La Ferrari 812 GTS est la déclinaison découvrable de la 812 Superfast. Présentée le 9 septembre 2019, elle associe un toit rigide escamotable à un V12 atmosphérique de 6,5 litres développant 800 ch. Ferrari annonçait moins de 3 secondes pour atteindre 100 km/h et une vitesse maximale de 340 km/h. Sa production étant désormais arrêtée, elle se recherche principalement sur le marché de l’occasion.
Son lancement avait aussi une portée historique. La marque présentait la 812 GTS comme son premier spider de série à moteur V12 avant depuis cinquante ans, en référence à la Ferrari 365 GTS/4 apparue en 1969. Ce positionnement distingue la 812 GTS des séries limitées découvrables produites entre-temps.
Un V12 atmosphérique de 800 ch
La 812 GTS reprend l’architecture mécanique de la Ferrari 812 Superfast. Son moteur douze cylindres atmosphérique affiche une cylindrée de 6 496 cm³ et développe 800 ch. Le couple maximal atteint 718 Nm, tandis que le régime maximal s’établit à 8 900 tr/min.
Ferrari précisait que 80 % du couple maximal était déjà disponible à 3 500 tr/min. Cette caractéristique permet au moteur de proposer une réponse importante à régime intermédiaire sans renoncer à une forte montée en régime. La 812 GTS conserve ainsi le caractère mécanique recherché sur un grand tourisme Ferrari à moteur atmosphérique, avec une puissance délivrée sans turbocompresseur.
- moteur : V12 atmosphérique
- cylindrée : 6 496 cm³
- puissance maximale : 800 ch
- couple maximal : 718 Nm
- régime maximal : 8 900 tr/min
- part du couple disponible à 3 500 tr/min : 80 %
Des performances proches de celles du coupé
Malgré l’intégration d’un mécanisme de toit escamotable, la 812 GTS conserve des performances de très haut niveau. Ferrari annonçait un passage de 0 à 100 km/h en moins de 3 secondes, puis de 0 à 200 km/h en 8,3 secondes. La vitesse maximale déclarée atteint 340 km/h.
Ces données placent la voiture parmi les spiders de série les plus rapides de sa génération. Elles montrent aussi que la transformation en découvrable n’avait pas pour objectif d’adoucir le modèle. La 812 GTS reste une grande routière à moteur avant conçue autour des capacités de son V12, et non une simple version de promenade du coupé.
La Ferrari 812 Competizione a ensuite poussé plus loin la logique de performance au sein de la famille 812. Elle constitue toutefois une variante plus radicale et plus exclusive, alors que la 812 GTS conserve une vocation de grand tourisme découvrable.
Un toit rigide escamotable utilisable en roulant
Le toit rigide de la Ferrari 812 GTS s’ouvre ou se referme en 14 secondes. La manœuvre peut être effectuée jusqu’à 45 km/h, ce qui permet de modifier la configuration de la voiture sans devoir systématiquement s’immobiliser.
Cette solution diffère de celle de la Ferrari 812 Competizione A. Cette dernière utilise un panneau de toit amovible, tandis que la 812 GTS dispose d’un mécanisme motorisé intégré. La distinction est importante pour comprendre l’usage des deux modèles : la GTS privilégie une transformation rapide et pratique, alors que la Competizione A adopte une conception plus radicale.
La 812 GTS ne constituait pas la première réapparition moderne d’une Ferrari découvrable équipée d’un V12 avant. La Ferrari SA Aperta avait déjà exploré cette configuration sous la forme d’une série très limitée. La différence tient surtout au statut de la 812 GTS, intégrée à la gamme régulière et produite sur plusieurs années.
Consommation et émissions homologuées
Les valeurs d’homologation communiquées pour la 812 GTS indiquent une consommation mixte WLTP de 16,4 l/100 km et des émissions de CO₂ de 373 g/km. Ces chiffres correspondent au cycle réglementaire appliqué lors de la réception du modèle. Ils ne doivent pas être interprétés comme une mesure de consommation en conditions réelles, celle-ci pouvant varier selon le parcours, le trafic, la température et le style de conduite.
Le niveau d’émissions s’explique par la cylindrée du moteur, sa puissance et l’absence de suralimentation ou d’hybridation. Sur le marché français, ces caractéristiques ont aussi une incidence sur le coût d’immatriculation et d’usage. Les règles fiscales ayant évolué depuis la commercialisation du modèle, les montants doivent être vérifiés selon l’année de première mise en circulation et la situation administrative précise de chaque exemplaire.
Prix neuf et période de commercialisation
Pour le millésime 2024, le prix neuf référencé en France atteignait 369 679 euros. Ce montant correspond à un tarif catalogue historique, hors éventuelles options et personnalisations. Sur une Ferrari de ce niveau, la configuration peut modifier sensiblement le prix final, notamment en fonction des choix de peinture, de sellerie, de matériaux et d’équipements.
La puissance administrative indiquée pour le marché français était de 86 CV. La période de commercialisation généralement référencée s’étend du 18 octobre 2019 au 31 octobre 2024. Ferrari avait confirmé dès août 2024 que la 812 GTS était progressivement retirée de sa gamme.
La voiture ne doit donc pas être présentée comme un modèle neuf millésime 2026. La 12Cilindri Spider, dévoilée le 2 mai 2024, a pris sa place dans la gamme des Ferrari découvrables à moteur V12 avant. Ferrari précisait notamment que l’empattement de son nouveau châssis avait été raccourci de 20 mm par rapport à celui de la 812 GTS.
Quel prix pour une Ferrari 812 GTS d’occasion ?
Le prix catalogue de 369 679 euros fournit un repère, mais il ne permet pas à lui seul d’évaluer un exemplaire d’occasion. La valeur réelle dépend de la date de mise en circulation, du kilométrage, de l’état général, de la configuration, de l’historique d’entretien et de la provenance du véhicule.
Les options d’origine peuvent également jouer un rôle important. Une configuration particulièrement recherchée peut soutenir la valeur, tandis qu’un historique incomplet, des réparations mal documentées ou une personnalisation moins consensuelle peuvent limiter l’intérêt d’un exemplaire. Le nombre de propriétaires et la cohérence des opérations d’entretien doivent aussi être pris en compte.
Avant tout achat, il est donc utile de vérifier la correspondance entre le véhicule, ses documents et sa configuration d’origine. Un examen mécanique spécialisé, l’étude des factures et le contrôle de l’état du toit escamotable sont particulièrement importants. Sur un modèle désormais retiré du catalogue, la qualité et la traçabilité de l’exemplaire comptent souvent davantage que son seul millésime.











