Le SsangYong Korando est un tout-terrain sud-coréen dont l’histoire remonte à 1983. D’abord conçu dans l’esprit des véhicules Jeep rustiques, il a progressivement évolué vers un SUV compact destiné à un usage familial. Son nom désigne ainsi plusieurs générations aux architectures et aux vocations différentes, depuis le 4×4 à trois portes jusqu’au modèle moderne proposé en version électrique.
Cette évolution accompagne les transformations de SsangYong, devenu ensuite KG Mobility. Pour comprendre le Korando, il faut distinguer le tout-terrain originel des générations suivantes, sans attribuer à l’un les caractéristiques techniques de l’autre.
1983 : les origines du Korando
Le Korando apparaît en 1983 sous la marque Keohwa, dans un contexte où l’industrie automobile sud-coréenne développe ses propres véhicules à partir de bases techniques éprouvées. Le modèle reprend une conception proche de celle de la Jeep CJ-7, avec une carrosserie anguleuse et une architecture adaptée à une utilisation tout-terrain.
Son nom est généralement interprété comme une contraction de « Korea Can Do », une formule qui souligne l’ambition industrielle nationale. Cette explication est couramment reprise dans les historiques du modèle, même si elle ne suffit pas à établir à elle seule l’origine officielle de son appellation.
La première génération se caractérise par une silhouette compacte à trois portes et une conception relativement simple. Elle s’inscrit dans la tradition des 4×4 utilitaires, conçus pour circuler sur des terrains difficiles plutôt que pour privilégier le confort routier d’un SUV contemporain.
Le véhicule connaît plusieurs changements de contexte industriel. Keohwa est suivi par Dong-A Motors, puis par SsangYong à partir de 1988. Ces évolutions de marque expliquent pourquoi les exemplaires anciens peuvent porter des identités différentes dans les documents et les annonces d’époque.
Du tout-terrain historique au SUV moderne
La deuxième génération, lancée en 1996, conserve une orientation tout-terrain, mais adopte une présentation plus moderne. Elle constitue une étape importante dans l’évolution du Korando, qui s’éloigne progressivement de l’image du véhicule directement apparenté à la Jeep ancienne.
Cette génération est parfois associée à la marque Daewoo durant la période où le constructeur sud-coréen est intégré à cet ensemble industriel. Le nom SsangYong revient ensuite dans la commercialisation. La chronologie précise peut varier selon les marchés, où les changements de marque et les dates d’arrêt ne coïncident pas toujours.
Après la fin de carrière de cette génération, le nom Korando revient en 2010 avec un véhicule profondément différent. Présenté comme un SUV compact à cinq portes, il adopte une carrosserie monocoque et une orientation plus routière. Il ne s’agit donc pas d’une simple modernisation du premier 4×4, mais d’un changement de conception et de clientèle visée.
La troisième génération reçoit plusieurs évolutions esthétiques et techniques au cours de sa carrière, notamment des mises à jour en 2014 et 2017. Le Korando s’inscrit alors dans une gamme de véhicules de loisirs plus diversifiée, aux côtés du Ssangyong Musso, davantage associé à l’univers du pick-up et du tout-terrain.
La quatrième génération et l’électrification
Présentée en 2019 sous le code C300, la quatrième génération poursuit la transformation du Korando en SUV compact familial. Son dessin, ses équipements et son architecture correspondent aux attentes d’un marché où les véhicules de loisirs doivent conjuguer usage quotidien, espace intérieur et possibilités de transmission intégrale selon les versions.
Le Korando prend place dans une gamme comprenant également le Ssangyong Rexton, un SUV plus imposant. Cette coexistence illustre la diversification du constructeur : le Korando vise un format compact, tandis que le Rexton occupe un positionnement plus grand et plus familial.
La gamme moderne a notamment proposé un moteur essence 1,5 litre turbocompressé de 163 ch sur certains marchés européens, ainsi qu’un diesel 1,6 litre de 136 ch dans les premières offres. Les transmissions, les équipements et les motorisations ont évolué selon les pays et les millésimes ; il est donc nécessaire de rattacher chaque chiffre à une version précise.
En 2021, le Korando e-Motion élargit la famille avec une motorisation entièrement électrique. Cette déclinaison conserve la carrosserie du SUV moderne, mais remplace le groupe motopropulseur thermique par une chaîne de traction électrique. Elle ne doit pas être confondue avec une génération distincte du Korando.
Fiche technique du Ssangyong Korando
| Caractéristique | Donnée |
|---|---|
| Première apparition du Korando | 1983 |
| Carrosserie du modèle originel | Tout-terrain compact à trois portes |
| Architecture du modèle originel | Conception rustique apparentée à la Jeep CJ-7 |
| Implantation | Moteur avant |
| Transmission du modèle originel | Propulsion ou transmission intégrale selon version |
| Boîte du modèle originel | Manuelle, selon version |
| Motorisations historiques | Essence et diesel selon les années et les marchés |
| Quatrième génération | Présentée en 2019, code C300 |
| Carrosserie de la quatrième génération | SUV compact cinq portes |
| Moteur essence moderne documenté | 1,5 litre turbo, 163 ch sur certaines versions européennes |
| Moteur diesel moderne documenté | 1,6 litre, 136 ch sur les premières versions européennes |
| Transmission moderne | Traction ou transmission intégrale selon version |
| Boîtes modernes | Manuelle à six rapports ou automatique à six rapports selon version |
| Korando e-Motion | Variante électrique présentée en 2021 |
| Batterie e-Motion | 61,5 kWh annoncés |
| Autonomie e-Motion | 339 km WLTP annoncés |
| Couple e-Motion | 360 Nm annoncés |
Une gamme aux vocations différentes
Le nom Korando a accompagné une transformation importante de l’offre SsangYong. Le modèle historique répondait à une logique de tout-terrain compact, tandis que les générations récentes privilégient une utilisation polyvalente, notamment sur route. Les différences de structure et de carrosserie sont donc essentielles pour identifier correctement un exemplaire.
Le Ssangyong Korando 2 constitue un repère utile pour suivre cette transition entre le véhicule originel et les SUV plus récents. Il appartient à une phase où le modèle conserve une identité tout-terrain tout en adoptant une présentation renouvelée.
Les autres SUV de la marque permettent également de situer les évolutions de gamme. Le Ssangyong Kyron occupe une place dans l’élargissement de l’offre de véhicules de loisirs, tandis que le Ssangyong Actyon témoigne d’une recherche stylistique différente au sein de la famille des SUV.
Plus tard, le Ssangyong Tivoli élargit encore la gamme vers un format urbain plus compact. Le Ssangyong Torres, plus récent, illustre à son tour le renouvellement de l’offre SUV sous l’identité de la marque.
Production, identification et place historique
Les volumes de production cumulés du Korando originel ne sont pas établis de manière suffisamment homogène pour fournir un chiffre global fiable. Les séries anciennes, les changements de constructeur et les différences entre marchés compliquent également l’établissement d’une chronologie unique pour toutes les variantes.
Les prix neufs d’époque et les cotes actuelles des premiers Korando ne disposent pas ici d’une base suffisamment solide pour être présentés comme des références générales. La valeur d’un exemplaire ancien dépend notamment de son état, de sa configuration, de son historique et de la disponibilité des pièces.
Pour identifier un Korando, la silhouette et la génération sont les premiers éléments à examiner. Le modèle originel se reconnaît à son format de tout-terrain compact et à sa conception anguleuse, alors que les générations modernes adoptent une carrosserie de SUV cinq portes. Les motorisations, dimensions et performances doivent ensuite être vérifiées à partir du millésime et du marché de l’exemplaire considéré.




