
Falcon Motorsports est un petit constructeur américain né dans le Michigan à la fin des années 2000 autour de Jeff Lemke. Son histoire est indissociable d’un seul projet, la Falcon F7, une supercar à moteur central conçue avec une structure légère et un V8 d’origine Corvette. Malgré des ambitions de production supérieures, la marque est restée extrêmement confidentielle, avec seulement quelques voitures assemblées avant la mise en vente de l’entreprise en 2021.
2009 : Jeff Lemke lance le projet Falcon dans le Michigan
L’histoire de Falcon Motorsports commence à Holly, dans le Michigan, où Jeff Lemke entreprend en 2009 de développer sa propre supercar. Le projet s’appuie sur son expérience acquise pendant plusieurs années dans la fabrication de pièces et de panneaux de carrosserie en matériaux composites pour le marché automobile spécialisé, notamment autour de la Dodge Viper.
L’objectif est alors particulièrement ambitieux pour une structure indépendante : concevoir aux États-Unis une voiture exotique à moteur central capable de rivaliser, au moins par son architecture et ses performances, avec des modèles produits par des constructeurs établis. Cette origine artisanale explique une grande partie de l’identité future de Falcon Motorsports, davantage proche d’un atelier de très petite série que d’un constructeur industriel classique.
2011 : le premier prototype apparaît au Salon de Detroit
Le projet devient public en janvier 2011 lors du Salon de Detroit. Le véhicule est alors présenté sous la bannière Mach7 Motorsports et préfigure directement la future Falcon F7. Il adopte déjà les principaux choix techniques qui définiront la voiture de série : moteur V8 installé en position centrale, utilisation importante de matériaux composites et recherche d’un rapport poids-puissance favorable.
Cette première version évolue toutefois sensiblement avant son passage en production. La conception initiale, fondée sur un châssis en acier, est remaniée avec l’intervention de Fran Hall, constructeur de voitures de course Superlite. Falcon adopte alors une structure en aluminium ainsi que des solutions de suspension dérivées de cette expérience. Ce changement constitue un tournant important, car il donne au projet une base plus légère et plus adaptée aux performances recherchées.
2012 : la Falcon F7 entre en production
En janvier 2012, Falcon Motorsports revient au Salon de Detroit avec la version de production de la F7 et présente le premier exemplaire identifié par le VIN 001. La voiture marque le véritable passage du projet artisanal au statut de constructeur automobile, même si la fabrication reste entièrement confidentielle.
La F7 associe une structure en aluminium à une carrosserie faisant largement appel à la fibre de carbone et au Kevlar. Son V8 LS7 de 7,0 litres, étroitement apparenté à celui de certaines Chevrolet Corvette, développe environ 620 ch dans les premières versions. Falcon annonce alors un tarif d’environ 225 000 dollars et envisage une production de plusieurs dizaines d’unités par an.
Ces objectifs de volume ne seront jamais atteints. La F7 demeure construite à la main à Holly et Falcon Motorsports reste une entreprise de niche, sans réseau industriel ni gamme étendue. Cette faible capacité de production devient rapidement l’une des caractéristiques déterminantes de son histoire.
2014 : la F7 poursuit sa montée en puissance
Au milieu des années 2010, Falcon cherche à maintenir l’intérêt autour de son unique modèle en développant des variantes plus puissantes. La F7 reçoit notamment une évolution biturbo préparée avec Lingenfelter, annoncée à environ 1 100 ch. Cette transformation illustre la direction prise par la marque : plutôt que d’élargir sa gamme, elle concentre ses ressources sur l’amélioration continue de la même supercar.
Cette stratégie renforce le caractère spectaculaire de la F7, mais elle ne change pas l’échelle de Falcon Motorsports. La production reste extrêmement limitée et aucune seconde famille de modèles ne vient assurer le développement commercial de l’entreprise. Au terme de sa carrière, seulement sept F7 sont généralement recensées, ce qui place Falcon parmi les constructeurs américains de supercars les plus confidentiels de cette période.
2017 : la production de la F7 s’achève après une série très limitée
La fabrication de la Falcon F7 cesse au cours de la seconde moitié des années 2010, généralement située autour de 2017. L’arrêt intervient sans véritable successeur et met de fait un terme à l’activité automobile régulière de Falcon Motorsports. Le constructeur n’aura donc connu qu’un seul modèle de série et une existence industrielle beaucoup plus courte que ne le laissaient envisager les ambitions affichées lors du lancement.
La rareté de la F7 devient dès lors son principal marqueur historique. Plus qu’une gamme ou qu’une présence en compétition, c’est cette tentative de créer dans le Michigan une supercar américaine indépendante, produite presque artisanalement, qui définit l’identité de Falcon Motorsports.
2021 : Falcon Motorsports est mise en vente
En mars 2021, Jeff Lemke propose Falcon Motorsports à la vente pour 675 000 dollars. L’offre comprend les actifs de l’entreprise ainsi qu’un exemplaire fonctionnel de la F7. Cette décision confirme que le projet industriel initial est arrivé à son terme et marque le dernier changement de statut clairement documenté de la marque.
Aucune reprise durable de la production automobile ni changement de propriétaire ayant relancé Falcon Motorsports à grande échelle n’est ensuite établi de manière fiable. Le site consacré à la F7 demeure accessible et conserve des informations commerciales sur le modèle, mais cela ne suffit pas à démontrer une reprise effective de la fabrication. Falcon Motorsports reste ainsi associée à une courte aventure américaine, née dans le Michigan autour d’une unique supercar et achevée après une production de quelques exemplaires seulement.
Découvrez d'autres marques automobiles du même pays