Ferrari 296 GTB

Ferrari 296 GTB

La Ferrari 296 GTB est une berlinette hybride rechargeable à moteur central arrière, propulsion et boîte à double embrayage à huit rapports. Présentée le 24 juin 2021, elle associe un V6 biturbo de 2,9 litres à un moteur électrique pour délivrer une puissance cumulée de 830 ch. Ferrari annonce un 0 à 100 km/h en 2,9 secondes, une vitesse maximale supérieure à 330 km/h et jusqu’à 25 km de conduite électrique.

Au-delà de ces chiffres, la 296 GTB marque une rupture technique importante. Elle remplace le V8 qui caractérisait les précédentes berlinettes de la marque par un V6 électrifié, sans renoncer à des performances de très haut niveau. Son hybridation ne sert donc pas uniquement à réduire ponctuellement la consommation ou à rouler sans émissions locales. Elle participe directement à la puissance, aux accélérations et au comportement de la voiture.

Une nouvelle étape dans la lignée des berlinettes Ferrari

La 296 GTB succède dans l’esprit à la Ferrari 488 GTB, mais elle ne reprend ni son moteur ni son architecture mécanique dans le détail. Le V8 biturbo de sa devancière cède la place à un V6 biturbo de 2 992 cm³, épaulé par une machine électrique. Ce changement réduit le nombre de cylindres tout en portant la puissance totale à un niveau supérieur.

Cette évolution est d’autant plus notable que les berlinettes à moteur central arrière occupent depuis longtemps une place essentielle dans la gamme Ferrari. La Ferrari F430, puis les générations qui lui ont succédé, reposaient sur une formule centrée sur le moteur thermique. Avec la 296 GTB, l’électrification devient un élément constitutif de la performance et non un simple équipement complémentaire.

Que signifie le nom 296 GTB ?

L’appellation « 296 » reprend une logique historiquement utilisée par Ferrari. Le nombre 29 renvoie à la cylindrée d’environ 2,9 litres, tandis que le chiffre 6 correspond au nombre de cylindres. Les lettres GTB signifient « Gran Turismo Berlinetta ».

Le nom évoque aussi la Dino 296 S, un modèle de compétition des années 1950. Il ne faut toutefois pas présenter la 296 GTB comme sa descendante directe. Le rapprochement tient surtout à la combinaison d’une cylindrée proche de trois litres et d’un moteur à six cylindres, ainsi qu’à la manière traditionnelle dont Ferrari construit certaines appellations.

Un V6 biturbo associé à un moteur électrique

Le moteur thermique est un V6 biturbo de 2 992 cm³ ouvert à 120°. Il développe 663 ch à lui seul. Le moteur électrique ajoute 167 ch, ce qui porte la puissance maximale combinée à 830 ch à 8 000 tr/min. Le couple maximal annoncé atteint 740 Nm à 6 250 tr/min.

L’ouverture à 120° du V6 contribue à abaisser le centre de gravité et laisse davantage d’espace entre les deux rangées de cylindres. Ferrari y installe les turbocompresseurs, une disposition qui permet de raccourcir le trajet des gaz d’échappement et de regrouper les principaux éléments mécaniques dans une zone compacte.

Toute la puissance est transmise aux roues arrière par une boîte F1 à double embrayage et huit rapports. La 296 GTB n’est donc pas une sportive à transmission intégrale. L’assistance électrique intervient dans une architecture qui conserve le caractère d’une propulsion, avec les contraintes et les qualités dynamiques associées à ce choix.

CaractéristiqueDonnée annoncée
Moteur thermiqueV6 biturbo à 120° de 2 992 cm³
Puissance du V6663 ch
Puissance électrique167 ch
Puissance cumulée830 ch à 8 000 tr/min
Couple maximal740 Nm à 6 250 tr/min
TransmissionPropulsion, boîte à double embrayage à 8 rapports
Batterie7,45 kWh
Autonomie électrique annoncéeJusqu’à 25 km
Vitesse maximale en électrique135 km/h

Des performances proches de celles d’une supercar

Ferrari annonce une accélération de 0 à 100 km/h en 2,9 secondes et un passage de 0 à 200 km/h en 7,3 secondes. La vitesse maximale dépasse 330 km/h. Ces valeurs placent la 296 GTB nettement au-dessus de la plupart des voitures de sport conventionnelles, malgré le poids ajouté par la batterie et les composants du système hybride.

Le constructeur communique également une distance de freinage de 107 mètres entre 200 km/h et l’arrêt complet. Sur le circuit de Fiorano, la voiture a réalisé un temps officiel de 1 minute et 21 secondes. Cette référence permet de situer son niveau de performance dans la gamme Ferrari, même si un temps au tour dépend toujours des conditions de piste, des pneumatiques et de la configuration du véhicule.

L’intérêt du moteur électrique ne se limite pas au chiffre de puissance maximale. Il peut fournir son couple immédiatement et soutenir le moteur thermique pendant les phases d’accélération. Cette complémentarité contribue à la réponse rapide de la chaîne de traction, tout en permettant à Ferrari d’utiliser un moteur plus compact que le V8 des modèles précédents.

Une autonomie électrique limitée mais exploitable

La batterie haute tension possède une capacité de 7,45 kWh. Ferrari annonce jusqu’à 25 km d’autonomie en mode électrique et une vitesse maximale de 135 km/h sans solliciter le V6. La 296 GTB peut ainsi effectuer de courts déplacements en silence, notamment en environnement urbain ou lors d’une sortie de garage.

Cette autonomie reste modeste par rapport à celle d’une voiture hybride rechargeable conçue pour les trajets quotidiens. La priorité du système est différente. La batterie doit rester suffisamment compacte pour limiter son impact sur le poids et l’encombrement, tout en étant capable de fournir rapidement l’énergie nécessaire au moteur électrique lors des fortes accélérations.

Les valeurs d’autonomie et de consommation doivent par ailleurs être interprétées avec prudence. Elles varient selon la procédure d’homologation, la température, le niveau de charge, la vitesse, le relief et le style de conduite. L’autonomie annoncée par le constructeur constitue donc une référence technique, et non une distance garantie dans toutes les conditions.

Dimensions, poids et répartition des masses

La Ferrari 296 GTB mesure 4 565 mm de long, 1 958 mm de large et 1 187 mm de haut. Son empattement de 2 600 mm est relativement court au regard de ses performances. Cette compacité facilite l’agilité et permet de concentrer les masses autour de l’habitacle.

Le poids à sec annoncé est de 1 470 kg. Cette donnée doit cependant être accompagnée d’une précision importante : Ferrari indique qu’elle correspond à une voiture équipée d’options d’allègement. Elle ne représente donc pas nécessairement le poids d’un exemplaire configuré sans ces équipements, ni son poids en ordre de marche avec les fluides et le carburant.

La répartition des masses est annoncée à 40,5 % sur l’avant et 59,5 % sur l’arrière. Cette dominante arrière s’explique notamment par la position centrale du groupe motopropulseur. Elle favorise la motricité à l’accélération, mais demande une gestion électronique et un réglage précis du châssis lorsque les 830 ch sont transmis aux seules roues arrière.

Un travail aérodynamique qui ne se limite pas à l’appui

La carrosserie de la 296 GTB est conçue pour associer refroidissement, stabilité et faible traînée. L’un des éléments les plus visibles est l’aileron arrière actif, intégré à la carrosserie lorsqu’il n’est pas nécessaire. Il se déploie lorsque la voiture a besoin de davantage d’appui ou de stabilité au freinage.

Avec le pack Assetto Fiorano, Ferrari annonce jusqu’à 360 kg d’appui aérodynamique à 250 km/h. Ce chiffre concerne une configuration spécifique et ne doit pas être attribué automatiquement à toutes les 296 GTB. Le pack comprend notamment des éléments aérodynamiques en fibre de carbone, des amortisseurs Multimatic à réglage fixe et des ressorts en titane.

Des jantes en fibre de carbone sont également proposées en option. Ferrari indique qu’elles permettent de gagner 8 kg par rapport aux jantes forgées. La réduction porte sur des masses non suspendues et en rotation, ce qui peut avoir une influence plus sensible sur les réactions du châssis qu’une diminution de poids équivalente située dans une partie fixe de la voiture.

Assetto Fiorano : une configuration plus radicale

Le pack Assetto Fiorano ne transforme pas la 296 GTB en modèle de compétition homologué pour la route, mais il en modifie clairement l’orientation. Les amortisseurs spécifiques, l’emploi accru de matériaux légers et les appendices aérodynamiques visent une utilisation plus exigeante, notamment sur circuit.

Cette configuration implique aussi des compromis. Des suspensions à réglage fixe et une recherche plus poussée d’appui peuvent être pertinentes pour la précision de conduite, mais elles ne répondent pas nécessairement aux attentes d’un propriétaire privilégiant le confort, les déplacements routiers ou la polyvalence. Le choix du pack doit donc dépendre de l’usage prévu plutôt que de la seule recherche de la version la plus coûteuse.

Ferrari 296 GTB et Ferrari 296 GTS : quelles différences ?

La Ferrari 296 GTS reprend la chaîne de traction hybride de 830 ch dans une carrosserie découvrable dotée d’un toit rigide escamotable. La GTB conserve pour sa part une structure fermée de berlinette. Elle constitue le choix le plus directement orienté vers la rigidité, la masse contenue et la simplicité mécanique.

Les deux modèles partagent la même philosophie générale, mais ne répondent pas exactement au même usage. La GTS ajoute la possibilité de rouler à ciel ouvert et une expérience sonore différente. La GTB privilégie une carrosserie fixe et reste la référence autour de laquelle la famille 296 a été développée.

La place de la 296 GTB dans l’électrification de Ferrari

La 296 GTB n’est pas la première Ferrari électrifiée, mais elle joue un rôle particulier en intégrant l’hybridation rechargeable au coeur d’une berlinette de série. Sa mécanique montre qu’un moteur à six cylindres peut remplacer un V8 tout en augmentant la puissance totale grâce à l’assistance électrique.

Cette orientation se retrouve, à une échelle encore plus extrême, sur la Ferrari F80. Les deux voitures ne sont ni positionnées au même niveau ni destinées au même usage, mais elles illustrent l’importance prise par le V6 hybride dans les développements récents de la marque.

Ferrari a également présenté la 296 Speciale le 29 avril 2025. Cette évolution développe 880 ch, soit 50 ch de plus que la GTB, avec une réduction de poids et un appui aérodynamique accru. La GTB demeure toutefois la version fondatrice et la plus polyvalente de cette famille.

Prix neuf et valeur sur le marché de l’occasion

Lors de ses premiers essais en France en 2022, la Ferrari 296 GTB était annoncée à partir de 269 000 euros. Le pack Assetto Fiorano portait alors le montant communiqué à environ 302 000 euros, avant l’ajout éventuel d’autres options. Ces chiffres constituent des tarifs historiques et ne doivent pas être présentés comme un prix catalogue garanti en 2026.

Le prix réel d’un exemplaire dépend fortement de sa configuration. Les éléments en carbone, les jantes spécifiques, les peintures, les équipements d’habitacle et le pack Assetto Fiorano peuvent créer des écarts importants entre deux voitures apparemment similaires. Sur une Ferrari récente, la liste des options est donc aussi importante que le kilométrage pour analyser un prix.

En août 2026, les annonces françaises consacrées à la gamme 296 faisaient apparaître des montants compris approximativement entre 255 900 et 379 900 euros, avec une valeur médiane estimée autour de 315 000 euros. Cette photographie du marché reste évolutive et peut mélanger différentes versions, configurations et années. Elle ne constitue ni une cote officielle ni une garantie de prix de transaction.

Les points à vérifier avant l’achat

La configuration exacte doit être contrôlée à partir des documents du véhicule et de sa facture d’origine. Une présentation commerciale peut mentionner l’Assetto Fiorano ou des pièces en carbone sans détailler l’ensemble des options réellement installées. Les jantes en carbone, les éléments aérodynamiques et les équipements d’allègement ont une incidence notable sur la valeur et sur le coût d’un éventuel remplacement.

L’état de la batterie et le fonctionnement du système hybride méritent également une attention particulière. Une 296 GTB peut rouler très peu tout en ayant connu de longues périodes d’immobilisation. Le kilométrage ne suffit donc pas à évaluer l’entretien d’un véhicule aussi complexe. L’historique des interventions, les campagnes techniques effectuées et les contrôles réalisés dans le réseau sont essentiels.

Ferrari inclut un programme d’entretien courant pendant les sept premières années du véhicule. Les opérations sont prévues tous les 20 000 km ou une fois par an, sans limite annuelle de kilométrage. Pour un exemplaire d’occasion, il reste nécessaire de vérifier que ce suivi a bien été respecté et documenté, car la présence du programme ne garantit pas à elle seule que chaque intervention a été réalisée dans les délais.