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Commercialisée à partir de juillet 1996, la Citroën Saxo VTS incarne le retour de la petite sportive chez Citroën après les AX Sport et GTi. Avec son moteur atmosphérique de 120 ch, son poids contenu et son châssis adapté à une conduite dynamique, elle s’inscrit dans la tradition des GTI françaises des années 1990. Sa recette repose sur une mécanique relativement simple, une carrosserie compacte et des performances accessibles sans recourir à la suralimentation.
La VTS désigne toutefois plusieurs motorisations au cours de la carrière de la Saxo. La version originelle, équipée du moteur 1.6 16 soupapes, demeure la plus puissante et la plus directement associée à l’image sportive du modèle. Elle se distingue des VTS 1.4 et 1.6 à huit soupapes, dont les performances et les caractéristiques mécaniques sont différentes.
Naissance et histoire de la Citroën Saxo VTS
La Citroën Saxo apparaît en février 1996 pour prendre progressivement la relève de l’AX. Développée sur une architecture commune avec la Peugeot 106, elle conserve les dimensions compactes et la simplicité mécanique attendues d’une citadine, tout en adoptant une présentation plus moderne.
Citroën possède alors une expérience reconnue des petites voitures sportives grâce à la Citroën AX, notamment ses déclinaisons Sport et GTi. La Saxo reprend cette orientation avec la VTR, équipée d’un moteur 1.6 à huit soupapes, puis avec la VTS 16V, commercialisée en juillet 1996 pour le millésime 1997.
Cette dernière reçoit le moteur TU5J4 de 1 587 cm³ développant 120 ch. Elle constitue le sommet de la gamme Saxo et se positionne face à la Peugeot 106 S16, sa proche parente technique. Les deux voitures partagent une architecture et une motorisation comparables, mais conservent leurs propres carrosseries, présentations et identités commerciales.
Le dessin général de la Saxo est attribué à Donato Coco. Gilles Vidal intervient sur le kit carrosserie de la VTS en 1996, l’une de ses premières missions chez Citroën. Son travail contribue à donner à la version sportive une identité immédiatement reconnaissable, sans transformer radicalement les proportions de la citadine.
La gamme évolue dès la fin de 1997. La Saxo reçoit une calandre plus ouverte et des feux arrière modifiés. L’appellation VTS s’étend également à des motorisations moins puissantes, notamment les 1.4 de 75 ch et 1.6 à huit soupapes de 90 ou 100 ch selon les versions.
En septembre 1999, un restylage plus important transforme la face avant avec de nouveaux projecteurs en amande, un capot redessiné et une calandre intégrant de grands chevrons. La VTS 16V conserve son positionnement sportif et poursuit sa carrière jusqu’à l’arrêt de la Saxo en 2003.
Un design sportif et une présentation spécifique
La Saxo VTS se reconnaît à ses élargisseurs d’ailes, ses boucliers spécifiques et ses bas de caisse intégrés aux extensions de carrosserie. Ces éléments accentuent visuellement la largeur de la voiture sans modifier profondément sa silhouette. À l’arrière, les extensions se prolongent vers les passages de roues, tandis que les monogrammes VTS identifient la finition.
La VTS 16V originelle reçoit des jantes en alliage de 14 pouces, des pneumatiques de 185/55 R14 et un embout d’échappement chromé. L’identification 16V permet de la distinguer des autres motorisations VTS, même si les éléments extérieurs peuvent avoir été remplacés au cours de la vie d’un exemplaire.
L’habitacle conserve l’architecture simple de la Saxo. La version sportive bénéficie de sièges avant à renforts latéraux plus marqués, destinés à améliorer le maintien en conduite dynamique. Les selleries, les équipements de sécurité et certains détails de présentation évoluent suivant les années et les marchés.
Le restylage de 1999 modifie sensiblement l’expression du modèle. La première Saxo possède une face avant relativement sobre, tandis que la version restylée adopte des projecteurs plus grands et une calandre davantage intégrée au capot. Les deux présentations correspondent à la même génération de Saxo VTS.
En 2001, la série New Morning apporte une présentation particulière, notamment une peinture bicolore grise et une sellerie spécifique. Proposée avec différentes motorisations, dont le 1.6 16V, elle constitue une variante esthétique plutôt qu’une nouvelle génération mécanique.
Fiche technique de la Citroën Saxo VTS
| Caractéristique | Citroën Saxo VTS 1.6 16V de référence |
|---|---|
| Constructeur | Citroën |
| Commercialisation | 1996 à 2003 pour la gamme VTS |
| Catégorie | Citadine sportive, segment B |
| Carrosserie | Berline bicorps, 3 portes |
| Nombre de places | 5 |
| Structure | Caisse autoporteuse en acier |
| Architecture | Moteur avant transversal, traction |
| Famille moteur | PSA TU |
| Code moteur | TU5J4 |
| Carburant | Essence |
| Architecture moteur | 4 cylindres en ligne |
| Cylindrée | 1 587 cm³ |
| Alésage et course | 78,5 × 82 mm |
| Distribution | Double arbre à cames en tête, 16 soupapes |
| Alimentation | Injection électronique multipoint |
| Suralimentation | Aucune, moteur atmosphérique |
| Rapport volumétrique | 10,8:1 |
| Puissance constructeur | 120 ch à 6 600 tr/min |
| Couple maximal | 145 Nm à 5 200 tr/min |
| Régime maximal annoncé | 7 300 tr/min |
| Puissance fiscale | 8 CV pour la version française de référence |
| Boîte de vitesses | Manuelle à 5 rapports |
| Roues motrices | Avant |
| Suspension avant | Pseudo-McPherson |
| Suspension arrière | Bras tirés et barres de torsion |
| Direction | À crémaillère, assistance hydraulique |
| Freins avant | Disques ventilés de 247 mm |
| Freins arrière | Disques |
| ABS | Selon millésime et marché |
| Jantes | Alliage, 14 pouces |
| Pneumatiques | 185/55 R14 |
| Longueur | Environ 3,73 à 3,74 m |
| Largeur | Environ 1,62 m |
| Hauteur | Environ 1,36 m |
| Empattement | Environ 2,38 m |
| Voie avant | 1,400 m sur une fiche de version tardive |
| Voie arrière | 1,320 m sur une fiche de version tardive |
| Poids annoncé de la version originelle | 935 kg |
| Poids recensé selon les versions | 935 à 1 010 kg |
| Vitesse maximale constructeur | 205 km/h |
| 0 à 100 km/h | 7,8 à 9,0 s suivant les fiches et mesures publiées |
| 1 000 m départ arrêté | Moins de 30 s annoncées par Citroën |
| Consommation urbaine publiée | 12,6 l/100 km |
| Consommation extra-urbaine publiée | 6,2 l/100 km |
| Consommation mixte publiée | 8,5 l/100 km |
| Réservoir | 45 litres |
| Émissions de CO₂ | 201 g/km sur une fiche tardive |
| Volume de coffre publié | 280 litres |
Motorisations et performances : les différences entre les VTS
La principale particularité de la Saxo VTS réside dans la diversité des motorisations proposées sous une même appellation. La VTS 16V de 1996 développe 120 ch, mais les versions ultérieures de 75, 90 ou 100 ch ne possèdent pas le même moteur ni les mêmes performances. La VTR, initialement associée au 1.6 à huit soupapes, constitue également une déclinaison distincte.
Sur la 16V, le moteur TU5J4 privilégie la montée en régime. Son couple maximal arrive relativement haut, ce qui encourage à utiliser la boîte manuelle pour maintenir le moteur dans sa plage de fonctionnement la plus dynamique. La boîte à cinq rapports et le pont raccourci participent au caractère de cette version.
La puissance de référence est de 120 ch, conformément aux données historiques de Citroën. Certaines fiches anciennes indiquent toutefois 118 ch ou 87 kW. Ces valeurs ne permettent pas, à elles seules, d’établir l’existence de deux motorisations 16V successives.
Les performances publiées présentent également des écarts. La vitesse maximale de 205 km/h correspond à la valeur annoncée par Citroën, tandis que les temps de 0 à 100 km/h varient entre 7,8 et 9,0 secondes dans les fiches et essais recensés. Les différences de protocole, de millésime et de masse ne permettent pas de retenir un temps unique applicable à toutes les voitures.
Le poids constitue un élément central de son comportement. Citroën annonce 935 kg pour la VTS 16V originelle, mais certaines fiches de versions ultérieures dépassent la tonne. Les équipements supplémentaires et les conventions de pesée expliquent une partie des écarts possibles, sans qu’une correspondance précise puisse être établie pour chaque millésime.
Le châssis associe une suspension avant pseudo-McPherson à un train arrière à bras tirés et barres de torsion. Les réglages sportifs, les barres antiroulis et les quatre freins à disque distinguent la 16V des Saxo ordinaires. La voiture conserve néanmoins une architecture mécanique conventionnelle, sans différentiel autobloquant de série.
La Saxo VTS en compétition automobile
La carrière sportive de la Saxo dépasse largement celle de sa version routière. Citroën Sport développe plusieurs formules destinées à rendre la compétition accessible, notamment la Saxo Cup, le Saxo Challenge, le rallycross et les épreuves sur glace. Ces compétitions contribuent à faire connaître le modèle auprès des pilotes amateurs et des jeunes espoirs.
La Saxo devient également une base de développement pour des voitures de rallye plus spécialisées. La Saxo Kit-Car apparaît en compétition en 1997, notamment avec Patrick Magaud. Elle se distingue de la VTS de série par une préparation adaptée aux exigences du rallye.
La Saxo Super 1600 connaît ensuite une carrière internationale. En 2001, Sébastien Loeb et Daniel Elena remportent le championnat du monde junior des rallyes à son volant. Daniel Solà décroche à son tour le titre junior en 2002 sur Saxo Super 1600.
Ces résultats appartiennent aux versions de compétition et non à la VTS routière de 120 ch. La Super 1600 dispose d’une préparation mécanique, d’une transmission et d’un équipement de sécurité spécifiques. Son palmarès illustre néanmoins le rôle de la Saxo dans la formation de pilotes et dans le développement des activités sportives de Citroën.
Prix, production et place sur le marché de la collection
La Saxo VTS 16V se distingue à son lancement par un positionnement tarifaire relativement accessible pour une citadine de 120 ch. Son prix neuf est indiqué à environ 105 000 francs en 1996. Les tarifs publiés évoluent ensuite, avec notamment 100 000 francs en 1999 et 86 500 francs en 2000. En août 2002, un tarif de 13 600 euros est recensé.
Ces montants correspondent à des dates et configurations différentes. Ils ne constituent donc pas une série de prix directement comparables à équipement constant. La Saxo VTS partageait alors son segment avec la Peugeot 106 S16, tout en conservant une identité Citroën et une présentation extérieure spécifique.
Le volume exact de production de la VTS 16V n’est pas établi par les données constructeur disponibles. Il faut distinguer les chiffres de production de l’ensemble des Saxo de ceux de cette motorisation particulière. L’appellation VTS ayant été utilisée sur plusieurs versions, elle ne suffit pas à déterminer la rareté d’un exemplaire.
Sur le marché de la collection, la configuration d’origine joue un rôle important. Les modifications mécaniques, les transformations destinées à la compétition et les remplacements d’éléments de carrosserie peuvent compliquer l’identification d’une véritable VTS 16V. Le code moteur, le numéro de châssis et la documentation du véhicule permettent de compléter l’examen des éléments visibles.
La Saxo VTS a progressivement quitté le catalogue au début des années 2000, avant la fin de production de la Saxo en juin 2003. La Citroën C2 prend ensuite le relais dans la gamme des petites Citroën, avec sa propre déclinaison VTS. Elle poursuit l’utilisation de cette appellation sportive sur une nouvelle génération de citadines.




