Opel Commodore C

Opel Commodore C

L’Opel Commodore C représente la troisième et dernière génération de la grande berline sportive Commodore produite par Opel. Lancée en 1978, elle succède à l’Opel Commodore B avec une approche différente : plutôt qu’un coupé sportif dérivé d’une berline, la Commodore C devient une routière quatre cylindres de gamme supérieure équipée exclusivement de moteurs six cylindres en ligne.

Développée sur la base technique de la Opel Rekord E, la Commodore C se positionne entre les modèles généralistes Opel et les nouvelles grandes routières de la marque comme la Opel Senator A. Elle incarne la transition d’Opel vers une gamme plus moderne à la fin des années 1970, avant la disparition définitive de la famille Commodore en Europe.

Histoire et développement de l’Opel Commodore C

Présentée en 1977 avant sa commercialisation en 1978, la Commodore C est conçue dans un contexte où Opel renouvelle profondément ses grandes berlines. La plateforme GM V utilisée par la Rekord E sert de base, permettant de réduire les coûts de développement tout en conservant une architecture traditionnelle appréciée des clients de grandes routières : moteur longitudinal avant et propulsion arrière.

Par rapport à la génération précédente, Opel abandonne l’image du coupé sportif Commodore. La nouvelle génération est proposée principalement en berline deux ou quatre portes, avec une orientation davantage tournée vers le confort et les longs trajets. Le rôle du coupé performant est désormais occupé par l’Opel Monza, dérivé de la famille Senator.

La production débute en août 1978 dans l’usine Opel de Rüsselsheim. La Commodore C reprend une carrosserie proche de la Rekord E mais reçoit des éléments spécifiques destinés à renforcer son positionnement supérieur, notamment son moteur six cylindres, une finition plus luxueuse et des équipements supplémentaires.

La gamme évolue peu durant sa carrière. En 1981, Opel introduit une version équipée du moteur 2.5 E à injection électronique ainsi qu’une déclinaison break appelée Commodore Voyage, particulièrement rare aujourd’hui. La production s’arrête en 1982 sans véritable remplaçante directe, la gamme Opel étant alors restructurée autour de modèles comme la Senator et, plus tard, l’Omega.

Une grande routière Opel à moteur six cylindres

La Commodore C conserve l’une des caractéristiques historiques de la famille Commodore : un moteur six cylindres en ligne essence. Contrairement à la Rekord, principalement équipée de moteurs quatre cylindres, elle vise une clientèle recherchant davantage de souplesse et de raffinement.

À son lancement, elle reçoit le six cylindres 2.5 S à carburateur développant 115 chevaux. Ce moteur privilégie la douceur de fonctionnement et les reprises plutôt que les performances sportives. En 1981 apparaît la version 2.5 E équipée d’une injection électronique Bosch L-Jetronic, portant la puissance à 130 chevaux.

La Commodore C reste cependant une voiture de transition dans la gamme Opel. Son positionnement devient difficile à maintenir face à la Senator, plus moderne et mieux équipée, tandis que les normes antipollution et l’évolution du marché réduisent progressivement la place des grandes berlines traditionnelles à moteur six cylindres.

Fiche technique de l’Opel Commodore C

CaractéristiqueDonnée
Production1978 à 1982
CarrosseriesBerline 2 portes, berline 4 portes, break Voyage
Architecture moteurSix cylindres en ligne essence atmosphérique
Cylindrée2 490 cm³ environ
AlimentationCarburateur Zenith 30/40 INAT (2.5 S) ou injection électronique Bosch L-Jetronic (2.5 E)
Puissance115 ch pour la 2.5 S, 130 ch pour la 2.5 E
CoupleEnviron 179 Nm pour la 2.5 S, 185 Nm pour la 2.5 E
ImplantationMoteur avant longitudinal, propulsion arrière
Boîte de vitessesManuelle 4 rapports, automatique 3 rapports selon versions
ChâssisCarrosserie autoporteuse issue de la plateforme GM V
Suspension avantJambes McPherson avec barre stabilisatrice
Suspension arrièreEssieu rigide avec ressorts hélicoïdaux
DirectionÀ billes, assistance hydraulique disponible
FreinsDisques avant, tambours arrière
Longueur4 705 mm
LargeurEnviron 1 720 mm
HauteurEnviron 1 410 mm
Empattement2 668 mm
PoidsEnviron 1 200 à 1 220 kg selon version
Vitesse maximaleEnviron 180 km/h pour la 2.5 S, jusqu’à environ 190 km/h pour la 2.5 E
ConsommationEnviron 10,9 l/100 km selon données d’époque pour la 2.5 S

Versions, production et rareté

La Commodore C connaît une carrière relativement courte avec une production totale estimée à environ 80 000 exemplaires. Elle reste moins diffusée que la Rekord dont elle partage la base technique, notamment en raison de son positionnement plus élitiste et de la concurrence interne avec la Senator.

Les versions berline quatre portes constituent la majorité des exemplaires produits. La carrosserie deux portes, proposée au début de carrière, devient plus rare après l’évolution de la gamme Opel. Le break Commodore Voyage, apparu en 1981, est la déclinaison la plus recherchée par les collectionneurs avec une production limitée à quelques milliers d’exemplaires.

À l’époque, la Commodore C vise une clientèle souhaitant retrouver le confort d’une grande berline avec la souplesse d’un six cylindres sans accéder au tarif d’une berline de luxe. Aujourd’hui, elle reste une automobile relativement confidentielle dans l’univers des Opel anciennes, loin de la notoriété des Manta ou des premières Commodore.

Design et éléments distinctifs de la Commodore C

La Commodore C adopte le style anguleux caractéristique de la fin des années 1970. Ses lignes sont proches de celles de la Rekord E, avec une silhouette trois volumes classique, un capot long et une partie arrière sobre. Cette proximité esthétique explique que les deux modèles soient parfois confondus.

Les différences principales résident dans le traitement de la face avant, les équipements, les finitions et surtout la présence du six cylindres en ligne. La Commodore C se distingue également par des détails spécifiques comme ses enjoliveurs, ses éléments chromés et certains équipements de confort destinés à renforcer son statut supérieur.

À l’intérieur, elle reprend l’architecture générale des grandes Opel de l’époque avec une planche de bord fonctionnelle et orientée vers le confort. Selon les versions et les marchés, elle peut recevoir des équipements comme la direction assistée, la climatisation ou des vitres électriques.

La Commodore C représente ainsi la dernière évolution d’une lignée commencée en 1967. Après son arrêt en 1982, Opel ne renouvelle pas cette appellation en Europe, laissant les Senator et Omega occuper progressivement le rôle des grandes berlines à six cylindres de la marque.

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