Dévoilé en 2019, le Ford Puma 2 marque le retour d’un nom connu chez Ford, mais sous une forme entièrement différente. Le Ford Puma originel était un petit coupé trois portes lancé en 1997, tandis que cette seconde incarnation est un crossover cinq portes conçu pour le marché européen. Plus haut, plus spacieux et nettement plus polyvalent, il accompagne la montée en puissance des SUV urbains tout en introduisant rapidement l’hybridation légère 48 V dans cette catégorie chez Ford.
La production débute en octobre 2019 dans l’usine Ford de Craiova, en Roumanie. Le Puma se distingue alors par un positionnement intermédiaire: plus dynamique et plus récent que le Ford Ecosport, il reste sensiblement plus compact que le Kuga. Son lancement repose sur deux moteurs essence EcoBoost Hybrid de 125 et 155 ch, associés à une boîte manuelle à six rapports.
Un crossover développé sur les bases de la Fiesta
Ford annonce le nouveau Puma en avril 2019 avant de le dévoiler complètement en juin. Le constructeur exploite une architecture du segment B issue de la Ford Fiesta 7, mais la transforme suffisamment pour donner au crossover sa propre identité. L’empattement et les voies sont adaptés, la carrosserie est spécifique et le châssis reçoit notamment une traverse arrière plus rigide ainsi que des réglages correspondant à un véhicule plus haut.
Avec environ 4,19 m de longueur et 2,59 m d’empattement dans sa configuration de lancement, le Puma reste adapté à un usage urbain sans sacrifier l’espace intérieur. Il occupe ainsi une place stratégique dans la gamme européenne. Au-dessus, le Ford Kuga 3 offre davantage d’espace et une orientation plus familiale, tandis que le Puma mise sur un encombrement contenu et une présentation plus sportive.
Le dessin participe largement à cette différenciation. La face avant est caractérisée par des projecteurs placés haut sur les ailes, une large calandre et des volumes fortement sculptés. Le pavillon descend progressivement vers l’arrière sans aller jusqu’à transformer le Puma en SUV coupé. Les passages de roue marqués et les porte-à-faux contenus contribuent à une silhouette plus dynamique que celle d’un petit SUV traditionnel.
Les finitions ST-Line accentuent cette orientation avec des boucliers spécifiques, une présentation inspirée de Ford Performance, une suspension au réglage plus sportif et des roues de plus grand diamètre selon les configurations. Les versions Titanium adoptent une présentation moins démonstrative et davantage orientée vers le confort.
L’hybridation légère au coeur de la gamme
Au lancement, la principale nouveauté mécanique réside dans les moteurs 1.0 EcoBoost Hybrid. Le trois-cylindres turbo de 999 cm3 est associé à un système électrique 48 V comprenant un alterno-démarreur entraîné par courroie et une petite batterie lithium-ion. L’énergie récupérée pendant les décélérations est stockée puis réutilisée pour assister le moteur thermique.
Cette architecture ne permet pas de déplacer le Puma en mode électrique comme un hybride classique. Son rôle consiste plutôt à récupérer de l’énergie qui serait autrement perdue, à assister le moteur essence lors des accélérations et à améliorer le fonctionnement du système Stop and Start. Deux niveaux de puissance sont initialement proposés: 125 ch et 155 ch, avec respectivement 210 et 240 Nm dans les configurations de lancement documentées.
La gamme s’élargit en 2020. Ford propose notamment une transmission automatique à double embrayage et sept rapports avec certaines versions du 1.0 EcoBoost, ainsi qu’un diesel 1.5 EcoBlue de 120 ch sur certains marchés. Les motorisations et leurs associations avec les transmissions évoluent ensuite au fil des millésimes, ce qui explique les différences rencontrées entre les fiches techniques du Puma 2.
Fiche technique de la Ford Puma 2
| Caractéristique | Données |
|---|---|
| Type | Crossover compact, 5 portes, 5 places |
| Production | À partir d’octobre 2019 |
| Site de production | Craiova, Roumanie |
| Architecture | Moteur transversal avant, traction |
| Moteur de lancement | 3 cylindres 1.0 EcoBoost turbo essence |
| Cylindrée | 999 cm3 |
| Hybridation | Système mild-hybrid 48 V selon version |
| Alterno-démarreur mHEV | 11,5 kW |
| Puissances mHEV au lancement | 125 ch ou 155 ch |
| Couple | 210 Nm en 125 ch mHEV, 240 Nm en 155 ch mHEV |
| Boîte au lancement | Manuelle à 6 rapports |
| Boîte automatique | Double embrayage à 7 rapports sur certaines versions ultérieures |
| Suspension avant | Jambes de force de type MacPherson |
| Suspension arrière | Essieu à traverse de torsion |
| Direction | Assistée électrique |
| Freins avant | Disques ventilés |
| Longueur au lancement | Environ 4,19 m |
| Largeur | Environ 1,81 m |
| Hauteur | Environ 1,54 m |
| Empattement | Environ 2,59 m |
| Voies | Environ 1,562 m avant et 1,523 m arrière selon version |
| Poids | Variable selon moteur, transmission et équipement, environ 1 200 kg et plus |
| 0 à 100 km/h | Environ 9,8 s en mHEV 125 ch, 8,9 s en mHEV 155 ch |
| Consommation WLTP au lancement | À partir d’environ 5,4 l/100 km selon version |
| Émissions de CO2 WLTP au lancement | À partir d’environ 123 g/km selon version |
| Volume de coffre annoncé | 456 litres au lancement |
| MegaBox | Compartiment inférieur d’environ 80 litres avec évacuation d’eau |
| Roues | Jusqu’à 19 pouces selon finition |
La MegaBox, une solution pratique distinctive
Le coffre constitue l’une des particularités les plus intéressantes du Puma 2. Ford annonce 456 litres au lancement, mais la singularité du dispositif réside surtout dans la MegaBox aménagée sous le plancher. Ce compartiment profond d’environ 80 litres possède un revêtement lavable et une évacuation d’eau par le dessous.
La solution répond à plusieurs usages. Elle permet de placer certains objets hauts verticalement lorsque le plancher est relevé, d’isoler du reste du coffre du matériel humide ou sale et de nettoyer directement le compartiment. Ford parvient ainsi à exploiter la hauteur disponible sous le plancher plutôt que de la consacrer uniquement à des équipements techniques. Cette recherche de modularité constitue une différence importante entre le Puma et la Fiesta dont il partage une partie de ses origines techniques.
L’habitacle reste plus conventionnel. Selon la finition, le Puma reçoit une instrumentation numérique de 12,3 pouces, un écran tactile central de 8 pouces utilisant le système SYNC 3 et la recharge sans fil pour smartphone. Les équipements disponibles comprennent également plusieurs dispositifs regroupés par Ford sous l’appellation Co-Pilot360, avec notamment régulateur adaptatif, surveillance des angles morts, maintien dans la voie, freinage d’urgence et aides au stationnement selon les versions.
Le Puma ST pousse le châssis vers la performance
En 2020, Ford Performance applique au crossover une recette beaucoup plus sportive avec le Ford Puma ST. Cette version abandonne le 1.0 EcoBoost au profit d’un trois-cylindres 1.5 EcoBoost de 200 ch. Ford annonce alors un 0 à 100 km/h en 6,7 secondes et une vitesse maximale de 220 km/h.
Le travail ne se limite pas au moteur. Le ST bénéficie de réglages spécifiques de suspension, de direction et de freinage, ainsi que d’une présentation extérieure plus agressive. Un différentiel mécanique à glissement limité est également proposé. Cette déclinaison montre que Ford a cherché dès la conception à conserver une dimension dynamique malgré le passage du nom Puma d’un coupé léger à un crossover.
Le Puma routier ne doit toutefois pas être confondu avec le Puma Rally1 apparu ensuite en championnat du monde des rallyes. Malgré une identité visuelle et commerciale commune, la voiture de WRC est une machine de compétition répondant à un règlement technique spécifique et ne constitue pas une simple préparation du modèle de série.
Une carrière marquée par de nombreuses évolutions
La gamme Puma s’est rapidement diversifiée après son lancement. Aux deux EcoBoost Hybrid initiaux se sont ajoutés d’autres couples moteur-boîte et plusieurs niveaux de finition, dont Titanium X et ST-Line Vignale selon les périodes et les marchés. Les dimensions, masses, consommations et équipements peuvent donc varier sensiblement d’un millésime à l’autre. Les valeurs de 2019 et du début de 2020 correspondent à la configuration originelle et ne doivent pas être automatiquement appliquées aux Puma plus récents.
Cette évolution explique aussi la coexistence de chiffres de consommation très différents dans les anciennes documentations. Les premières publications peuvent présenter des valeurs NEDC corrélées proches de 4,3 à 4,4 l/100 km, tandis que les mesures WLTP de lancement se situent à partir d’environ 5,4 l/100 km. Il s’agit de protocoles d’homologation différents plutôt que d’une modification mécanique capable d’expliquer à elle seule un tel écart.
Le Puma 2 s’est finalement installé durablement dans la gamme européenne de Ford, bien au-delà d’une simple réutilisation d’un nom historique. Sa combinaison d’un format compact, d’une architecture issue de la Fiesta, de moteurs EcoBoost électrifiés et d’un coffre particulièrement travaillé a défini une proposition très différente de celle du coupé Puma des années 1990, tout en donnant à Ford un modèle spécifiquement adapté au marché européen des crossovers urbains.




