Ford Puma

Ford Puma

Lancé en 1997, le Ford Puma est un petit coupé à traction avant développé par Ford Europe à partir de composants de grande série. Sous sa carrosserie entièrement spécifique se cache une architecture étroitement apparentée à celle de la Ford Fiesta 4. Cette parenté permet à Ford de proposer un coupé compact et relativement accessible sans développer une plateforme dédiée, tout en lui donnant une personnalité nettement plus sportive.

Le Puma se distingue surtout dans sa version 1.7 de 125 ch, équipée d’un quatre cylindres Zetec-SE à distribution variable. Léger, compact et conçu autour d’un châssis soigneusement adapté, il s’inscrit parmi les petits coupés européens caractéristiques de la fin des années 1990. Sa carrière reste courte, puisque sa production s’achève au début des années 2000.

Un petit coupé développé sur la base de la Fiesta

Le projet Puma prend forme chez Ford Europe au milieu des années 1990. L’objectif consiste à exploiter une base mécanique existante pour créer un véhicule émotionnel à coûts de développement contenus. La Fiesta fournit ainsi une grande partie de l’architecture et des composants, mais le résultat ne se résume pas à une citadine recarrossée. Les réglages du châssis, la carrosserie, les proportions et le positionnement commercial sont propres au Puma.

Le développement se caractérise également par une utilisation importante des outils numériques de conception et de fabrication assistées par ordinateur. Cette méthode permet à Ford d’accélérer la mise au point d’une carrosserie complexe tout en conservant les contraintes industrielles liées à l’utilisation d’une plateforme existante.

Le modèle arrive en 1997 et sa production est assurée en Allemagne, dans l’usine Ford de Cologne-Niehl. Il occupe alors une position particulière dans la gamme européenne. Beaucoup plus compact que la Ford Probe 2, il privilégie l’agilité et un rapport poids-puissance favorable plutôt que les dimensions et les moteurs d’un coupé de catégorie supérieure.

À la fin des années 1990, Ford élargit encore son offre de coupés avec le Ford Cougar. Les deux modèles ne jouent toutefois pas le même rôle : le Puma demeure une petite sportive à quatre places issue de la famille Fiesta, tandis que le Cougar appartient à un segment supérieur.

Un design emblématique du Ford des années 1990

Le dessin extérieur du Puma est principalement attribué à Chris Svensson au sein du design européen de Ford. Sa silhouette se reconnaît immédiatement à son pavillon très arqué, sa poupe courte, ses ailes modelées et surtout ses grands projecteurs avant aux contours elliptiques installés haut dans la carrosserie. Malgré une longueur inférieure à quatre mètres, les porte-à-faux et les volumes donnent au coupé une allure plus basse et plus dynamique que celle de la Fiesta dont il dérive.

Le Puma appartient à la période durant laquelle Ford développe progressivement son langage stylistique New Edge, fondé sur la rencontre de surfaces tendues, de courbes et d’arêtes plus marquées. Cette orientation prendra une expression encore plus spectaculaire avec la première Ford Focus. Sur le Puma, elle reste relativement fluide, notamment autour des ailes et du vitrage latéral.

L’habitacle est plus conventionnel. La volonté de contenir les coûts conduit Ford à reprendre de nombreux composants issus de ses modèles de grande série. Le Puma conserve néanmoins une présentation adaptée à sa vocation de coupé. Sa configuration offre quatre places, mais la ligne de toit et les dimensions compactes privilégient naturellement les occupants avant plutôt que l’habitabilité arrière.

Des moteurs 1.4, 1.6 et un 1.7 VCT emblématique

La gamme européenne s’articule autour de moteurs essence quatre cylindres Zetec-SE. Le 1.4 16 soupapes de 1 388 cm3 développe environ 90 ch, tandis qu’un 1.6 de 1 596 cm3 et environ 103 ch rejoint la gamme selon les marchés et les périodes. Ces motorisations donnent accès à la silhouette et au châssis du Puma avec des performances plus modestes.

La mécanique la plus étroitement associée au modèle reste le 1.7 Zetec-SE. Ce quatre cylindres atmosphérique de 1 679 cm3 développe 125 ch à 6 300 tr/min et 157 Nm à 4 500 tr/min. Son développement comporte une collaboration avec Yamaha et il reçoit un système VCT de variation du calage de distribution. Cette technologie contribue à élargir la plage d’utilisation du moteur sans recourir à la suralimentation.

La puissance est transmise aux roues avant par une boîte manuelle à cinq rapports. Avec une masse située autour d’une tonne, le 1.7 n’a pas besoin d’une puissance très élevée pour offrir des performances convaincantes : le 0 à 100 km/h est annoncé autour de 9,2 secondes et la vitesse maximale atteint environ 203 km/h.

La légèreté joue un rôle central dans le caractère du Puma. Ford adapte les réglages de suspension et le comportement de la plateforme de Fiesta à la vocation du coupé. Le résultat repose davantage sur la précision, la compacité et l’équilibre du châssis que sur une recherche de puissance maximale.

Fiche technique de la Ford Puma

CaractéristiqueFord Puma
ProductionÀ partir de 1997, fin de production au début des années 2000
Site de productionCologne-Niehl, Allemagne
CarrosserieCoupé 3 portes, 4 places
ArchitectureMoteur avant transversal, traction avant
Moteurs4 cylindres essence Zetec-SE 16 soupapes
Cylindrées1 388 cm3, 1 596 cm3, 1 679 cm3
PuissancesEnviron 90 ch, 103 ch et 125 ch selon version
Moteur 1.71 679 cm3 atmosphérique, DOHC 16 soupapes, injection multipoint, VCT
Puissance 1.7125 ch à 6 300 tr/min
Couple 1.7157 Nm à 4 500 tr/min
Boîte de vitessesManuelle à 5 rapports
StructureMonocoque, architecture dérivée de la Fiesta
DirectionÀ crémaillère assistée
Freinage du modèle standardDisques avant, tambours arrière
RouesJantes alliage de 15 pouces sur les principales versions
Longueur3 984 mm
Largeur de carrosserieEnviron 1 674 mm
HauteurEnviron 1 344 mm
Empattement2 446 mm
PoidsEnviron 1 034 à 1 038 kg selon version et méthode de mesure
0 à 100 km/h du 1.7Environ 9,2 s
Vitesse maximale du 1.7Environ 203 km/h
Réservoir du 1.7Environ 40 litres

Le Racing Puma, une variante à ne pas confondre avec le 1.7

La version la plus spectaculaire de cette famille est le Ford Racing Puma. Elle trouve son origine dans le concept ST160 présenté en 1999 et fait l’objet d’un développement spécifique par Ford Racing. Les transformations sont suffisamment importantes pour qu’il ne soit pas pertinent d’appliquer ses caractéristiques au Puma 1.7 de série.

Le Racing Puma se reconnaît immédiatement à ses ailes fortement élargies et à ses jantes Speedline de 17 pouces. Les modifications ne sont pas seulement esthétiques : voies, suspension et freinage sont revus, avec notamment des étriers avant Alcon à quatre pistons. L’habitacle reçoit également des équipements spécifiques, dont des sièges Sparco.

Son 1.7 est porté à environ 155 ch grâce à une préparation qui conserve le principe du moteur atmosphérique. La transformation des voitures est réalisée par Tickford à Daventry. Un millier d’exemplaires avaient été envisagés, mais la production effective se limite à 500 voitures destinées au marché britannique, ce qui explique la rareté particulière de cette déclinaison.

Le Puma sert également de base à des programmes de compétition. Ford Racing développe notamment des versions destinées au rallye, avec des variantes adaptées aux réglementations de leur catégorie. Ces voitures de course sont techniquement beaucoup plus éloignées du coupé routier que leur apparence générale ne pourrait le laisser penser.

Production et disparition du coupé Puma

Le volume total de production n’est pas établi de manière parfaitement uniforme dans les sources historiques. Les chiffres publiés se situent généralement entre environ 129 000 et 133 000 exemplaires. Cette échelle montre néanmoins que le Puma standard n’était pas une série confidentielle, contrairement au Racing Puma.

La période exacte de fin varie elle aussi suivant que l’on retient la fabrication ou la commercialisation des derniers exemplaires : certaines chronologies placent l’arrêt industriel en 2001, tandis que d’autres prolongent la carrière jusqu’en 2002. Ford ne donne pas de successeur direct au petit coupé. La disparition du Puma correspond aussi à une époque où le marché européen des coupés compacts abordables commence à se contracter.

Le nom reste ensuite absent de la gamme pendant près de deux décennies. Ford le ressuscite en 2019 pour le Ford Puma 2, mais sur un véhicule d’une tout autre nature : un crossover cinq portes. Malgré une nouvelle parenté technique avec la famille Fiesta, ce Puma moderne n’est ni une seconde génération directe du coupé de 1997 ni une reprise de son architecture de petite sportive deux portes.

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