Présentée en 2012, la Ferrari California 30 est une évolution directe de la première California moderne. Son nom ne désigne ni une cylindrée ni une série limitée. Le nombre 30 résume les deux principales modifications annoncées par Ferrari : 30 ch supplémentaires et 30 kg de moins. La puissance du V8 passe ainsi de 460 à 490 ch, tandis que les performances progressent sans remettre en cause la polyvalence du coupé-cabriolet.
Pourquoi porte-t-elle le nom California 30 ?
La California 30 reprend la base de la Ferrari California, lancée avec un V8 atmosphérique de 460 ch. Ferrari a revu le moteur et allégé la voiture afin d’améliorer son rapport poids-puissance. L’appellation « 30 » permet donc d’identifier rapidement cette version optimisée, apparue avant le passage à la suralimentation.
Cette évolution ne correspond pas à une nouvelle génération. La silhouette, le toit rigide escamotable et le positionnement général restent proches de ceux de la California initiale. Les changements portent principalement sur la mécanique, le poids et les réglages dynamiques.
Un V8 atmosphérique porté à 490 ch
La Ferrari California 30 conserve un moteur V8 atmosphérique à 90 degrés d’une cylindrée de 4 297 cm³. Alimenté par injection directe, il développe 490 ch à 7 750 tr/min et un couple maximal de 505 Nm à 5 000 tr/min. Ces valeurs de puissance sont annoncées avec du carburant à indice d’octane 98 RON.
Le gain de 30 ch par rapport à la California de 460 ch s’accompagne d’une hausse du couple, qui passe de 485 à 505 Nm. La California 30 reste donc fidèle au caractère d’un moteur atmosphérique, avec une puissance maximale obtenue à haut régime, contrairement à la Ferrari California T qui adoptera ensuite un V8 biturbo.
Performances de la Ferrari California 30
Ferrari annonce un 0 à 100 km/h réalisé en 3,8 secondes, contre 4 secondes pour la California d’origine. La vitesse maximale atteint 312 km/h, soit 2 km/h de plus que la version de 460 ch. Les chiffres officiels mentionnent également 12 secondes sur 400 mètres et 21,8 secondes sur 1 000 mètres départ arrêté.
| Caractéristique | Ferrari California | Ferrari California 30 |
|---|---|---|
| Puissance | 460 ch | 490 ch |
| Couple maximal | 485 Nm | 505 Nm |
| 0 à 100 km/h | 4,0 s | 3,8 s |
| Vitesse maximale | 310 km/h | 312 km/h |
La progression ne se résume donc pas à la vitesse maximale. Le principal bénéfice apparaît dans l’accélération et dans le rapport entre la puissance disponible et la masse de la voiture. La réduction de poids contribue directement à ce résultat, même si la California 30 demeure un modèle plus orienté vers la polyvalence que les berlinettes Ferrari les plus radicales.
Dimensions, poids et répartition des masses
La California 30 mesure 4 562 mm de long, 1 909 mm de large et 1 322 mm de haut. Son empattement atteint 2 670 mm. Ferrari annonce un poids en ordre de marche de 1 735 kg, avec une répartition de 47 % sur l’avant et de 53 % sur l’arrière.
Cette répartition légèrement favorable à l’arrière participe à l’équilibre recherché malgré la présence du moteur à l’avant. Les 30 kg économisés par rapport à la version précédente ne transforment pas la California en sportive dépouillée, mais ils complètent utilement l’augmentation de puissance.
Un coupé-cabriolet conçu pour rester utilisable
La California 30 conserve un toit rigide rétractable. Son mécanisme fait fonctionner plusieurs éléments simultanément afin de limiter le temps nécessaire à l’ouverture ou à la fermeture. Une fois le toit déployé, le coffre offre un volume annoncé de 340 litres. Lorsque le toit est replié, ce volume descend à 240 litres.
Cette configuration distingue la California 30 de nombreux cabriolets sportifs à toit souple. Elle lui permet de combiner une carrosserie fermée de type coupé et une conduite à ciel ouvert, tout en conservant un espace de chargement dont la capacité dépend de la position du toit.
Le pack Handling Speciale
Ferrari proposait également un pack optionnel Handling Speciale. Celui-ci comprenait notamment une direction plus directe et une gestion plus sportive de la suspension pilotée. Il ne s’agit pas d’un modèle distinct, mais d’une configuration destinée à rendre les réactions de la voiture plus incisives.
Cette distinction est importante lors de la présentation ou de l’identification d’un exemplaire. Une California 30 standard et une California 30 équipée du pack Handling Speciale partagent le même moteur de 490 ch, mais leurs réglages de châssis ne sont pas strictement identiques.
Consommation et émissions homologuées
La consommation mixte officielle était annoncée à 13,1 l/100 km, pour des émissions de CO₂ de 299 g/km. Ces chiffres correspondent à l’ancien cycle européen ECE+EUDC utilisé à l’époque de la commercialisation. Ils ne doivent pas être assimilés à une consommation réelle garantie ni comparés directement aux valeurs WLTP publiées pour des véhicules plus récents.
La consommation effective dépend notamment du parcours, du rythme de conduite, de la circulation et de l’état du véhicule. Les valeurs historiques restent néanmoins utiles pour replacer la California 30 dans son contexte technique et réglementaire de 2012.
La dernière California à moteur atmosphérique
La California 30 occupe une place particulière dans la gamme Ferrari. Elle représente l’aboutissement de la première génération moderne de California équipée du V8 atmosphérique de 4,3 litres. En 2014, la California T introduit un V8 biturbo de 3 855 cm³ développant 560 ch et 755 Nm.
Le passage au turbo modifie profondément la mécanique et la manière dont le couple est délivré. La California 30 reste ainsi la dernière évolution atmosphérique de cette lignée avant le renouvellement technologique apporté par la California T.
Une appellation issue de l’histoire de Ferrari
Le nom California existait bien avant le modèle moderne. Il avait notamment été utilisé pour la Ferrari 250 California, devenue l’une des Ferrari classiques les plus connues. La California 30 ne doit toutefois pas être confondue avec cette voiture de collection : elle appartient à une époque, une architecture et une gamme entièrement différentes.
Ferrari a également employé cette appellation sur la Ferrari 365 California. Le modèle de 2012 reprend donc un nom historique, mais l’associe à une formule moderne de coupé-cabriolet performant, utilisable aussi bien toit fermé que découvert.
Quelle place après la California 30 ?
Après la California T, Ferrari a poursuivi cette formule avec la Ferrari Portofino. La California 30 demeure néanmoins un modèle charnière : elle combine la carrosserie polyvalente de la California avec la version la plus puissante de son V8 atmosphérique, juste avant l’arrivée du moteur biturbo.
Pour distinguer clairement la California 30 de la California initiale, les éléments les plus pertinents restent son apparition en 2012, sa puissance de 490 ch, son couple de 505 Nm et la réduction de masse annoncée de 30 kg. Ces caractéristiques expliquent directement son appellation et sa position dans l’histoire récente des modèles Ferrari à moteur avant.











