer les performances sur revêtement sec, mais les rend moins polyvalents que des pneumatiques routiers classiques, notamment par temps froid ou humide.
Consommation, émissions et limites des chiffres homologués
Ferrari annonce une consommation combinée de 8,5 l/100 km et des émissions de CO2 de 205 g/km. Ces valeurs correspondent à un protocole d’homologation applicable aux véhicules hybrides rechargeables. Elles supposent que la batterie soit chargée et qu’une partie du trajet soit parcourue grâce à l’énergie électrique.
Dans la pratique, la consommation peut être nettement supérieure lorsque la batterie est déchargée, lors d’une conduite sportive ou sur de longs parcours autoroutiers. À l’inverse, des trajets courts effectués avec une recharge régulière peuvent réduire fortement l’utilisation du moteur thermique. Les chiffres homologués permettent surtout de comparer des véhicules testés selon une méthode commune, mais ils ne prédisent pas précisément la consommation de chaque conducteur.
Quel est le prix de la Ferrari 296 GTS ?
Le prix neuf relevé pour le millésime 2026 s’établissait à environ 315 000 euros hors options selon les bases tarifaires disponibles lors de la préparation de cet article. Cette indication doit rester prudente, car le tarif peut évoluer selon l’année-modèle, le marché, la fiscalité et la politique commerciale de Ferrari.
La personnalisation peut également augmenter sensiblement le montant final. Les peintures spéciales, les éléments en fibre de carbone, les sièges, les finitions intérieures, les jantes et le pack Assetto Fiorano font partie des équipements susceptibles de modifier le prix. En France, la fiscalité applicable au moment de l’immatriculation doit être vérifiée séparément, car ses règles et ses barèmes évoluent régulièrement.
Entretien et garantie de maintenance
La 296 GTS bénéficie du programme d’entretien officiel Ferrari prévu pendant sept ans ou jusqu’à 120 000 km. Le constructeur indique une intervention tous les 20 000 km ou une fois par an, selon la première échéance atteinte.
Ce programme suit la voiture et peut donc continuer à s’appliquer après un changement de propriétaire, sous réserve du respect de ses conditions. Il couvre l’entretien périodique prévu par Ferrari, mais ne dispense pas de prendre en compte les pneumatiques, les freins, l’assurance, la recharge et les autres dépenses liées à l’utilisation d’une supercar hybride rechargeable.






