La Ferrari Amalfi est le nouveau coupé 2+ à moteur V8 avant-central de Maranello. Présentée le 1er juillet 2025, elle prend directement la relève de la Ferrari Roma avec une recette volontairement familière, mais largement remise à jour : V8 biturbo de 640 ch, boîte à double embrayage à huit rapports, aérodynamique active et habitacle doté de nouvelles interfaces. Son positionnement reste celui d’une Ferrari capable d’associer très hautes performances et usage plus polyvalent qu’une sportive radicale.
Cette continuité ne doit toutefois pas faire considérer l’Amalfi comme une simple Roma restylée. Ferrari a revu son design, son moteur, son électronique de contrôle, son aérodynamique et certains choix ergonomiques. La voiture conserve surtout une architecture qui fait partie de l’histoire des grandes GT de la marque : moteur placé à l’avant, deux places principales et deux places arrière d’appoint.
Un coupé 2+ qui succède directement à la Ferrari Roma
Ferrari présente officiellement l’Amalfi comme la remplaçante de la Roma dans sa gamme. Le concept général demeure donc celui d’un coupé 2+ élégant, conçu pour offrir des performances de premier plan sans renoncer entièrement au confort, aux bagages ou à la possibilité d’effectuer de longs trajets.
Cette philosophie s’inscrit dans une lignée ancienne chez Ferrari. Des modèles comme la Ferrari 456 GT ont déjà associé moteur avant, haut niveau de performances et configuration 2+2. L’Amalfi transpose cette idée dans une voiture contemporaine, plus compacte visuellement et beaucoup plus sophistiquée sur le plan électronique.
La polyvalence reste évidemment relative. Les deux places arrière sont davantage destinées à des enfants ou à un usage occasionnel qu’à quatre adultes sur un long trajet. Elles peuvent en revanche compléter l’espace disponible pour les effets personnels, ce qui correspond à la vocation Grand Tourer revendiquée par Ferrari.
Un V8 biturbo de 640 ch sans hybridation
La Ferrari Amalfi reste fidèle au moteur thermique seul. Elle utilise une nouvelle évolution du V8 biturbo de la famille F154, d’une cylindrée de 3 855 cm³. Il développe 640 ch à 7 500 tr/min et 760 Nm de couple entre 3 000 et 5 750 tr/min. Le régime maximal atteint 7 600 tr/min.
Ferrari a notamment retravaillé la gestion de la suralimentation. Les deux turbocompresseurs peuvent être contrôlés indépendamment et leur vitesse maximale atteint 171 000 tr/min. Le constructeur annonce également plusieurs mesures de réduction des masses internes, dont de nouveaux arbres à cames plus légers et un bloc moteur retravaillé.
La transmission est confiée à une boîte F1 à double embrayage et huit rapports. Cette architecture permet à l’Amalfi de rester une propulsion thermique relativement traditionnelle dans une gamme Ferrari où les solutions hybrides occupent désormais une place importante.
Ce choix prolonge aussi une branche particulière de l’histoire récente de la marque, celle des Ferrari V8 à moteur avant pensées pour une utilisation moins exclusive. La Ferrari Portofino, dans un registre découvrable différent, illustrait elle aussi cette recherche d’un compromis entre performances et polyvalence.
0 à 100 km/h en 3,3 secondes et 320 km/h
Les performances annoncées placent pourtant l’Amalfi très loin d’une simple GT confortable. Ferrari revendique un 0 à 100 km/h en 3,3 secondes, puis un 0 à 200 km/h en 9,0 secondes. La vitesse maximale atteint 320 km/h.
Le constructeur communique également une distance de freinage de 30,8 mètres entre 100 et 0 km/h et de 119,5 mètres entre 200 et 0 km/h. Ces valeurs sont des données constructeur et ne doivent pas être assimilées à des mesures indépendantes réalisées dans des conditions d’essai identiques.
Le poids à sec annoncé est de 1 470 kg, mais Ferrari précise que cette valeur correspond à une voiture équipée des contenus optionnels permettant de réduire la masse. Le rapport poids à sec sur puissance annoncé atteint alors 2,29 kg/ch. La répartition des masses est de 50 % à l’avant et 50 % à l’arrière.
Une aérodynamique active intégrée à la carrosserie
L’un des éléments techniques les plus visibles se trouve à l’arrière. L’Amalfi dispose d’un spoiler mobile intégré à la poupe, capable d’adopter automatiquement trois configurations : Low Drag, Medium Downforce et High Downforce.
Dans sa position offrant le plus d’appui, Ferrari annonce 110 kg d’appui aérodynamique à 250 km/h. L’intérêt n’est donc pas seulement esthétique. Le système permet d’adapter le compromis entre traînée et stabilité en fonction des conditions de roulage et du niveau de performance demandé.
La dynamique du véhicule bénéficie parallèlement d’une direction assistée électrique recalibrée, du système de freinage brake-by-wire et de l’ABS Evo disponible dans toutes les positions du Manettino. Ferrari annonce également une amélioration de 10 % de la vitesse d’estimation de l’adhérence au niveau des roues de 20 pouces.
Dimensions et coffre de la Ferrari Amalfi
L’Amalfi mesure 4 660 mm de long, 1 974 mm de large et 1 301 mm de haut. Son empattement atteint 2 670 mm. Ces proportions correspondent à celles d’une GT basse et relativement large, davantage conçue autour des deux occupants avant que comme une véritable quatre places.
| Caractéristique | Ferrari Amalfi |
|---|---|
| Longueur | 4 660 mm |
| Largeur | 1 974 mm |
| Hauteur | 1 301 mm |
| Empattement | 2 670 mm |
| Poids à sec annoncé | 1 470 kg avec équipements allégés optionnels |
| Répartition des masses | 50 % avant, 50 % arrière |
| Capacité du réservoir | 80 litres |
| Volume de coffre | 273 litres |
Le coffre de 273 litres et la configuration 2+ donnent à l’Amalfi une capacité d’emport plus importante que celle que son profil de sportive pourrait laisser supposer. Cette recherche de polyvalence rappelle, à une autre échelle et avec une architecture différente, la place accordée aux voyages et à l’espace à bord par la Ferrari GTC4Lusso.
Trois écrans, mais le retour de commandes physiques
L’habitacle adopte une présentation très numérique avec trois affichages distincts. Le conducteur dispose d’une instrumentation de 15,6 pouces, l’écran tactile central mesure 10,25 pouces et le passager bénéficie d’un écran de 8 pouces.
L’évolution la plus intéressante ne tient toutefois pas au nombre d’écrans. Ferrari a également réintroduit des commandes physiques sur le volant, notamment le bouton de démarrage. Cette modification répond à une problématique très concrète d’ergonomie : certaines fonctions essentielles doivent pouvoir être identifiées et actionnées rapidement sans dépendre exclusivement d’une surface tactile.
Le poste de conduite conserve par ailleurs une organisation en double cockpit, avec un espace visuellement structuré autour du conducteur et du passager. L’Amalfi cherche ainsi à associer l’environnement numérique des Ferrari récentes à des interactions plus conventionnelles pour les commandes utilisées en conduite.
Consommation et émissions de CO2
Ferrari annonce une consommation homologuée de 11,2 l/100 km et des émissions de 254 g de CO2/km. Ces chiffres correspondent aux données d’homologation communiquées par le constructeur. Selon la configuration définitive du véhicule et les documents d’immatriculation, les valeurs administratives applicables à un exemplaire précis doivent toujours être vérifiées.
Ces émissions ont une conséquence particulièrement importante en France. Pour une première immatriculation en 2026, le barème officiel applique son niveau maximal au-delà de 191 g de CO2/km. Avec 254 g/km annoncés par Ferrari, l’Amalfi se situe donc très au-dessus de ce seuil.
Quel prix pour une Ferrari Amalfi en France ?
Lors de la présentation de l’Amalfi en juillet 2025, un tarif de départ de 240 000 € a été communiqué pour le modèle. Ce montant doit être considéré comme une base avant options et avant prise en compte de la fiscalité propre à chaque marché. Les tarifs affichés en France peuvent évoluer au cours de la commercialisation.
À ce prix s’ajoute, pour une première immatriculation française concernée par le barème 2026, une fiscalité particulièrement lourde. Le barème 2026 du malus automobile fixe le malus CO2 maximal à 80 000 € au-delà de 191 g/km. Le cumul du malus CO2 et du malus lié à la masse est lui aussi plafonné à 80 000 € en 2026.
Dans le cas de l’Amalfi et de ses 254 g/km annoncés, le seul niveau de CO2 suffit donc à atteindre ce plafond de 80 000 € selon le barème 2026. Il ne faut en revanche pas calculer le malus masse à partir du poids à sec de 1 470 kg communiqué par Ferrari : l’administration utilise la masse en ordre de marche, qui constitue une donnée différente.
Pour un acheteur français, le coût d’acquisition réel ne peut donc pas être résumé au seul prix catalogue. Les options, le malus applicable au moment de la première immatriculation et d’éventuelles évolutions fiscales doivent être intégrés au calcul.
Une Ferrari moderne dans une longue tradition de GT
La disposition mécanique de l’Amalfi permet de la replacer dans une histoire qui dépasse largement la Roma. Ferrari produit depuis des décennies des modèles capables d’associer moteur avant, performances élevées et aptitude aux longs parcours. La Ferrari 412 représentait déjà une interprétation très différente, mais fondée elle aussi sur l’idée d’une Ferrari utilisable à plusieurs et conçue pour voyager.
L’Amalfi transpose cette philosophie dans les standards techniques actuels : V8 biturbo de 640 ch, électronique de contrôle avancée, aérodynamique active, boîte à double embrayage et environnement numérique. Elle ne cherche donc pas à reproduire une ancienne GT, mais à préserver cette notion de polyvalence dans une voiture capable d’atteindre 320 km/h.
Entretien inclus pendant sept ans
La Ferrari Amalfi bénéficie du programme Genuine Maintenance de la marque pendant les sept premières années de sa vie. Ferrari prévoit les opérations d’entretien régulier tous les 20 000 km ou une fois par an, sans limite annuelle de kilométrage.
Le programme comprend notamment la maintenance ordinaire, l’utilisation de pièces d’origine et les contrôles réalisés dans le réseau officiel par du personnel formé par Ferrari. Pour une GT destinée à pouvoir accumuler davantage de kilomètres qu’un modèle réservé à des sorties occasionnelles, cette couverture fait partie des éléments pratiques à intégrer au coût et à l’usage à long terme.










