Histoire de la marque Vanderhall

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Vanderhall est une marque américaine née dans l’Utah au début des années 2010 autour du projet de Steve Hall, qui voulait créer un véhicule de loisir léger à trois roues mêlant sensations de roadster et composants automobiles modernes. Après plusieurs années de mise au point, le constructeur s’est fait connaître avec ses autocycles ouverts, avant d’élargir progressivement son offre et d’engager un virage vers l’électrique. Son histoire reste courte à l’échelle de l’industrie automobile, mais elle comporte plusieurs changements de cap importants, depuis les premiers modèles thermiques jusqu’aux véhicules électriques à trois et quatre roues.

2010 : Steve Hall fonde Vanderhall dans l’Utah

Vanderhall Motor Works est fondée en 2010 à Provo, dans l’Utah, par Steve Hall. Avant de lancer la marque, celui-ci travaille notamment dans la conception assistée par ordinateur et dans l’univers de la vente de voitures haut de gamme. Son objectif est alors de développer un véhicule qui ne soit ni une moto traditionnelle ni une automobile conventionnelle, mais un engin de loisir à trois roues offrant une position de conduite basse et une expérience proche de celle d’un petit roadster.

Les premières années sont essentiellement consacrées au développement de prototypes et à la résolution des contraintes techniques et réglementaires. Le choix des trois roues est déterminant pour l’identité de Vanderhall : aux États-Unis, ces véhicules relèvent d’une catégorie spécifique généralement désignée sous le terme d’autocycle, même si leur classification juridique reste liée à celle des véhicules à trois roues et varie selon les États. Cette architecture devient le signe distinctif du constructeur.

2016 : la Laguna fait entrer Vanderhall en production

Le véritable passage du projet artisanal au constructeur commercial intervient en 2016 avec la Laguna. Après plusieurs années de prototypes, ce modèle permet à Vanderhall de proposer enfin un véhicule de série. La Laguna fixe les principaux codes de la marque : deux places, carrosserie ouverte, deux roues avant, une roue arrière et composants mécaniques issus de l’industrie automobile.

Vanderhall s’appuie notamment sur des motorisations et des éléments provenant de General Motors, ce qui permet à une petite entreprise de se concentrer sur la conception du châssis, le style et l’expérience de conduite plutôt que de développer seule l’ensemble de la chaîne mécanique. La Laguna demeure un produit relativement exclusif, mais elle apporte à Vanderhall la crédibilité nécessaire pour envisager une gamme plus large.

2017 : la Venice rend le concept Vanderhall plus accessible

Un an plus tard, la Venice marque une étape plus importante encore dans le développement commercial de la jeune marque. Vanderhall cherche à simplifier son concept afin de proposer un modèle moins coûteux que la Laguna. L’emploi plus large de matériaux composites et une conception pensée pour une fabrication moins complexe contribuent à cet objectif.

La Venice devient rapidement le modèle le plus représentatif de Vanderhall. Elle conserve l’architecture à trois roues et la conduite à ciel ouvert qui ont construit l’identité de la marque, mais les rend accessibles à une clientèle plus large. C’est avec elle que Vanderhall commence réellement à dépasser son statut de petit projet de niche pour devenir un constructeur spécialisé identifiable sur le marché américain des véhicules de loisir.

2018 : l’Edison² introduit très tôt la propulsion électrique

En 2018, Vanderhall dévoile l’Edison², une version électrique de son concept à trois roues. Alors que l’essentiel de la gamme repose encore sur des moteurs thermiques, ce modèle montre que la marque envisage déjà l’électrification comme une évolution possible de son architecture.

L’Edison² utilise deux moteurs électriques et conserve l’esprit des roadsters Vanderhall plutôt que de chercher à devenir une voiture électrique conventionnelle. Son importance historique tient surtout à ce rôle de précurseur : plusieurs années avant que l’électrique ne devienne central dans la stratégie du constructeur, Vanderhall avait déjà expérimenté cette technologie sur l’un de ses modèles caractéristiques.

2019 : la Carmel élargit la gamme et Vanderhall s’ouvre à l’Europe

En 2019, la Carmel complète la gamme avec une orientation plus confortable et plus haut de gamme. Toujours bâtie autour de l’architecture à trois roues, elle reçoit notamment des portes et une présentation plus aboutie. Vanderhall cherche ainsi à conserver le caractère atypique de ses premiers modèles tout en réduisant certains compromis liés à leur conception très dépouillée.

La même période correspond aux premiers efforts significatifs d’expansion internationale. Jusqu’alors essentiellement concentrée sur l’Amérique du Nord, la marque commence à développer sa présence en Europe par l’intermédiaire d’importateurs et de distributeurs. Cette ouverture ne transforme pas Vanderhall en constructeur de grande série, mais elle donne à ses autocycles une visibilité bien au-delà de leur marché d’origine.

2021 : le Brawley rompt avec la formule historique à trois roues

Le changement de cap le plus radical apparaît en 2021 avec la présentation du Brawley. Contrairement aux Laguna, Venice ou Carmel, ce véhicule électrique destiné au tout-terrain repose sur quatre roues. Il abandonne donc l’architecture qui avait défini Vanderhall depuis ses débuts et adopte plusieurs moteurs électriques afin d’offrir une transmission adaptée à un usage hors route.

Le Brawley traduit une ambition nouvelle : Vanderhall ne veut plus être uniquement associé aux autocycles routiers. Son lancement commercial prend toutefois davantage de temps que prévu. Annoncé plusieurs années avant sa diffusion effective, il connaît une introduction progressive, avec une commercialisation régionale et des livraisons qui commencent réellement à prendre de l’ampleur au milieu des années 2020. Cette chronologie doit être distinguée de la date de sa première présentation.

2026 : la Santarosa confirme le virage électrique de Vanderhall

En 2026, Vanderhall revient à son architecture historique avec la Santarosa, mais cette fois sous la forme d’un autocycle entièrement électrique. Le modèle reprend ainsi l’idée du roadster à trois roues qui avait fait connaître la marque tout en l’inscrivant dans la nouvelle orientation technologique engagée avec l’Edison² puis amplifiée par le Brawley.

Une première série limitée, baptisée Launch Edition, est annoncée en août 2026, avec des livraisons prévues à partir du dernier trimestre de l’année. Vanderhall reste alors une entreprise américaine active, implantée dans l’Utah, mais son positionnement a profondément évolué depuis la Laguna : le constructeur est passé d’une gamme de roadsters thermiques de niche à une stratégie centrée sur les véhicules de loisir électriques. Steve Hall demeure le fondateur historique de la marque, tandis que sa direction opérationnelle est assurée à cette période par Kasey Evans.