Opel Commodore A

Opel Commodore A

L’Opel Commodore A est la première génération de la gamme Commodore, lancée en 1967 pour occuper une position intermédiaire entre les modèles familiaux Opel et les grandes berlines de prestige de la marque. Basée sur la plateforme de la Opel Rekord C, elle se distingue par ses moteurs six cylindres en ligne, son équipement plus raffiné et ses ambitions plus sportives.

Produite jusqu’en 1971, la Commodore A reprend les lignes modernes de la Rekord C tout en adoptant une identité plus luxueuse. Elle devient rapidement l’une des Opel les plus performantes de son époque grâce notamment à la version GS/E équipée d’une injection électronique.

La naissance de l’Opel Commodore A dans la gamme Opel

À la fin des années 1960, Opel cherche à renforcer son offre dans le segment des voitures familiales supérieures. La gamme Opel Rekord représente alors le cœur de marché du constructeur allemand, mais ses versions quatre cylindres ne permettent pas de rivaliser avec certaines berlines plus prestigieuses proposées par la concurrence.

L’Opel Commodore A est créée pour répondre à ce besoin. Elle reprend la structure de la Rekord C tout en adoptant exclusivement des moteurs six cylindres en ligne. Son positionnement se situe ainsi entre les Rekord classiques et les grandes Opel de prestige comme l’Opel Diplomat.

Présentée en 1967, elle est proposée avec une carrosserie berline et un coupé deux portes. Son style reprend les grands principes esthétiques Opel de l’époque avec une silhouette longue, un capot étiré et une présentation plus élégante que celle de la Rekord dont elle dérive.

La gamme Commodore s’inscrit ensuite dans la durée avec plusieurs générations successives. La Commodore A sera remplacée en 1972 par la Opel Commodore B, basée sur une nouvelle évolution de la plateforme Opel.

Une évolution sportive autour des moteurs six cylindres

Au lancement, l’Opel Commodore A reçoit des moteurs six cylindres issus de la famille CIH du constructeur. Le modèle débute avec le six cylindres 2,2 litres et le 2,5 litres, ce dernier devenant rapidement le moteur principal de la gamme.

La version 2500 S constitue le cœur de l’offre avec une orientation davantage tournée vers le confort et les longues distances. En 1967 apparaît la Commodore GS, une variante plus dynamique équipée d’une alimentation améliorée et d’une présentation sportive spécifique.

L’évolution la plus marquante intervient en 1970 avec la Commodore GS/E. Cette version reçoit une injection électronique Bosch, une technologie encore rare sur une voiture familiale de grande série à cette époque. Avec environ 150 chevaux, elle devient la version la plus performante de la Commodore A et vise directement les amateurs de conduite sportive.

Une version GS 2800 équipée d’un moteur six cylindres de plus forte cylindrée apparaît également en fin de carrière, mais reste beaucoup moins répandue que les versions 2,5 litres.

Fiche technique de l’Opel Commodore A

CaractéristiqueDonnée
Production1967 à 1971
Architecture moteurSix cylindres en ligne essence, famille Opel CIH
Cylindrées2 239 cm³, 2 490 cm³ et 2 784 cm³ selon versions
AlimentationCarburateur simple ou double selon version, injection électronique Bosch sur GS/E
PuissanceEnviron 95 ch à 150 ch selon motorisation
CoupleEnviron 170 à 200 Nm selon moteur
ImplantationMoteur longitudinal avant
TransmissionPropulsion arrière
Boîte de vitessesManuelle quatre rapports, automatique disponible selon versions
StructureCarrosserie autoporteuse dérivée de la Rekord C
Suspension avantRoues indépendantes
Suspension arrièreEssieu rigide avec ressorts hélicoïdaux
FreinsDisques à l’avant, tambours à l’arrière
LongueurEnviron 4,57 m
LargeurEnviron 1,75 m
HauteurEnviron 1,45 m
EmpattementEnviron 2,67 m
PoidsEnviron 1 130 à 1 240 kg selon version
Vitesse maximaleEnviron 170 à 190 km/h selon motorisation
0 à 100 km/hEnviron 10 à 13 secondes selon version

Un style proche de la Rekord C mais une identité propre

L’Opel Commodore A partage de nombreux éléments avec la Rekord C, mais plusieurs détails permettent de l’identifier. Sa carrosserie conserve les proportions générales de la berline familiale Opel avec une ligne de caisse basse, une grande surface vitrée et des formes typiques du design automobile de la fin des années 1960.

La présence d’un moteur six cylindres impose un capot plus long et participe à son image de voiture supérieure. Les versions les mieux équipées reçoivent une présentation plus valorisante avec davantage de chrome, des équipements spécifiques et, pour les modèles sportifs GS et GS/E, des éléments extérieurs distinctifs.

Le coupé Commodore A adopte une silhouette plus élégante avec une ligne de toit plus fuyante. Cette carrosserie contribue à l’image sportive du modèle et préfigure l’évolution du style Opel vers des véhicules plus orientés plaisir, comme l’Opel Manta A apparue quelques années plus tard.

Production, versions et carrière commerciale

La production totale de l’Opel Commodore A atteint environ 156 000 exemplaires entre 1967 et 1971. Elle connaît un succès commercial suffisant pour installer durablement le nom Commodore dans la gamme Opel.

Les principales versions produites sont la Commodore 2200, la Commodore 2500 S, la Commodore GS 2500, la GS/E à injection électronique et la GS 2800. La diversité de cette gamme permet à Opel de proposer une voiture confortable pour les grands trajets tout en offrant une variante sportive capable de rivaliser avec des modèles plus prestigieux.

La Commodore A reste toutefois moins diffusée que la Rekord C sur laquelle elle repose. Son positionnement supérieur, ses moteurs six cylindres et ses coûts d’utilisation plus élevés limitent naturellement son volume de production.

La Commodore A en compétition et dans l’histoire Opel

Grâce à ses qualités mécaniques, l’Opel Commodore A est également utilisée en compétition. Des préparations réalisées notamment par Steinmetz permettent d’engager le modèle dans des épreuves sportives, en particulier avec les versions GS équipées de moteurs six cylindres préparés.

La GS/E occupe une place particulière dans l’histoire Opel puisqu’elle fait partie des premières voitures de la marque équipées d’une injection électronique destinée à améliorer les performances et l’efficacité du moteur.

Après la fin de production de la Commodore A, Opel poursuit son offre de coupés et de grandes sportives à six cylindres avec d’autres modèles comme l’Opel Monza, qui reprend plus tard une partie de cette philosophie dans un segment supérieur.

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