Présentée en juillet 2026, la McLaren 788HS représente une évolution particulièrement radicale de la famille des supercars à moteur V8 central arrière du constructeur britannique. Déclinée en coupé et en Spider, elle associe une puissance annoncée de 788 PS, un couple de 800 Nm et un travail aérodynamique spécifique. Son ambition ne se limite pas à augmenter les performances de la 750S : elle cherche également à améliorer l’efficacité aérodynamique et à renforcer le caractère sportif de cette architecture.
Produite à seulement 200 exemplaires, répartis entre les deux carrosseries, la 788HS occupe une place particulière dans la gamme. Elle reprend les bases techniques développées depuis la 720S, tout en bénéficiant d’évolutions mécaniques et stylistiques destinées à la distinguer des versions précédentes. Son appellation HS, pour High Sport, souligne cette orientation vers les performances.
Une évolution de la lignée 720S, 765LT et 750S
Pour comprendre la place de la McLaren 788HS, il faut revenir à la 720S, lancée en 2017. Cette supercar a inauguré une génération de modèles reposant sur une structure en fibre de carbone et un V8 biturbo de quatre litres installé derrière les sièges. Elle a servi de base à plusieurs évolutions, dont la 765LT, puis la 750S. La 788HS s’inscrit dans cette continuité technique plutôt que dans le lancement d’une génération entièrement nouvelle.
La 765LT avait privilégié une approche orientée vers l’allègement, avec une carrosserie et des équipements adaptés à une utilisation plus exigeante sur circuit. La 750S, apparue en 2023, a ensuite perfectionné la formule de la 720S en travaillant notamment sur la puissance, le comportement et la réduction de la masse. La 788HS pousse cette évolution plus loin, en associant une puissance supérieure à un ensemble aérodynamique spécifique.
La McLaren 750S constitue ainsi le point de comparaison le plus pertinent. Son V8 développe 750 PS et 800 Nm, tandis que la 788HS annonce 788 PS pour un couple maximal identique. Le gain porte donc principalement sur la puissance maximale, et non sur le couple annoncé. Cette distinction compte pour comprendre le développement du moteur : l’augmentation de puissance ne se traduit pas nécessairement par une hausse du couple disponible à bas régime.
La présentation de la 788HS en juillet 2026, autour du Festival of Speed de Goodwood, marque une nouvelle étape dans cette lignée. McLaren la positionne comme l’ultime évolution de cette famille de supercars. Elle ne remplace toutefois pas l’ensemble de la gamme du constructeur, qui comprend également des modèles aux architectures et aux objectifs différents.
Un V8 biturbo de 788 PS et des performances de premier plan
La McLaren 788HS conserve le V8 essence biturbo de 3 994 cm³ de la famille. Implanté longitudinalement en position centrale arrière, il entraîne les roues arrière par l’intermédiaire d’une boîte automatique à double embrayage à sept rapports. Cette disposition permet de concentrer les masses à proximité du centre de la voiture, tout en conservant une silhouette basse et une architecture conçue pour la conduite sportive.
La puissance annoncée atteint 788 PS, soit environ 580 kW ou 777 bhp selon le système d’unités utilisé. Ces chiffres désignent une même puissance exprimée différemment : il ne faut donc pas les interpréter comme trois niveaux de performance distincts. Le couple maximal atteint 800 Nm. McLaren conserve ainsi une valeur de couple identique à celle de la 750S, mais augmente la puissance disponible à haut régime.
Cette évolution s’accompagne de modifications annoncées sur plusieurs composants du moteur, notamment les pistons forgés allégés et les turbocompresseurs à faible inertie. L’alimentation en carburant a également été adaptée. L’objectif est de permettre au groupe motopropulseur de délivrer davantage de puissance tout en préservant la réponse attendue d’un V8 biturbo. L’échappement en titane, doté de quatre sorties, participe à la définition technique et visuelle de cette version.
Les performances annoncées illustrent le niveau recherché. Le 0 à 100 km/h est donné pour 2,8 secondes, le 0 à 200 km/h pour 7 secondes et la vitesse maximale atteint 330 km/h. Le second chiffre est particulièrement intéressant : il renseigne sur la capacité de la voiture à poursuivre son accélération bien au-delà des vitesses urbaines et des premières secondes de lancement.
Ces valeurs restent des données constructeur, et non des résultats d’un essai indépendant réalisé pour cet article. Elles dépendent notamment des conditions de mesure, de l’adhérence et de la configuration du véhicule. Dans le cadre d’une comparaison entre supercars, il est donc préférable d’utiliser les mêmes unités et des protocoles équivalents plutôt que de rapprocher directement des chiffres provenant de conventions différentes.
Un travail aérodynamique spécifique à la 788HS
La différence entre la 788HS et les versions précédentes ne se résume pas à la puissance supplémentaire. La carrosserie reçoit un ensemble d’éléments destinés à améliorer l’écoulement de l’air et l’appui à haute vitesse. À l’avant, une lame redessinée travaille avec un capot intégrant un conduit de type S-duct. À l’arrière, un aileron actif surélevé et un diffuseur plus développé participent à la gestion des flux sous et autour de la voiture.
Le constructeur et les publications consacrées à cette présentation mettent en avant un gain d’appui annoncé de 10 % par rapport à la 765LT. Ce chiffre décrit une évolution aérodynamique revendiquée, mais ne signifie pas automatiquement que la 788HS sera 10 % plus rapide sur un circuit. Un appui supérieur peut améliorer le potentiel de stabilité et d’adhérence dans certaines conditions, mais les chronos dépendent aussi des pneus, du freinage, des réglages de suspension, de la température et du tracé.
L’aileron actif est particulièrement important dans cet ensemble. Sa fonction ne consiste pas uniquement à augmenter l’appui : un dispositif mobile peut adapter son action aux différentes phases de conduite, en conciliant stabilité et limitation de la résistance à l’avancement selon le mode de fonctionnement. Les détails complets de ses lois de commande spécifiques à la 788HS ne sont toutefois pas établis ici.
Les roues forgées à fixation centrale et les éléments en fibre de carbone renforcent l’identité de cette version. La fixation centrale rappelle les solutions utilisées dans des environnements sportifs exigeants, tandis que les matériaux légers contribuent à maîtriser la masse. Ces équipements doivent être considérés comme les éléments d’un ensemble cohérent plutôt que comme des accessoires purement décoratifs.
Fiche technique de la McLaren 788HS
| Caractéristique | McLaren 788HS |
|---|---|
| Année de présentation | 2026 |
| Type | Supercar biplace |
| Carrosseries | Coupé et Spider |
| Moteur | V8 essence biturbo |
| Cylindrée | 3 994 cm³ |
| Puissance maximale | 788 PS, environ 580 kW ou 777 bhp |
| Couple maximal | 800 Nm |
| Transmission | Propulsion |
| Boîte de vitesses | Automatique à double embrayage, 7 rapports |
| Implantation du moteur | Centrale arrière longitudinale |
| Structure | Monocoque en fibre de carbone, architecture issue de la famille 720S |
| Suspensions | À double triangulation, avec contrôle adaptatif rapporté |
| Direction | Assistance hydraulique rapportée, configuration exacte à confirmer |
| Freins | Carbone-céramique ; étriers avant monoblocs en aluminium forgé à six pistons rapportés |
| Pneus avant | 245/35 R19, dimension répertoriée dans les bases secondaires |
| Pneus arrière | 305/30 R20, dimension répertoriée dans les bases secondaires |
| Longueur du coupé | 4 569 mm |
| Empattement | 2 670 mm |
| Hauteur du coupé | Environ 1 191 à 1 196 mm selon les données secondaires |
| Largeur | Valeur dépendante de la convention de mesure, notamment avec ou sans rétroviseurs |
| Masse à sec annoncée | 1 265 kg |
| Masse en ordre de marche du coupé | Environ 1 389 kg selon une fiche secondaire |
| Masse en ordre de marche du Spider | Environ 1 438 kg selon une fiche secondaire |
| 0 à 100 km/h | 2,8 s |
| 0 à 200 km/h | 7 s |
| Vitesse maximale | 330 km/h |
| Consommation mixte | 12,2 l/100 km, valeur secondaire à confirmer pour l’homologation de cette version |
| Émissions de CO₂ | 276 g/km, valeur secondaire à confirmer pour l’homologation de cette version |
| Production totale annoncée | 200 exemplaires |
| Répartition de la production | 100 coupés et 100 Spider |
788HS coupé ou Spider : deux interprétations de la même supercar
La McLaren 788HS est proposée en coupé et en Spider. Les deux versions partagent la même puissance annoncée et la même orientation sportive, mais elles répondent à des priorités différentes. Le coupé constitue la référence naturelle pour apprécier l’architecture fermée et la recherche de masse, tandis que le Spider ajoute la possibilité de rouler à ciel ouvert.
La différence de masse mérite une attention particulière. Les valeurs secondaires disponibles indiquent environ 1 389 kg en ordre de marche pour le coupé et 1 438 kg pour le Spider. L’écart d’environ 49 kg illustre le coût pondéral associé à la carrosserie découvrable et à ses mécanismes. Il ne faut cependant pas comparer ces chiffres directement à la masse à sec annoncée de 1 265 kg : les méthodes de calcul et les équipements inclus ne sont pas identiques.
Cette distinction est importante pour les acheteurs qui privilégient la conduite sur circuit. Une masse supérieure peut influer sur les changements d’appui, les freinages et la gestion thermique lors d’une utilisation intensive. Elle ne suffit toutefois pas à déterminer seule la performance réelle : les réglages de châssis, les pneumatiques et les conditions de roulage restent déterminants.
Le McLaren 750S Spider fournit un point de comparaison utile pour situer cette carrosserie dans la gamme. La 788HS Spider reprend la logique d’une supercar découvrable à moteur central arrière, mais se distingue par sa puissance annoncée et son traitement aérodynamique particulier. La présence d’un toit escamotable ne transforme donc pas la voiture en simple variante esthétique : elle entraîne aussi des compromis de structure et de masse.
Une série limitée à 200 exemplaires
McLaren annonce une production mondiale limitée à 200 voitures, avec une répartition égale entre coupé et Spider. Cette quantité place la 788HS dans le registre des séries spéciales à diffusion très restreinte. Elle se distingue ainsi des modèles de production plus large, même si sa parenté technique avec la 750S demeure manifeste.
Lors de la présentation, les prix rapportés par des bases automobiles secondaires atteignaient environ 600 000 euros pour le coupé et 625 000 euros pour le Spider. Ces montants donnent un ordre de grandeur, mais ne constituent pas des tarifs catalogue français officiellement confirmés. Les prix peuvent en outre varier selon le marché, les taxes et les personnalisations choisies auprès de McLaren Special Operations.
La personnalisation joue un rôle important dans le positionnement de ce type de voiture. MSO permet d’individualiser certains choix de finition et d’équipement, mais il convient de distinguer les possibilités de personnalisation des caractéristiques mécaniques communes à la série. Une peinture spécifique ou un intérieur sur mesure ne signifie pas nécessairement qu’un exemplaire possède une configuration moteur différente.
La rareté ne garantit pas à elle seule une hausse de valeur. L’état, le kilométrage, l’historique d’entretien, la configuration et la demande pour ce modèle pèseront sur les transactions futures. Faute de données solides sur des ventes comparables, il serait prématuré d’attribuer à la 788HS une valeur de collection ou une plus-value certaine.
Le constructeur indique que les exemplaires de la série ont été attribués à des clients. Cette situation distingue la disponibilité commerciale théorique de la possibilité réelle d’obtenir une voiture neuve dans le cadre de la production initiale. Un exemplaire peut encore apparaître sur le marché secondaire sans que cela signifie que McLaren ait relancé les commandes de fabrication.
La place de la 788HS face aux McLaren les plus radicales
La 788HS partage avec la McLaren 765LT une orientation marquée vers la performance, mais les deux modèles ne suivent pas exactement la même approche. La 765LT met l’accent sur l’allègement et une définition particulièrement adaptée au circuit. La 788HS associe une puissance supérieure à un ensemble aérodynamique qui lui est propre. Cette différence de priorité est plus instructive qu’un simple classement fondé sur la puissance maximale.
La comparaison avec la McLaren 720S permet de mesurer l’évolution de la famille depuis 2017. La silhouette générale et l’architecture centrale arrière restent reconnaissables, mais la succession des versions a fait progresser la puissance et affiné les solutions de châssis et d’aérodynamique. La 788HS représente l’aboutissement annoncé de cette évolution, sans pour autant constituer une nouvelle architecture entièrement indépendante.
La McLaren Senna offre un autre point de comparaison pour comprendre la place de l’aérodynamique dans une supercar de route. Son orientation vers l’appui et l’utilisation sur circuit est particulièrement affirmée, mais elle appartient à un programme distinct. La 788HS ne doit donc pas être présentée comme sa descendante directe : elle prolonge avant tout la famille technique de la 720S, avec une définition spécifique destinée à conjuguer performances élevées et usage routier.
Le choix entre ces modèles dépend finalement des priorités de leur propriétaire. La puissance maximale, la masse, la configuration de carrosserie et le travail aérodynamique décrivent des aspects différents de la performance. Pour apprécier les écarts entre ces McLaren, il est plus pertinent de les examiner ensemble que de considérer un seul chiffre comme un indicateur suffisant de leurs capacités.
