Chevrolet Orlando

Chevrolet Orlando

Le Chevrolet Orlando est un monospace compact à sept places présenté dans sa version de série en 2010 et commercialisé en France à partir de 2011. Développé par General Motors avec les équipes de GM Daewoo en Corée du Sud, il se distingue par une silhouette anguleuse inspirée des SUV, une habitabilité familiale et des motorisations essence et diesel. Avec ses 4,65 mètres de longueur et ses trois rangées de sièges, il constitue une alternative aux Renault Grand Scénic, Volkswagen Touran et Opel Zafira de son époque.

Contrairement à de nombreux monospaces privilégiant les lignes arrondies, l’Orlando adopte une présentation robuste, avec une face avant imposante et des passages de roues marqués. Derrière cette apparence se trouve pourtant une architecture de voiture particulière à traction avant, conçue pour privilégier l’espace intérieur et la polyvalence plutôt que les capacités tout-terrain.

Origines et histoire du Chevrolet Orlando

L’histoire du Chevrolet Orlando commence au Mondial de l’automobile de Paris 2008, où Chevrolet présente un concept annonçant un monospace familial au style inhabituellement musclé. Ce prototype traduit la volonté de General Motors de proposer un véhicule capable de séduire les familles recherchant sept places sans adopter l’apparence traditionnelle d’un monospace.

Le modèle définitif apparaît en 2010, notamment lors du salon automobile de Busan, avant sa présentation européenne au Mondial de Paris. Sa commercialisation débute sur certains marchés à la fin de cette année, puis s’étend à l’Europe en 2011. La fabrication destinée au marché européen est assurée en Corée du Sud, notamment dans l’usine de Gunsan de GM Korea.

Le développement de l’Orlando s’inscrit dans la transformation de GM Daewoo en centre industriel majeur pour les modèles Chevrolet internationaux. Cette organisation avait déjà contribué à la conception de véhicules comme la Chevrolet Lacetti, commercialisés sous différentes marques selon les régions du monde.

Techniquement, l’Orlando repose sur la plateforme GM Delta II, également utilisée par la Chevrolet Cruze. Cette parenté concerne notamment l’architecture générale, mais les deux voitures répondent à des usages différents. La Cruze est une berline compacte, tandis que l’Orlando bénéficie d’une carrosserie rehaussée, d’un empattement de 2 760 mm et d’un habitacle organisé autour de trois rangées de sièges.

Dans la gamme Chevrolet européenne, l’Orlando occupe une place intermédiaire entre les voitures particulières et les SUV familiaux. Il se distingue notamment du Chevrolet Captiva, plus imposant et disponible avec une transmission intégrale sur certaines versions. L’Orlando conserve exclusivement une transmission aux roues avant dans ses configurations européennes.

Sa carrière française reste relativement courte. En décembre 2013, General Motors annonce le retrait progressif de Chevrolet du marché européen généraliste, effectif à la fin de 2015. L’Orlando disparaît du catalogue français dès 2014, indépendamment de la poursuite de sa carrière dans d’autres régions du monde.

Un monospace sept places au design inspiré des SUV

Le dessin du Chevrolet Orlando constitue l’une de ses principales particularités. Sa face avant reprend la grande calandre Chevrolet divisée horizontalement, encadrée par des projecteurs aux contours anguleux. Le capot relativement horizontal, les ailes prononcées et les protections inférieures renforcent l’impression de robustesse.

De profil, la carrosserie conserve les proportions fonctionnelles d’un monospace. Le pavillon allongé, les grandes surfaces vitrées et le hayon presque vertical favorisent l’exploitation de l’espace intérieur. Les passages de roues marqués et la ceinture de caisse assez haute donnent toutefois à l’ensemble une apparence plus proche de certains crossovers contemporains.

L’Orlando mesure 4 652 mm de long pour un empattement de 2 760 mm. Ces dimensions permettent d’intégrer trois rangées de sièges sans atteindre l’encombrement des grands monospaces. Sa largeur varie dans les documents techniques selon que les rétroviseurs sont inclus, rabattus ou exclus de la mesure. La largeur de carrosserie indiquée dans certaines brochures est de 1 836 mm, tandis que la documentation française mentionne 1 875 mm avec les rétroviseurs rabattus.

À bord, la planche de bord adopte une présentation proche des autres Chevrolet de cette génération. La console centrale rassemble les commandes de climatisation et du système audio, tandis que les instruments prennent place derrière un volant à trois branches. Selon les finitions, l’équipement peut comprendre une climatisation automatique, un régulateur de vitesse, des capteurs de stationnement ou des jantes en alliage de plus grand diamètre.

Les sept places constituent un argument central du modèle. Les deux sièges de troisième rangée se replient pour dégager un plancher de chargement plus important. Cette disposition permet de passer d’une utilisation occasionnelle à sept occupants à une configuration familiale classique à cinq places, avec davantage d’espace pour les bagages.

Cette polyvalence comporte néanmoins une limite mesurable : avec les sept sièges utilisés, le coffre ne représente que 101 litres. Une famille voyageant avec six ou sept personnes devra donc prévoir une solution complémentaire pour les bagages volumineux. Avec la troisième rangée rabattue, le volume annoncé atteint 466 litres selon la méthode de mesure retenue dans la documentation française.

Les catalogues d’époque présentent également des capacités supérieures lorsque le chargement est mesuré jusqu’au pavillon ou que les deuxième et troisième rangées sont rabattues. Les valeurs pouvant atteindre 1 594 litres ne décrivent donc pas la même configuration que les 466 litres disponibles derrière la deuxième rangée.

Motorisations essence et diesel : des caractères différents

À son lancement européen, le Chevrolet Orlando propose trois motorisations principales : un quatre cylindres essence atmosphérique de 1,8 litre développant 141 ch, ainsi que deux versions d’un diesel 2.0 VCDi de 130 et 163 ch. Cette gamme couvre des besoins différents, depuis les trajets familiaux occasionnels jusqu’aux déplacements réguliers sur autoroute.

Le moteur essence 1.8 développe 176 Nm de couple à 3 800 tr/min. Associé à une boîte manuelle à cinq rapports, il offre une mécanique relativement simple dans son principe, sans turbocompresseur. Sa puissance maximale de 141 ch ne doit cependant pas masquer un couple sensiblement inférieur à celui des diesels, particulièrement perceptible lorsqu’il faut relancer un véhicule lourdement chargé.

Le diesel 2.0 VCDi de 130 ch développe 315 Nm dès 2 000 tr/min. La version de 163 ch porte cette valeur à 360 Nm. Ces deux moteurs sont associés à une boîte manuelle à six rapports, tandis que le 163 ch peut également recevoir une transmission automatique à six rapports.

La différence de couple explique en partie l’intérêt des diesels pour un monospace familial. Le 163 ch dispose d’un couple maximal plus de deux fois supérieur à celui du 1.8 essence, même si les régimes auxquels ces valeurs sont obtenues diffèrent. Cette réserve de couple facilite théoriquement les reprises avec plusieurs passagers, sans signifier que les performances réelles dépendent uniquement de cette donnée.

La capacité de remorquage illustre également cette distinction. Les versions diesel étudiées peuvent tracter jusqu’à 1 500 kg avec une remorque freinée, contre 1 100 kg pour le 1.8 essence. Pour une utilisation avec une caravane ou une remorque régulièrement chargée, cette différence de 400 kg peut constituer un critère de choix décisif, sous réserve de respecter les masses autorisées du véhicule et de l’ensemble roulant.

À partir des millésimes suivants, Chevrolet enrichit la gamme avec un moteur 1.4 turbo essence de 140 ch et introduit le système Stop & Start sur certaines versions. Ces évolutions permettent de réduire la consommation normalisée de plusieurs déclinaisons. Elles ne doivent pas être confondues avec les caractéristiques des Orlando commercialisés lors du lancement en 2011.

Fiche technique du Chevrolet Orlando

CaractéristiqueDonnées techniques
ConstructeurChevrolet, General Motors
ModèleOrlando, première génération
Présentation de série2010
Commercialisation française2011 à 2014
ProductionÀ partir de 2010, première génération internationale jusqu’en 2018 environ
Production européenneGM Korea, Gunsan, Corée du Sud
CatégorieMonospace compact familial
Carrosserie5 portes, 7 places
PlateformeGM Delta II
StructureMonocoque en acier
Implantation moteurAvant transversal
TransmissionTraction avant
Moteur essence initial1.8, 4 cylindres, 1 796 cm³, injection multipoint, atmosphérique
Puissance essence 1.8141 ch (104 kW) à 6 200 tr/min
Couple essence 1.8176 Nm à 3 800 tr/min
Moteurs diesel2.0 VCDi, 4 cylindres, 1 998 cm³, turbo, injection directe common rail
Puissance diesel130 ch (96 kW) ou 163 ch (120 kW) à 3 800 tr/min
Couple diesel315 Nm (130 ch) ou 360 Nm (163 ch) à 2 000 tr/min
Évolution essence1.4 turbo de 140 ch selon millésime
DistributionCourroie sur 1.8 essence, chaîne sur 2.0 VCDi
Boîtes de vitessesManuelle 5 rapports (1.8), manuelle 6 rapports (diesel), automatique 6 rapports (2.0 VCDi 163)
Suspension avantIndépendante, type MacPherson
Suspension arrièreEssieu de torsion
DirectionÀ crémaillère assistée
Freins avantDisques ventilés
Freins arrièreDisques
Pneumatiques215/60 R16, 225/50 R17 ou 235/45 R18 selon finition
Longueur4 652 mm
Largeur de carrosserie1 836 mm, hors rétroviseurs
Hauteur1 633 mm
Empattement2 760 mm
Voies avant / arrière1 584 / 1 588 mm
Garde au sol123 mm
Diamètre de braquage11,3 m
Masse à vide, brochure française1 528 kg (1.8), 1 655 kg (diesels manuels), 1 659 kg (diesel automatique)
Volume de coffre à 7 places101 litres
Volume de coffre à 5 places466 litres selon la méthode de mesure française
Volume maximal de chargementJusqu’à 1 594 litres selon la configuration et la méthode de mesure
Réservoir64 litres
Vitesse maximaleEnviron 180 à 195 km/h selon motorisation
0 à 100 km/h10,0 à 11,6 s selon motorisation et boîte
Consommation mixte normalisée initiale7,3 l/100 km (1.8), 6,0 l/100 km (diesels manuels), 7,0 l/100 km (diesel automatique 163)
Émissions de CO2 initiales159 à 186 g/km selon motorisation et boîte
Norme antipollution initialeEuro 5
Remorquage freiné1 100 kg (1.8 essence), jusqu’à 1 500 kg (diesels)
Charge maximale sur le toit100 kg

Consommation, performances et agrément à l’usage

Les performances du Chevrolet Orlando correspondent à celles d’un monospace familial de son époque. Les versions les plus puissantes ne recherchent pas une vocation sportive, mais disposent de ressources adaptées aux déplacements avec plusieurs occupants. Le diesel 163 ch à boîte manuelle réalise ainsi le 0 à 100 km/h en environ 10 secondes, contre 11,6 secondes pour le 1.8 essence.

La boîte automatique apporte une solution pour les conducteurs privilégiant la facilité de conduite, notamment dans les embouteillages. Elle entraîne cependant une augmentation de la consommation normalisée sur le diesel 163 ch. Celui-ci affiche 7,0 l/100 km en automatique, contre 6,0 l/100 km en boîte manuelle dans les spécifications initiales.

Sur une distance annuelle de 15 000 km, cet écart normalisé de 1 litre aux 100 km correspond mathématiquement à 150 litres de gazole supplémentaires. Il ne s’agit pas d’une mesure de consommation réelle : le résultat dépend notamment des parcours, du chargement, de la conduite et de l’entretien. Il montre néanmoins que le choix de la transmission peut peser sensiblement sur le budget d’utilisation.

Les versions diesel équipées du Stop & Start bénéficient de valeurs d’homologation plus favorables. Certaines déclinaisons 2.0 VCDi 130 affichent ainsi 5,3 l/100 km et 139 g/km de CO2. Comparer directement ces chiffres à ceux d’un Orlando diesel de 2011 sans identifier le millésime et la présence du système Stop & Start conduirait à une interprétation incorrecte.

Le réservoir de 64 litres permet d’envisager de longues distances entre deux ravitaillements. Avec une consommation théorique de 6,0 l/100 km, le calcul donne un peu plus de 1 060 km pour 64 litres. Cette distance n’est toutefois pas une autonomie garantie : elle suppose de consommer l’intégralité du réservoir au rythme du cycle normalisé, ce qui ne correspond pas aux conditions habituelles d’utilisation.

Le comportement routier repose sur des solutions techniques conventionnelles : suspension avant MacPherson, essieu arrière de torsion et direction assistée. Cette architecture privilégie un compromis entre coût de fabrication, encombrement mécanique et espace intérieur. Avec une masse à vide dépassant 1,5 tonne, l’Orlando reste sensiblement plus lourd qu’une berline compacte, ce qui influence les besoins en puissance et en freinage lorsque le véhicule est chargé.

Équipements, sécurité et vie à bord

Le Chevrolet Orlando a été commercialisé en France avec plusieurs niveaux de finition, notamment LS+, LT, LT+ et LTZ selon les années. Les différences portent sur la présentation extérieure, les équipements de confort et les dispositifs d’assistance. Les versions les mieux dotées peuvent recevoir des jantes de 17 ou 18 pouces, une climatisation automatique et des équipements multimédias plus complets.

La sécurité occupe une place importante dans la conception du modèle. Le Chevrolet Orlando obtient cinq étoiles aux essais Euro NCAP de 2011. Ce résultat atteste de ses performances dans le protocole de sécurité appliqué à cette date, sans être directement comparable à une notation cinq étoiles obtenue selon les exigences plus récentes.

Son aménagement intérieur se distingue par la possibilité de rabattre individuellement les sièges arrière et de modifier rapidement la configuration de chargement. La troisième rangée reste surtout intéressante pour transporter ponctuellement des passagers supplémentaires. L’espace aux jambes annoncé à cet emplacement, de 753 mm, est inférieur à celui de la deuxième rangée, qui atteint 917 mm.

Cette différence aide à comprendre l’usage du véhicule : les cinq premières places conviennent davantage aux déplacements familiaux réguliers, tandis que les deux sièges du fond apportent une flexibilité supplémentaire. Pour des voyages prolongés à sept adultes, l’espace disponible et le volume de bagages constituent les principales contraintes pratiques.

Prix, fin de carrière et Chevrolet Orlando d’occasion

Le Chevrolet Orlando a été lancé avec un positionnement tarifaire accessible pour un monospace sept places. En France, les tarifs enregistrés à la fin de 2010 situent notamment le 1.8 essence LS+ autour de 21 450 euros et le 1.8 LTZ autour de 22 800 euros. Le diesel 163 ch LTZ avec boîte automatique apparaît à environ 26 400 euros, tandis que certaines versions diesel mieux équipées dépassent 26 000 euros.

Cette politique commerciale plaçait l’Orlando parmi les alternatives aux monospaces européens établis. Chevrolet cherchait alors à couvrir une large partie du marché généraliste, depuis les petites voitures comme la Chevrolet Aveo jusqu’aux véhicules familiaux de plus grand gabarit.

Les dernières années de présence européenne voient également apparaître des modèles comme le Chevrolet Trax, SUV urbain dont le positionnement diffère de celui de l’Orlando. Malgré cette diversification, le retrait de Chevrolet d’Europe occidentale met fin à la commercialisation française du monospace en 2014.

La carrière internationale du nom Orlando se poursuit au-delà de cette date. Une nouvelle génération est dévoilée pour le marché chinois en 2018, avec une carrosserie redessinée et une identité stylistique différente. Ce modèle ne constitue pas un simple restylage de l’Orlando européen de 2011 : ses caractéristiques et son architecture doivent être étudiées séparément.

Sur le marché français de l’occasion, les Chevrolet Orlando appartiennent aujourd’hui à une catégorie de monospaces familiaux devenus relativement discrets. Les annonces disponibles concernent principalement les versions essence 1.8 et diesel 2.0 VCDi, avec des kilométrages et des équipements variables. Le prix demandé dépend fortement de l’année, de l’état général et de l’historique d’entretien.

Pour un achat d’occasion, il est particulièrement utile de vérifier la correspondance entre le millésime, la motorisation et la transmission. Les caractéristiques d’un diesel 163 ch automatique ne sont pas celles d’un diesel 130 ch manuel, notamment pour la consommation et les performances. De même, les versions équipées du Stop & Start ne doivent pas être assimilées aux premières versions commercialisées.

Le suivi d’entretien mérite une attention particulière sur les motorisations diesel, notamment concernant le turbocompresseur, l’injection, le filtre à particules et les organes de dépollution. Sur le 1.8 essence, le respect des échéances de remplacement de la courroie de distribution doit être contrôlé à partir des préconisations correspondant au moteur et au millésime. Ces vérifications relèvent de l’entretien préventif et ne constituent pas, à elles seules, la preuve de défauts systématiques du modèle.

Enfin, l’arrêt de la commercialisation européenne de Chevrolet n’implique pas la disparition immédiate de toute possibilité d’entretien. La disponibilité des pièces et des interventions dépend toutefois des références mécaniques, du réseau de réparation et des fournisseurs. Avant l’achat, il est donc préférable de faire confirmer la disponibilité des composants spécifiques à l’Orlando, particulièrement les éléments de carrosserie, d’habitacle et certains équipements électroniques.

Marque Chevrolet

Année de sortie 2010

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