Présentée en 2014, la Ferrari California T est un grand tourisme découvrable à moteur V8 biturbo, doté de quatre places en configuration 2+2 et d’un toit rigide rétractable. Elle marque une évolution technique importante dans la gamme Ferrari avec le retour de la suralimentation sur un modèle routier de série, tout en conservant la polyvalence qui distinguait déjà la California.
Une évolution profonde de la Ferrari California
La California T reprend le principe général de la Ferrari California qu’elle remplace : un moteur installé en position avant-centrale, une transmission aux roues arrière, une boîte à double embrayage et un habitacle 2+2. Elle ne constitue toutefois pas une simple mise à jour esthétique. Son moteur, son châssis, ses suspensions et ses systèmes électroniques ont été retravaillés afin d’améliorer simultanément les performances, le confort et l’efficacité.
Avant son apparition, la Ferrari California 30 avait déjà fait progresser le modèle avec une puissance accrue et un allègement annoncé. La California T poursuit cette transformation de manière plus radicale en abandonnant le V8 atmosphérique au profit d’un moteur turbocompressé de nouvelle génération.
La silhouette conserve les proportions d’un grand tourisme à moteur avant, avec un long capot et un habitacle reculé. Le toit rigide escamotable permet de passer d’un coupé fermé à un cabriolet en 14 secondes. Cette solution offre une meilleure isolation qu’une capote textile lorsque la voiture est fermée, au prix d’un mécanisme plus complexe et d’un encombrement supérieur dans la partie arrière.
Un V8 biturbo de 560 ch
La Ferrari California T reçoit un V8 à 90 degrés de 3 855 cm³, équipé d’une injection directe et de deux turbocompresseurs. Il développe 560 ch à 7 500 tr/min. Son couple maximal atteint 755 Nm à 4 750 tr/min en septième vitesse, la gestion électronique adaptant la valeur disponible selon le rapport engagé.
Cette modulation du couple vise à conserver une accélération progressive malgré la forte disponibilité du moteur à bas régime. Elle permet également de rapprocher le caractère mécanique de celui d’un moteur atmosphérique, avec une puissance qui continue de croître lorsque le régime augmente. La transmission repose sur une boîte F1 à double embrayage comportant sept rapports.
| Caractéristique | Valeur annoncée |
|---|---|
| Moteur | V8 biturbo à 90 degrés |
| Cylindrée | 3 855 cm³ |
| Puissance maximale | 560 ch à 7 500 tr/min |
| Couple maximal | 755 Nm à 4 750 tr/min en septième vitesse |
| Transmission | Boîte à double embrayage à 7 rapports |
| 0 à 100 km/h | 3,6 secondes |
| 0 à 200 km/h | 11,2 secondes |
| Vitesse maximale | Environ 316 km/h |
Les performances annoncées placent la California T parmi les voitures de grand tourisme les plus rapides de sa génération. Le passage de 0 à 100 km/h est donné pour 3,6 secondes, tandis que les 200 km/h sont atteints en 11,2 secondes. La vitesse maximale annoncée est d’environ 316 km/h.
Dimensions, poids et répartition des masses
La California T mesure 4 570 mm de long, 1 910 mm de large et 1 322 mm de haut. Son empattement atteint 2 670 mm. Ces dimensions correspondent à son positionnement de grand tourisme, avec un habitacle conçu pour accueillir deux occupants à l’avant et deux places arrière d’appoint.
Ferrari annonce un poids à sec de 1 625 kg, mais cette valeur suppose la présence d’équipements allégés disponibles en option. Elle ne doit donc pas être interprétée comme le poids réel d’un exemplaire standard prêt à circuler. La répartition des masses est donnée pour 47 % à l’avant et 53 % à l’arrière, malgré l’implantation du moteur devant l’habitacle.
Cette répartition est rendue possible par le positionnement avant-central du V8, installé en retrait de l’essieu avant, ainsi que par l’architecture de la transmission. Le châssis, la carrosserie et les principaux composants du toit sont fabriqués en aluminium, un matériau utilisé pour limiter la masse tout en assurant la rigidité nécessaire à un cabriolet performant.
Une sportive conçue pour rester polyvalente
La California T ne recherche pas uniquement la performance maximale. Son toit rigide, sa boîte à double embrayage et sa configuration 2+2 répondent aussi à un usage plus polyvalent que celui d’une berlinette à moteur central. Les places arrière restent principalement adaptées à de courts trajets ou au transport de bagages supplémentaires, mais elles élargissent les possibilités d’utilisation.
Le modèle dispose également de systèmes électroniques destinés à concilier stabilité et agilité. La présence d’amortisseurs pilotés permet d’adapter la réponse des suspensions aux conditions de conduite. La répartition des masses orientée vers l’arrière contribue pour sa part à la motricité lors des accélérations.
Lors de son homologation, Ferrari annonçait une consommation mixte de 10,5 l/100 km et des émissions de CO2 de 250 g/km avec le système HELE. Ces données ont été établies selon l’ancien cycle européen ECE+EUDC. Elles ne peuvent pas être comparées directement aux mesures WLTP utilisées aujourd’hui et ne constituent pas une estimation fiable de la consommation réelle dans toutes les conditions.
Le pack Handling Speciale
En 2016, Ferrari présente le pack Handling Speciale pour les conducteurs recherchant un comportement plus incisif. Cette évolution n’augmente pas la puissance du V8, mais modifie plusieurs réglages liés au châssis et à la transmission.
Le pack comprend notamment une calibration plus sportive des suspensions, une gestion spécifique de la boîte de vitesses et des amortisseurs, ainsi qu’un échappement retravaillé. Ferrari annonçait une augmentation de 3 dB du niveau sonore. L’objectif était de renforcer les sensations et la réactivité sans transformer la California T en modèle radicalement orienté vers le circuit.
Une appellation issue de l’histoire de Ferrari
Le nom California ne débute pas avec le modèle moderne. Il fait notamment référence à la Ferrari 250 California, un spider devenu l’une des Ferrari classiques les plus célèbres. L’appellation associait déjà l’idée d’une voiture sportive découvrable à celle d’un usage routier élégant.
La Ferrari 365 California a ensuite prolongé cette identité dans un registre davantage orienté vers le grand tourisme. La California T reprend cette logique en combinant performances élevées, confort, toit découvrable et aptitude à parcourir de longues distances, même si sa conception technique ne dérive pas directement de ces modèles historiques.
Prix neuf, période de commercialisation et marché de l’occasion
En France, le tarif neuf de référence indiqué au 1er juin 2014 était de 188 353 euros TTC, hors options. Cette valeur est strictement historique. Le prix effectivement payé pouvait être sensiblement supérieur en fonction de la personnalisation, des matériaux choisis et des équipements ajoutés.
La commercialisation française s’est achevée en 2017. Sur le marché de l’occasion, la valeur d’une California T dépend désormais de son année, de son kilométrage, de son historique d’entretien, de sa configuration et de son état général. Les exemplaires équipés du pack Handling Speciale peuvent également présenter un positionnement particulier, mais les prix affichés dans les annonces restent évolutifs et ne constituent pas à eux seuls une cote officielle.
L’examen du carnet d’entretien et des factures est particulièrement important pour une voiture de cette catégorie. La présence d’un suivi cohérent, la conformité des opérations réalisées et l’état du toit rétractable, des suspensions pilotées, de la boîte à double embrayage et du système de freinage doivent être pris en compte dans l’évaluation globale d’un exemplaire.
Le remplacement par la Ferrari Portofino
La Ferrari Portofino, dévoilée en septembre 2017, succède à la California T. Elle reprend le principe du coupé-cabriolet 2+2 à moteur V8 biturbo, avec une puissance portée à 600 ch. Ferrari annonçait également un nouveau châssis sensiblement plus léger que celui de sa devancière.
La California T reste ainsi un modèle charnière dans l’histoire récente de Ferrari. Elle a introduit le V8 biturbo dans cette famille de grands tourismes découvrables et établi les bases techniques reprises puis développées par la Portofino.











