Commercialisée depuis 2024, la Kawasaki Z500 est un roadster de 451 cm³ conçu pour associer légèreté, facilité de conduite et caractère sportif. Succédant à la Z400, elle adopte un bicylindre parallèle développant 45,4 ch, une partie-cycle compacte et une hauteur de selle de 785 mm. Accessible avec le permis A2, elle s’adresse aussi bien aux nouveaux motards qu’aux conducteurs expérimentés recherchant une moto maniable pour les déplacements quotidiens et les routes sinueuses.
Avec son esthétique anguleuse inspirée des Kawasaki de la famille Z, son éclairage à LED et son cadre treillis, la Z500 conserve une identité de roadster sportif sans adopter les contraintes ergonomiques d’une moto entièrement carénée. Proposée en version standard et en finition SE, elle reste présente dans la gamme Kawasaki en 2026.
Une nouvelle génération de roadster Kawasaki depuis 2024
Présentée à la fin de l’année 2023 pour une commercialisation en 2024, la Kawasaki Z500 prend la relève de la Z400 dans la catégorie des roadsters légers. Cette évolution accompagne celle de la gamme sportive du constructeur japonais, notamment avec l’arrivée de la Kawasaki Ninja 500, qui partage sa motorisation et une grande partie de sa base technique.
Le changement de dénomination traduit une véritable évolution mécanique. Alors que la Z400 utilisait un bicylindre de 399 cm³, la Z500 passe à 451 cm³. L’augmentation de cylindrée provient principalement de l’allongement de la course des pistons, l’alésage restant fixé à 70 mm. La course atteint désormais 58,6 mm.
Cette modification permet de privilégier une meilleure disponibilité du couple, particulièrement intéressante sur une moto destinée à un usage polyvalent. La puissance maximale reste compatible avec les limites du permis A2, mais la cylindrée supérieure permet d’obtenir davantage de couple que sur la génération précédente.
La Z500 ne cherche donc pas simplement à remplacer la Z400 par une moto plus puissante. Son évolution vise surtout à améliorer la souplesse du moteur et les reprises, sans remettre en cause les qualités de compacité et d’accessibilité qui caractérisent cette famille.
La commercialisation débute en France au premier trimestre 2024. Kawasaki propose dès le lancement une version standard et une déclinaison SE mieux équipée. Les millésimes suivants conservent les principaux éléments mécaniques, tandis que les coloris et certaines configurations commerciales évoluent.
Pour 2026, la gamme accueille notamment une présentation associant le gris Metallic Matte Graphenesteel au noir Metallic Spark. La finition SE bénéficie également de combinaisons de couleurs spécifiques. Ces évolutions concernent principalement la présentation et ne constituent pas une nouvelle génération de Z500.
Un bicylindre de 451 cm³ adapté au permis A2
Le moteur de la Kawasaki Z500 est un bicylindre parallèle à quatre temps, refroidi par liquide, avec double arbre à cames en tête et huit soupapes. Son alimentation repose sur une injection électronique utilisant deux corps de papillon de 32 mm.
Dans sa configuration française, il développe 33,4 kW, soit environ 45,4 ch, à 9 000 tr/min. Son couple maximal atteint 42,6 Nm à 6 000 tr/min. Ces valeurs placent directement la Z500 sous le plafond de puissance de 35 kW applicable aux motos accessibles avec le permis A2.
Contrairement à certaines motos de plus forte cylindrée proposées en version bridée, la Z500 n’a donc pas besoin de voir sa puissance réduite pour entrer dans cette catégorie. Son moteur est conçu pour fonctionner avec une puissance maximale déjà compatible avec cette réglementation.
Le couple maximal disponible à 6 000 tr/min constitue une caractéristique importante pour comprendre son fonctionnement. Il permet d’envisager des accélérations progressives sans devoir rechercher systématiquement les régimes les plus élevés. En circulation urbaine ou sur route secondaire, cette disponibilité mécanique favorise une conduite moins dépendante des changements de rapport.
La boîte de vitesses comporte six rapports et s’accompagne d’un embrayage multidisque en bain d’huile doté du système Assist & Slipper. La fonction d’assistance réduit l’effort nécessaire au levier, tandis que le dispositif antidribble limite les réactions de la roue arrière lors de rétrogradages particulièrement appuyés.
Cette transmission reste entièrement manuelle. Le système n’effectue pas les changements de vitesse à la place du conducteur et ne doit pas être confondu avec un shifter ou une boîte automatisée.
La Z500 partage sa famille mécanique avec la Kawasaki Eliminator 500. Cette dernière adopte toutefois une architecture de cruiser, avec une selle nettement plus basse et une position de conduite différente. Le même principe de motorisation peut ainsi répondre à deux usages distincts : une conduite de roadster sur la Z500 et une approche davantage orientée vers la position basse et détendue sur l’Eliminator.
Fiche technique de la Kawasaki Z500
| Caractéristique | Kawasaki Z500 standard, millésime 2026 |
|---|---|
| Constructeur | Kawasaki |
| Type | Roadster, catégorie Supernaked |
| Première commercialisation | 2024 |
| Moteur | Bicylindre parallèle, quatre temps |
| Implantation | Transversale, moteur à l’avant du cadre |
| Cylindrée | 451 cm³ |
| Alésage x course | 70 x 58,6 mm |
| Distribution | DOHC, 8 soupapes |
| Refroidissement | Liquide |
| Alimentation | Injection électronique, 2 corps de 32 mm |
| Rapport volumétrique | 11,3:1 |
| Puissance maximale | 33,4 kW, soit 45,4 ch à 9 000 tr/min |
| Couple maximal | 42,6 Nm à 6 000 tr/min |
| Démarrage | Électrique |
| Boîte de vitesses | Manuelle à 6 rapports |
| Embrayage | Multidisque humide, Assist & Slipper |
| Transmission secondaire | Chaîne |
| Cadre | Treillis tubulaire en acier |
| Suspension avant | Fourche télescopique de 41 mm |
| Débattement avant | 120 mm |
| Suspension arrière | Bottom-Link Uni-Trak, amortisseur à gaz |
| Réglage arrière | Précharge du ressort |
| Débattement arrière | 130 mm |
| Frein avant | Disque semi-flottant de 310 mm, étrier à 2 pistons |
| Frein arrière | Disque de 220 mm, étrier à 2 pistons |
| ABS | Oui |
| Pneu avant | 110/70 R17 M/C 54H |
| Pneu arrière | 150/60 R17 M/C 66H |
| Longueur | 1 995 mm |
| Largeur | 800 mm |
| Hauteur | 1 055 mm |
| Empattement | 1 375 mm |
| Hauteur de selle | 785 mm |
| Garde au sol | 145 mm |
| Angle de chasse | 24,3° |
| Chasse | 92 mm |
| Angle de braquage | 35° de chaque côté |
| Poids tous pleins faits | 167 kg |
| Réservoir | 14 litres |
| Consommation homologuée | 3,8 l/100 km |
| Émissions de CO2 | 89 g/km |
| Autonomie théorique calculée | Environ 368 km |
| Éclairage | LED |
| Instrumentation | Écran LCD |
| Permis | A2 |
Partie-cycle, maniabilité et comportement attendu
La Kawasaki Z500 repose sur un cadre treillis en acier conçu pour associer rigidité structurelle et faible encombrement. Son empattement de 1 375 mm contribue à des proportions compactes, tandis que son guidon de roadster place les mains dans une position plus relevée que sur une sportive carénée.
La masse de 167 kg tous pleins faits annoncée pour la version standard 2026 constitue un élément important de son accessibilité. Associée à une hauteur de selle de 785 mm, elle peut faciliter les manœuvres à basse vitesse et les déplacements urbains. La facilité réelle à poser les pieds au sol dépend néanmoins de la morphologie du conducteur, notamment de la longueur de ses jambes et de la largeur de la selle.
Le poids mérite une distinction entre millésimes. Certaines fiches de lancement de 2024 indiquaient 172 kg tous pleins faits, contre 167 kg pour la version standard 2026 et 168 kg pour la SE 2026. Ces valeurs ne doivent pas être mélangées pour décrire une seule configuration. Elles ne suffisent pas non plus à démontrer une modification précise du châssis ou une réduction de masse liée à un composant particulier.
À l’avant, la suspension utilise une fourche télescopique conventionnelle de 41 mm, et non une fourche inversée. À l’arrière, le système Uni-Trak fonctionne avec un amortisseur à gaz dont la précharge du ressort est réglable. Cette possibilité permet d’adapter l’assiette de la moto à la charge transportée, notamment lors de trajets avec un passager.
Le freinage repose sur un disque avant unique de 310 mm et un disque arrière de 220 mm, associés à l’ABS. Le choix d’un seul disque avant correspond à la philosophie de cette catégorie : contenir la masse et la complexité tout en disposant d’un dispositif de freinage dimensionné pour la moto.
Les pneumatiques de 17 pouces, avec une largeur de 110 mm à l’avant et 150 mm à l’arrière, correspondent à une configuration routière classique. Ils permettent d’accéder à une gamme de pneumatiques adaptés aux déplacements quotidiens comme à une conduite plus dynamique.
Les dimensions et l’architecture de la Z500 suggèrent une moto particulièrement adaptée aux changements de direction fréquents. Sur autoroute, l’absence de carénage enveloppant expose davantage le conducteur au vent qu’une sportive comme la Ninja 500. Ce compromis découle directement de sa conception de roadster et non d’une mesure comparative de confort.
Dans la gamme Kawasaki, la Kawasaki Z650 S constitue une alternative de cylindrée supérieure. Elle répond à une recherche de puissance et de couple plus importants, alors que la Z500 privilégie un ensemble mécanique plus léger et directement compatible avec le permis A2.
Consommation, autonomie et utilisation quotidienne
Avec un réservoir de 14 litres et une consommation homologuée de 3,8 l/100 km, la Kawasaki Z500 présente une autonomie théorique d’environ 368 km. Ce résultat provient d’un calcul simple utilisant la capacité totale du réservoir et la consommation normalisée.
Il ne représente pas une distance garantie entre deux ravitaillements. La consommation peut augmenter avec la vitesse, les accélérations répétées, le transport d’un passager ou les conditions météorologiques. De plus, il n’est pas souhaitable de prévoir un trajet en utilisant systématiquement la totalité du carburant disponible.
Pour illustrer l’influence de la consommation, une moyenne réelle de 4,5 l/100 km ramènerait l’autonomie théorique à environ 311 km. À 5 l/100 km, elle serait de 280 km. Ces deux hypothèses sont des simulations arithmétiques, et non des consommations mesurées sur la Z500.
Cette capacité de réservoir permet d’envisager des trajets quotidiens avec des ravitaillements relativement espacés. Pour les longues distances, le conducteur devra surtout tenir compte de la protection aérodynamique limitée, de la position de conduite et de la place disponible pour les bagages.
La selle à deux niveaux permet d’accueillir un passager, mais les proportions compactes de la moto ne correspondent pas à celles d’une routière de grand tourisme. Le chargement peut être complété par des accessoires adaptés, à condition de respecter les limites prévues par le constructeur.
La Z500 peut également être équipée de solutions pratiques proposées dans le catalogue d’accessoires Kawasaki, notamment des protections, une prise USB-C selon les configurations et des éléments de bagagerie légère.
Pour un usage comportant davantage de routes dégradées ou de chemins autorisés, la Kawasaki KLE500 représente une approche différente de la même famille de cylindrée. Sa conception de trail privilégie une polyvalence distincte de celle de la Z500, dont les roues, les suspensions et l’ergonomie restent orientées vers la route.
Design Sugomi, équipement et différences entre Z500 et Z500 SE
La Kawasaki Z500 reprend les codes esthétiques contemporains de la famille Z, notamment le langage stylistique Sugomi. Celui-ci se traduit par une silhouette ramassée, des surfaces anguleuses et une partie avant visuellement agressive.
Le bloc optique à LED constitue l’un des éléments les plus reconnaissables de cette génération. Les écopes latérales prolongent les lignes du réservoir vers le moteur, tandis que la partie arrière courte accentue les proportions sportives de l’ensemble.
La présentation laisse visibles plusieurs composants mécaniques, dont le bicylindre, le cadre treillis et une partie du système de refroidissement. Cette architecture distingue immédiatement la Z500 de la Ninja 500, dont le carénage masque davantage la mécanique.
La version standard dispose d’une instrumentation LCD regroupant les principales informations nécessaires à la conduite. La Z500 SE 2026 adopte un écran TFT couleur, qui modernise la présentation des données et constitue l’une des différences les plus visibles entre les deux finitions.
La connectivité avec l’application Kawasaki RIDEOLOGY THE APP permet d’accéder à certaines fonctions liées aux informations du véhicule et à la connexion d’un smartphone. Les fonctionnalités disponibles dépendent de l’instrumentation, du millésime et de la compatibilité du téléphone.
La finition SE se distingue également par ses éléments de présentation et ses équipements spécifiques. Elle conserve toutefois le même principe mécanique que la Z500 standard. Le choix entre les deux versions repose donc principalement sur les préférences d’équipement, d’affichage et de style plutôt que sur une différence de performances moteur.
Kawasaki propose aussi des configurations commerciales Sport et Performance intégrant des accessoires. Selon le pack, il peut s’agir d’un capot de selle, d’un saute-vent, de protections ou d’un échappement Akrapovič. La présence d’un échappement différent ne permet pas d’affirmer une augmentation de puissance sans valeur homologuée spécifique.
Cette diversité d’équipements permet de conserver la Z500 dans une configuration simple ou d’en modifier progressivement la présentation et certains aspects pratiques. Il convient toutefois de distinguer les accessoires montés d’origine dans un pack commercial de ceux ajoutés ultérieurement par un propriétaire.
Le style moderne de la Z500 contraste avec celui de la Kawasaki Z650RS, qui associe une motorisation de plus forte cylindrée à des références esthétiques rétro. Les deux modèles appartiennent à l’univers des roadsters Kawasaki, mais proposent des identités visuelles nettement différentes.
Prix de la Kawasaki Z500 et évolution de la gamme
Lors de son lancement en France en 2024, la Kawasaki Z500 standard était proposée à partir de 5 999 €. Ce positionnement tarifaire la plaçait dans la catégorie des roadsters accessibles aux détenteurs du permis A2, avec une motorisation de moyenne cylindrée et un équipement volontairement contenu.
Pour le millésime 2025, le tarif affiché de la version standard restait de 5 999 €, tandis que la Z500 SE était proposée à partir de 6 349 €. L’écart de prix correspondait principalement aux différences de présentation et d’équipement.
La Z500 standard millésime 2026 affiche un prix catalogue de départ de 6 099 € en France. Ce montant constitue un tarif de référence et peut varier selon les frais de mise en route, les accessoires et les conditions commerciales du concessionnaire.
Des offres promotionnelles ont également concerné plusieurs millésimes. Entre septembre et octobre 2026, Kawasaki France a notamment annoncé des tarifs promotionnels de 5 149 € pour certaines Z500 standard 2025 et de 5 499 € pour des Z500 SE 2024 ou 2025. Ces montants correspondent à des opérations limitées dans le temps, et non à une baisse permanente du prix catalogue.
Pour les modèles 2026, une opération commerciale proposait également une aide de 450 € sur les accessoires jusqu’au 31 octobre 2026. Il faut distinguer cette aide d’une remise équivalente appliquée directement au prix de la moto.
La Z500 demeure officiellement commercialisée en 2026, avec une offre structurée autour des versions standard et SE. Lors d’un achat neuf, la vérification du millésime exact, des équipements inclus et des éventuels packs installés permet de comparer correctement deux propositions commerciales portant sur une même dénomination Z500.
