Commercialisée à partir de 2008, la Ferrari California est un coupé-cabriolet à moteur V8 conçu pour associer performances, polyvalence et conduite à ciel ouvert. Elle se distingue notamment par son toit rigide rétractable, sa boîte à double embrayage et une architecture à moteur avant, moins radicale dans son approche que celle des berlinettes à moteur central de la marque. Trois grandes versions jalonnent sa carrière : la California de 460 ch, la California 30 de 490 ch et la California T de 560 ch.
Un nom hérité des grands cabriolets Ferrari
L’appellation California n’apparaît pas pour la première fois en 2008. Ferrari l’utilise dès 1957 pour la Ferrari 250 California, un spider développé pour répondre à la demande du marché de la côte Ouest des États-Unis. Ferrari indique que 106 exemplaires de cette famille ont été produits, dont neuf avec une carrosserie en aluminium.
Le nom est ensuite repris dans les années 1960 avec la Ferrari 365 California. La California moderne ne constitue toutefois pas une réinterprétation directe de ces modèles historiques. Elle reprend surtout leur philosophie de grand tourisme découvrable, pensée pour parcourir de longues distances tout en conservant les performances attendues d’une Ferrari.
La Ferrari California lancée en 2008
Présentée en 2008, la première California moderne reçoit un V8 atmosphérique de 4 297 cm³ à injection directe. Il développe 460 ch à 7 750 tr/min et un couple maximal de 485 Nm à 5 000 tr/min. La puissance est transmise aux roues arrière par une boîte F1 à double embrayage comptant sept rapports.
Ferrari annonce une vitesse maximale de 310 km/h et un passage de 0 à 100 km/h en 4,0 secondes. Ces chiffres placent la California parmi les voitures de grand tourisme les plus rapides de son époque, tout en conservant un caractère moins exclusif et moins contraignant que celui d’un modèle principalement conçu pour le circuit.
Son principal élément distinctif est son toit rigide rétractable. Une fois fermé, il donne à la voiture l’allure et la protection d’un coupé. Lorsqu’il est replié, la California devient un cabriolet sans imposer l’usage d’une capote souple. Ferrari annonçait un volume de coffre de 340 litres avec le toit déployé et de 240 litres lorsque celui-ci était rangé.
California 30 : plus puissante et plus légère
En 2012, Ferrari fait évoluer le modèle avec la Ferrari California 30. Son nom résume les deux principales modifications : une augmentation de puissance de 30 ch et une réduction de masse de 30 kg.
Le V8 atmosphérique de 4,3 litres atteint alors 490 ch et 505 Nm. La vitesse maximale progresse légèrement, de 310 à 312 km/h, tandis que le 0 à 100 km/h passe de 4,0 à 3,8 secondes. Cette évolution ne transforme pas le concept de la voiture, mais améliore son rapport poids-puissance et ses performances sans abandonner le moteur atmosphérique.
California T : le passage au V8 biturbo
Lancée en 2014, la Ferrari California T marque une rupture mécanique importante. Le V8 atmosphérique laisse place à un V8 biturbo de 3 855 cm³ développant 560 ch à 7 500 tr/min. Son couple maximal atteint 755 Nm à 4 750 tr/min, soit une progression particulièrement nette par rapport aux 505 Nm de la California 30.
Grâce à cette nouvelle motorisation, la California T atteint 316 km/h et réalise le 0 à 100 km/h en 3,6 secondes. Le gain ne se limite donc pas à la puissance maximale. La hausse du couple modifie également la disponibilité du moteur, avec des reprises potentiellement plus vigoureuses à régime intermédiaire que celles des versions atmosphériques.
Ferrari installe aussi le moteur 40 mm plus bas que sur la génération précédente. Le châssis et la carrosserie sont entièrement réalisés en aluminium, tandis que la répartition des masses annoncée est de 47 % sur l’avant et 53 % sur l’arrière. Cette distribution conserve davantage de poids sur le train arrière malgré la position avant du moteur.
Comparaison des principales versions
| Version | Année de lancement | Moteur | Puissance | Couple | 0 à 100 km/h | Vitesse maximale |
|---|---|---|---|---|---|---|
| California | 2008 | V8 atmosphérique de 4 297 cm³ | 460 ch | 485 Nm | 4,0 s | 310 km/h |
| California 30 | 2012 | V8 atmosphérique de 4,3 litres | 490 ch | 505 Nm | 3,8 s | 312 km/h |
| California T | 2014 | V8 biturbo de 3 855 cm³ | 560 ch | 755 Nm | 3,6 s | 316 km/h |
Quelle Ferrari California choisir ?
La première version de 460 ch s’adresse principalement aux conducteurs qui recherchent le caractère d’un V8 atmosphérique et la configuration originelle du modèle lancé en 2008. Elle affiche les performances les moins élevées de la gamme, mais l’écart reste limité dans un usage routier, avec un 0 à 100 km/h réalisé en 4,0 secondes.
La California 30 constitue une évolution intermédiaire. Elle conserve le moteur atmosphérique tout en apportant davantage de puissance, un couple légèrement supérieur et une masse réduite. Elle peut ainsi représenter un compromis pour ceux qui souhaitent la mécanique de la première California avec des performances améliorées.
La California T est la plus performante des trois. Son V8 biturbo fournit 70 ch et 250 Nm de plus que celui de la California 30. Elle se distingue également par ses évolutions de châssis et par une implantation plus basse du moteur. En contrepartie, son comportement mécanique diffère nécessairement de celui des versions atmosphériques, notamment par la manière dont le couple est délivré.
Consommation et émissions : des chiffres à replacer dans leur contexte
Ferrari annonçait pour la California de 460 ch une consommation combinée de 13,1 l/100 km et des émissions de 305,6 g de CO2 par kilomètre. Pour la California T équipée du système HELE, les valeurs communiquées descendaient à 10,5 l/100 km et 250 g de CO2 par kilomètre.
Ces données historiques reposent sur l’ancien cycle combiné ECE+EUDC. Elles ne doivent pas être comparées directement à des valeurs WLTP plus récentes, obtenues selon un protocole différent. La consommation réelle dépend par ailleurs du type de trajet, du rythme de conduite et des conditions d’utilisation.
Prix neuf et marché de l’occasion
À titre de repère historique, le tarif français de la California V8 4.3 de 490 ch était indiqué à 184 225 euros TTC au 1er avril 2012. Ce prix correspondait au véhicule neuf de l’époque et ne reflète ni le coût des options, ni les évolutions fiscales, ni la valeur actuelle des exemplaires disponibles.
Au 5 août 2026, les annonces françaises observées situaient certaines California à moteur atmosphérique autour de 85 000 à 130 000 euros. Les California T les plus récentes pouvaient approcher 169 000 euros. Ces montants constituent uniquement un instantané du marché : ils évoluent selon l’année, le kilométrage, l’état, l’historique d’entretien et la configuration de chaque voiture.
Avant de comparer deux exemplaires, il est donc préférable de distinguer clairement la version mécanique concernée. Une California de 460 ch, une California 30 et une California T ne présentent ni les mêmes performances ni la même motorisation. L’année de première mise en circulation ne suffit pas toujours à évaluer précisément une voiture sans vérifier sa désignation complète.
La fin de la lignée California
La carrière de la California s’achève avec l’arrivée de la Ferrari Portofino, dévoilée en 2017 pour remplacer la California T. Ferrari met alors en avant un nouveau châssis permettant un allègement important par rapport au modèle sortant, tout en conservant le principe d’un grand tourisme découvrable à moteur V8 avant.






