La Kawasaki Eliminator 500 est une moto custom de moyenne cylindrée dévoilée en 2023 et commercialisée en Europe à partir de 2024. Avec son bicylindre de 451 cm³ développant 45 ch, sa selle placée à seulement 735 mm du sol et sa silhouette basse et allongée, elle associe les codes esthétiques du cruiser à une mécanique moderne. Accessible avec le permis A2, elle s’adresse aussi bien aux nouveaux motards qu’aux conducteurs recherchant une moto de caractère sans adopter le gabarit d’un gros custom.
Contrairement aux customs traditionnels privilégiant souvent des moteurs de forte cylindrée, l’Eliminator 500 mise sur un ensemble relativement compact et un poids tous pleins faits de 176 kg. Son cadre treillis en acier, sa transmission à six rapports et ses équipements contemporains lui donnent une identité différente de celle des anciennes motos portant le nom Eliminator. Proposée en version standard et en finition SE, elle figure toujours au catalogue Kawasaki pour le millésime 2027.
Origines et histoire de la Kawasaki Eliminator 500
Le nom Eliminator apparaît dans l’histoire de Kawasaki au milieu des années 1980. L’Eliminator 900 de 1985 appartient alors à une catégorie de customs puissants, caractérisés par une position de conduite basse et une mécanique issue de l’univers des motos sportives. Cette première génération utilise un moteur à quatre cylindres, très différent du bicylindre qui équipe la version moderne.
Au fil des décennies, Kawasaki décline l’appellation Eliminator sur plusieurs cylindrées et différentes architectures mécaniques. Le nom finit cependant par disparaître de nombreux catalogues internationaux, avant de revenir en 2023 avec une nouvelle interprétation du concept.
La Kawasaki Eliminator 500 moderne est présentée en 2023, notamment à travers une communication officielle américaine datée du 6 juin. Elle arrive ensuite sur le marché européen pour le millésime 2024. Le constructeur ne cherche pas à reproduire les performances des anciennes Eliminator de grosse cylindrée, mais à conserver leur silhouette caractéristique tout en répondant aux attentes d’une clientèle contemporaine.
Cette orientation explique le choix d’un bicylindre parallèle compact, d’un châssis relativement léger et d’une hauteur de selle réduite. L’Eliminator 500 se distingue ainsi des gros cruisers par une puissance compatible avec le permis A2 et des dimensions pensées pour une utilisation quotidienne.
Son arrivée complète également une gamme Kawasaki déjà diversifiée. La Kawasaki Z500, qui exploite une motorisation apparentée, représente l’approche roadster de cette cylindrée. L’Eliminator propose une alternative privilégiant une assise basse, un empattement plus long et une présentation custom.
La commercialisation se poursuit avec les millésimes 2025 et 2026. En septembre 2026, Kawasaki confirme le maintien des Eliminator 500 et Eliminator 500 SE pour 2027, avec de nouvelles associations de couleurs. Cette continuité confirme la place du modèle dans l’offre actuelle du constructeur, sans transformation majeure annoncée de son architecture mécanique.
Design custom et ergonomie accessible
La silhouette de l’Eliminator 500 repose sur des proportions typiques des cruisers. Son réservoir compact, sa selle basse, son arrière épuré et son empattement de 1 520 mm produisent une ligne étirée. Le phare rond conserve une présentation classique, mais utilise un éclairage à LED.
Le cadre treillis en acier reste partiellement visible autour du moteur. L’échappement latéral, les deux amortisseurs arrière et les roues en alliage contribuent à une présentation mécanique assez dépouillée. Les roues adoptent des diamètres différents, avec 18 pouces à l’avant et 16 pouces à l’arrière, une combinaison qui participe aux proportions caractéristiques du modèle.
La hauteur de selle constitue l’un de ses principaux arguments pratiques. Avec 735 mm, elle facilite l’accès au sol pour de nombreux conducteurs. Kawasaki propose également des solutions de selle ERGO-FIT, dont une version haute portant l’assise à 765 mm. Cette possibilité permet d’adapter davantage la position de conduite à la morphologie du pilote.
Une selle basse ne suffit toutefois pas à définir la facilité de conduite. La largeur de l’assise, la répartition des masses et la position des repose-pieds jouent également un rôle. Les 176 kg tous pleins faits de l’Eliminator standard restent à prendre en compte lors des déplacements à l’arrêt, même si la position basse peut faciliter la stabilisation de la moto.
La géométrie mérite également d’être distinguée de celle d’un roadster. L’angle de chasse de 30 degrés, la chasse au sol de 121 mm et l’empattement allongé correspondent à une architecture différente de celle des motos à vocation plus sportive. Ces caractéristiques influencent la manière dont la direction est conçue, sans permettre à elles seules de quantifier l’agilité ou la stabilité en conditions réelles.
Le style de l’Eliminator se différencie nettement de celui des modèles classiques de Kawasaki. La Kawasaki W800 reprend une esthétique traditionnelle avec un bicylindre vertical refroidi par air, tandis que l’Eliminator privilégie une silhouette custom moderne et un moteur refroidi par liquide.
La Kawasaki W230 propose une autre approche de la moto accessible, avec un monocylindre et une présentation rétro. La comparaison illustre deux philosophies différentes : une moto classique légère d’un côté, un cruiser bicylindre bas et allongé de l’autre.
Moteur bicylindre de 451 cm³ et comportement mécanique
La Kawasaki Eliminator 500 utilise un bicylindre parallèle à quatre temps de 451 cm³, refroidi par liquide. Sa distribution à double arbre à cames en tête commande huit soupapes, tandis que l’alimentation repose sur une injection électronique à deux corps de 32 mm.
Le moteur développe 45 ch à 9 000 tr/min et un couple maximal de 42,6 Nm à 6 000 tr/min. Cette différence entre les régimes de puissance et de couple montre que les deux valeurs maximales ne sont pas obtenues simultanément. Le régime du couple maximal se situe 3 000 tr/min plus bas que celui de la puissance maximale.
Cette motorisation appartient à la même famille que celle de la Kawasaki Ninja 500. Les deux modèles affichent la même cylindrée et des valeurs maximales de puissance et de couple identiques dans leurs fiches européennes. Ils ne doivent pourtant pas être considérés comme deux motos équivalentes : la Ninja possède une position de conduite, une géométrie et des dimensions différentes.
La comparaison des empattements est particulièrement révélatrice. Celui de la Ninja 500 mesure 1 375 mm, contre 1 520 mm pour l’Eliminator. L’écart atteint donc 145 mm. De même, la selle de l’Eliminator est placée 50 mm plus bas. Ces différences expliquent pourquoi le partage d’une base mécanique ne signifie pas une identité de conception ou d’usage.
La boîte de vitesses comporte six rapports et fonctionne avec un embrayage multidisque en bain d’huile. Un système d’assistance et d’antidribble complète la transmission. L’assistance réduit l’effort nécessaire à la commande d’embrayage, tandis que la fonction antidribble limite les effets d’un couple inverse excessif lors des rétrogradages.
La transmission finale par chaîne distingue également l’Eliminator de certains customs de plus forte cylindrée utilisant une courroie ou un arbre de transmission. Elle implique les opérations habituelles de contrôle, de nettoyage, de lubrification et de réglage de tension prévues dans le programme d’entretien.
Avec 33,4 kW, l’Eliminator 500 respecte le plafond de puissance de 35 kW applicable aux motos du permis A2. Son rapport puissance sur poids, calculé à partir des 176 kg tous pleins faits, est d’environ 0,19 kW/kg, également inférieur à la limite réglementaire de 0,2 kW/kg. La version européenne est ainsi conçue pour cette catégorie sans nécessiter une réduction de puissance à partir des 45 ch annoncés.
Fiche technique de la Kawasaki Eliminator 500
| Caractéristique | Kawasaki Eliminator 500 standard |
|---|---|
| Première présentation | 2023 |
| Premier millésime européen | 2024 |
| Catégorie | Moto custom / cruiser |
| Motorisation | Bicylindre parallèle, quatre temps |
| Cylindrée | 451 cm³ |
| Refroidissement | Liquide |
| Distribution | Double arbre à cames en tête, 8 soupapes |
| Alésage x course | 70,0 x 58,6 mm |
| Taux de compression | 11,3:1 |
| Alimentation | Injection électronique, 2 corps de 32 mm |
| Puissance maximale | 33,4 kW (45 ch) à 9 000 tr/min |
| Couple maximal | 42,6 Nm à 6 000 tr/min |
| Démarrage | Électrique |
| Lubrification | Carter humide, circulation forcée |
| Boîte de vitesses | Manuelle à 6 rapports |
| Embrayage | Multidisque humide, assisté et antidribble |
| Transmission secondaire | Chaîne |
| Réduction primaire | 2,029 |
| Rapports de boîte | 1re : 2,929 ; 2e : 2,056 ; 3e : 1,619 ; 4e : 1,333 ; 5e : 1,154 ; 6e : 1,037 |
| Réduction finale | 3,071 |
| Cadre | Treillis tubulaire en acier haute résistance |
| Suspension avant | Fourche télescopique de 41 mm |
| Débattement avant | 120 mm |
| Suspension arrière | Deux amortisseurs |
| Débattement arrière | 90 mm |
| Frein avant | Disque de 310 mm, étrier à 2 pistons |
| Frein arrière | Disque de 240 mm, étrier à 2 pistons |
| ABS | De série sur la version française |
| Pneu avant | 130/70-18 M/C 63H |
| Pneu arrière | 150/80-16 M/C 71H |
| Angle de chasse | 30° |
| Chasse au sol | 121 mm |
| Angle de braquage | 35° de chaque côté |
| Longueur | 2 250 mm |
| Largeur | 785 mm |
| Hauteur | 1 100 mm |
| Empattement | 1 520 mm |
| Hauteur de selle | 735 mm |
| Garde au sol | 150 mm |
| Poids tous pleins faits | 176 kg |
| Poids à sec estimé | 164 kg |
| Réservoir | 13 litres |
| Consommation officielle | 3,8 l/100 km |
| Émissions de CO2 | 89 g/km |
| Autonomie théorique calculée | Environ 342 km |
| Éclairage | LED |
| Instrumentation | Compteur numérique LCD circulaire |
| Connectivité | RIDEOLOGY THE APP |
| Permis | A2 et A |
Autonomie, équipements et utilisation quotidienne
Avec une consommation homologuée de 3,8 l/100 km et un réservoir de 13 litres, l’Eliminator 500 présente une autonomie théorique d’environ 342 km. Ce chiffre résulte simplement de la division de la capacité du réservoir par la consommation normalisée. Il ne correspond pas à une distance garantie entre deux pleins.
À titre d’illustration, une consommation réelle de 4,5 l/100 km ramènerait cette autonomie calculée à environ 289 km. Cette seconde valeur est une simulation mathématique, et non une mesure réalisée sur la moto. Elle permet de comprendre l’influence d’une consommation supérieure à la valeur d’homologation, notamment lors de trajets rapides ou avec une charge supplémentaire.
La capacité de 13 litres reste relativement modeste. Pour organiser un déplacement, il est préférable de conserver une marge plutôt que de prévoir un ravitaillement exactement à la limite de l’autonomie théorique. Le volume de carburant effectivement utilisable et les conditions de circulation déterminent la distance réellement accessible.
La partie-cycle utilise une fourche conventionnelle à l’avant et deux amortisseurs à l’arrière. Les débattements de suspension de 120 et 90 mm indiquent des capacités d’enfoncement différentes entre les deux trains. La charge transportée, les réglages disponibles et l’état de la chaussée restent des paramètres importants pour le confort.
Le freinage repose sur un disque à chaque roue, avec ABS sur les modèles commercialisés en France. Cette assistance limite le risque de blocage des roues dans certaines situations de freinage, mais ne remplace pas l’adhérence disponible ni une distance de sécurité adaptée.
L’instrumentation associe une présentation circulaire traditionnelle à un affichage numérique LCD. Elle comprend notamment un indicateur de rapport engagé et peut communiquer avec un smartphone compatible grâce à l’application RIDEOLOGY. L’Eliminator conserve ainsi une esthétique sobre tout en intégrant des fonctions absentes de nombreux customs anciens.
La position de conduite basse, l’embrayage assisté et la puissance compatible A2 constituent des caractéristiques intéressantes pour les déplacements réguliers. L’empattement de 1 520 mm et la longueur totale de 2 250 mm rappellent néanmoins qu’il ne s’agit pas d’une petite moto urbaine aux dimensions d’un roadster compact. Ces mesures doivent être prises en compte pour le stationnement et les manœuvres dans les espaces réduits.
Eliminator 500 standard et SE : quelles différences ?
Kawasaki propose deux principales présentations de son custom : l’Eliminator 500 standard et l’Eliminator 500 SE. La seconde ne constitue pas une version mécaniquement plus performante. Elle conserve le bicylindre de 451 cm³, les 45 ch, les 42,6 Nm et la boîte à six rapports de la version de base.
Les différences concernent principalement la présentation et les équipements. La SE reçoit une petite tête de fourche autour du phare, des soufflets de protection sur les tubes de fourche et une prise USB-C de série. Ces éléments donnent à la moto une apparence légèrement différente et ajoutent une possibilité pratique d’alimentation électrique pour un appareil compatible.
Sur les fiches européennes du millésime 2025, la standard affiche 176 kg tous pleins faits contre 177 kg pour la SE. La hauteur totale passe de 1 100 à 1 140 mm, notamment en raison de l’habillage avant. En revanche, la hauteur de selle demeure identique à 735 mm, tout comme l’empattement de 1 520 mm.
Cette comparaison permet de préciser le véritable intérêt de la finition SE. Elle ne modifie ni la cylindrée ni les performances moteur annoncées. Le choix repose surtout sur la préférence esthétique et sur la présence d’accessoires supplémentaires montés d’origine.
Les différences de coloris participent également à la distinction des deux versions. Pour 2027, Kawasaki annonce notamment la standard en Ebony ou en Metallic Imperial Red associé à Ebony. La SE est présentée en Candy Emerald Green associé à Ebony, ainsi qu’en Metallic Matte Graphenesteel Gray associé à Metallic Flat Ebony.
Ces combinaisons sont propres au millésime concerné. Une Eliminator 500 d’une autre année peut présenter des couleurs différentes sans appartenir à une autre génération. Pour identifier précisément une moto, il convient donc de croiser sa finition, son année-modèle et ses équipements plutôt que de se fier uniquement à sa peinture.
Prix et positionnement dans la gamme Kawasaki
Lors de sa commercialisation française pour le millésime 2024, l’Eliminator 500 standard est référencée à 6 499 € TTC, contre 6 899 € pour la finition SE. Ces tarifs correspondent à une période commerciale précise et ne doivent pas être assimilés automatiquement aux prix pratiqués sur tous les millésimes suivants.
La version standard est encore référencée à 6 499 € au cours de l’année 2026. Kawasaki a également proposé des opérations promotionnelles ponctuelles sur certains millésimes, ce qui peut créer des différences entre le prix catalogue, une offre temporaire et le tarif réellement affiché par un concessionnaire.
L’Eliminator 500 occupe une place particulière parmi les motos Kawasaki accessibles au permis A2. Elle partage une partie de son environnement mécanique avec les modèles de 451 cm³, mais se distingue par son esthétique custom. Elle ne remplace pas directement la Vulcan S, une autre moto de la gamme, équipée d’un bicylindre de 649 cm³.
La Kawasaki Z650RS représente une alternative de cylindrée supérieure pour les amateurs de motos classiques. Son architecture de roadster rétro privilégie une autre position de conduite et des proportions différentes de celles de l’Eliminator.
Plus haut dans la gamme, la Kawasaki Z900RS illustre une interprétation plus puissante du style néo-rétro, inspirée des roadsters historiques de la marque. L’Eliminator 500 conserve pour sa part une identité de cruiser, avec une assise basse et une mécanique de cylindrée intermédiaire.
Sur le marché de l’occasion, l’année de première immatriculation ne suffit pas à identifier toutes les caractéristiques d’un exemplaire. La distinction entre standard et SE, les accessoires installés et le millésime exact peuvent modifier son équipement. L’historique d’entretien mérite également une attention particulière, notamment pour la transmission par chaîne, les pneumatiques, le freinage et les opérations périodiques prévues par Kawasaki.
La continuité de la gamme jusqu’au millésime 2027 permet enfin de distinguer les exemplaires d’occasion des motos neuves toujours proposées au catalogue. Pour comparer deux annonces ou deux offres commerciales, la référence précise du millésime et de la finition reste plus informative que la seule appellation Eliminator 500.
