Histoire de la marque Diar

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Diar est un constructeur et assembleur automobile iranien né au tournant des années 2000 à Golpayegan, dans la province d’Ispahan. Son développement repose d’abord sur un groupe d’entreprises iraniennes spécialisées dans les composants automobiles, avant de s’étendre à l’assemblage de véhicules grâce à des partenariats avec des constructeurs chinois. La marque s’est surtout fait connaître par ses pick-up et SUV issus de Great Wall, puis par une nouvelle phase de coopération avec BAIC après une période de forte contraction industrielle et un arrêt de sa production.

2000 : Diar naît de l’industrie iranienne des composants automobiles

Diar Automobile Structures Company, généralement désignée sous le nom de Diar Khodro, retient 2000 comme année de création. Certaines sources secondaires mentionnent 1999, mais la chronologie communiquée par l’entreprise situe son lancement en 2000. La société s’implante à Golpayegan, dans le centre de l’Iran, et ne naît pas autour d’un fondateur individuel clairement identifié. Sa création repose sur l’investissement de 25 entreprises actives dans la fabrication de composants automobiles.

Cette origine explique la première vocation de Diar. Avant de produire des véhicules complets, l’entreprise se concentre sur les éléments de carrosserie et les pièces embouties. Elle s’inscrit ainsi dans une logique d’intégration industrielle nationale, avec l’ambition de développer localement des capacités de fabrication qui pourront ensuite servir à l’assemblage automobile.

2003 : l’installation de grandes presses prépare le passage à l’automobile

En janvier 2003, Diar franchit une étape industrielle importante avec la mise en service de plusieurs presses hydrauliques et mécaniques capables de travailler les grandes pièces de carrosserie. Cette montée en capacité lui permet d’obtenir une licence d’exploitation pour la production d’éléments emboutis et de disposer d’un outil industriel plus proche de celui d’un véritable constructeur.

Cette phase ne correspond pas encore à la naissance d’une gamme automobile propre, mais elle fournit à Diar la base technique nécessaire pour changer d’échelle. La société possède désormais les équipements qui lui permettent d’envisager l’assemblage de véhicules complets et de rechercher un partenaire disposant de modèles déjà industrialisés.

2004 : le partenariat avec Great Wall transforme Diar en assembleur automobile

Le tournant intervient en 2004 avec la conclusion d’un accord avec le constructeur chinois Great Wall. Diar obtient alors l’autorisation de produire des pick-up et des SUV en Iran, avec une capacité industrielle annoncée pouvant atteindre 50 000 véhicules par an. La construction et le développement de l’usine automobile de Golpayegan accompagnent cette nouvelle orientation.

Cette coopération fait véritablement entrer Diar dans le secteur de la construction automobile. La marque se spécialise notamment dans les véhicules utilitaires et tout-terrain adaptés à un marché où les pick-up occupent une place importante. Le Great Wall Deer compte parmi les premiers modèles représentatifs de cette période. Il est ensuite rejoint par le Wingle, dont certaines versions sont commercialisées localement sous l’appellation Diar Safir.

Ces véhicules jouent un rôle plus important dans l’histoire de Diar que de simples extensions de gamme. Ils définissent durablement son positionnement industriel : celui d’un constructeur iranien utilisant son outil de production pour assembler localement des modèles conçus par un partenaire étranger. Des SUV Great Wall, dont certains modèles de la famille Haval, viennent ensuite élargir cette activité au-delà des seuls pick-up.

2014 : l’accord avec BAIC ouvre la voie aux voitures particulières

Après plusieurs années centrées sur les produits Great Wall, Diar cherche à diversifier son activité. En 2014, un nouveau projet industriel est engagé avec BAIC. L’objectif est cette fois d’étendre la production locale à des voitures particulières, alors que Diar était surtout identifiée aux pick-up et aux SUV.

Le projet est présenté avec des ambitions importantes en matière de volumes de production. Plus que les chiffres annoncés, c’est cependant le changement de partenaire qui constitue le véritable événement historique. Diar ne dépend plus exclusivement de sa première coopération avec Great Wall et prépare une nouvelle phase fondée sur les véhicules du groupe BAIC. Cette réorientation devient particulièrement importante lorsque l’activité industrielle de l’entreprise commence à se dégrader.

2017 : l’arrêt des lignes marque la plus grave rupture de l’histoire de Diar

La situation de Diar se détériore au milieu des années 2010. Sa licence d’exploitation arrive à expiration en 2016 et les volumes de production deviennent très faibles. Au début de 2017, les lignes de fabrication sont finalement arrêtées. Cet épisode constitue la principale crise connue de l’entreprise et interrompt la continuité industrielle construite depuis le début des années 2000.

L’arrêt ne correspond toutefois pas à une disparition définitive de la société. Diar conserve son site industriel et prépare un retour reposant sur la coopération engagée avec BAIC. L’entreprise se trouve alors dans une situation différente de celle de ses débuts : il ne s’agit plus de bâtir une activité automobile à partir d’une industrie de composants, mais de remettre en fonctionnement une usine après une période de quasi-inactivité.

2018 : le Senova X25 accompagne la relance de l’usine de Golpayegan

Diar relance effectivement son activité en 2018. Le redémarrage de l’usine s’appuie sur le BAIC Senova X25, un petit crossover qui devient le symbole de cette nouvelle phase. Le choix de ce modèle montre également l’évolution du marché visé par l’entreprise. Alors que les premiers succès de Diar étaient liés aux pick-up Great Wall, la reprise repose davantage sur des voitures particulières et des crossovers.

Le Senova X25 n’est donc pas seulement un nouveau véhicule ajouté au catalogue. Il matérialise la remise en route industrielle de Diar après l’arrêt de 2017 et confirme le basculement vers BAIC comme partenaire central. Cette relance permet à la société de conserver une activité automobile en Iran sans revenir exactement au modèle industriel qui avait caractérisé sa première décennie.

2026 : Diar reste active autour des modèles du groupe BAIC

En 2026, Diar Khodro poursuit ses activités en Iran depuis son implantation historique de Golpayegan. Son offre récente reste largement liée à l’écosystème BAIC et Beijing, avec notamment des berlines, des crossovers et des SUV tels que l’U5 Plus, le X55, le X7 ou le BJ30. L’U5 Plus, également associée sur le marché iranien au nom Sabrina, illustre cette continuité de la stratégie engagée après la relance.

Diar demeure ainsi une entreprise automobile active, mais son histoire se distingue de celle d’un constructeur ayant développé seul une succession de modèles originaux. Son parcours est avant tout celui d’un industriel iranien passé de la fabrication de composants à l’assemblage automobile, puis ayant construit son activité grâce à des coopérations successives avec des groupes chinois. Après l’expansion menée avec Great Wall, la crise du milieu des années 2010 et le redémarrage de 2018, la marque évolue aujourd’hui dans une nouvelle phase centrée sur les véhicules issus de BAIC.