La Ferrari 625 LM, parfois appelée 625 Le Mans, est une barchetta biplace de compétition produite en 1956 pour répondre aux exigences des courses d’endurance, en particulier les 24 Heures du Mans. Son nom suit la nomenclature Ferrari de l’époque, où 625 renvoie à une cylindrée unitaire d’environ 624,5 cm³, tandis que LM fait explicitement référence au Mans.
Contexte réglementaire et objectif sportif
Après l’accident survenu aux 24 Heures du Mans 1955, l’Automobile Club de l’Ouest réduit fortement la cylindrée maximale autorisée pour les prototypes en 1956, fixée à 2 500 cm³. Ferrari réagit en adaptant des barchettas proches de la lignée 500 Testa Rossa, en portant le moteur quatre cylindres Lampredi à environ 2,5 litres et en modifiant l’alimentation. Trois voitures sont alors alignées par la Scuderia Ferrari au Mans 1956 avec une configuration totalement nouvelle sur la grille.
Production et carrosserie
La Ferrari 625 LM est construite à seulement trois exemplaires. La voiture adopte une carrosserie de type two seater spider, généralement attribuée à Touring Superleggera, avec une conception centrée sur la légèreté, l’efficacité aérodynamique et l’accès rapide à la mécanique pour l’endurance.
Résultat marquant au Mans 1956
Aux 24 Heures du Mans 1956, trois Ferrari 625 LM sont engagées. Une seule termine l’épreuve et se classe troisième au général avec Olivier Gendebien et Maurice Trintignant, derrière une Jaguar D Type et une Aston Martin DB3S. Une autre voiture pilotée par Phil Hill et André Simon abandonne sur panne de transmission alors qu’elle occupait la quatrième place. La troisième, confiée à Alfonso de Portago et Duncan Hamilton, abandonne après un accident dès le premier tour. Après cette saison, Ferrari réduit l’engagement officiel du modèle dans les grandes compétitions internationales au profit d’autres projets.
Moteur quatre cylindres Lampredi
La 625 LM est équipée d’un quatre cylindres en ligne Lampredi monté à l’avant en position longitudinale. Conçu pour l’endurance, il combine carter sec, double allumage et une alimentation adaptée aux contraintes du Mans.
- Architecture quatre cylindres en ligne monté à l’avant en position longitudinale
- Cylindrée totale 2 498,32 cm³
- Alésage et course 94 mm x 90 mm
- Taux de compression 9 pour 1
- Distribution double arbre à cames en tête avec deux soupapes par cylindre
- Alimentation deux carburateurs Weber 42 DCO
- Allumage double allumage avec deux bougies par cylindre et deux bobines
- Lubrification carter sec
- Embrayage bidisque
- Puissance maximale environ 220 ch à 6 200 tr min
- Transmission boîte manuelle à quatre rapports avec marche arrière
Châssis, suspension et freinage
La structure est un châssis tubulaire en acier. La suspension avant est indépendante à triangles inégaux avec ressorts hélicoïdaux, amortisseurs hydrauliques et barre antiroulis. À l’arrière, la 625 LM utilise un essieu rigide avec doubles bras tirés, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs hydrauliques. Les freins sont des tambours hydrauliques et la direction est de type vis sans fin et secteur. L’autonomie est assurée par un réservoir d’environ 140 litres.
Dimensions, masse, pneus et performances
Ferrari publie des données précises de géométrie de châssis, ainsi qu’un poids à sec et une vitesse maximale. La voiture se distingue par une masse contenue et une vitesse de pointe élevée pour un prototype limité à 2,5 litres.












