Opel Sintra

Opel Sintra

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Lancé en 1996, l’Opel Sintra est un grand monospace familial développé par General Motors pour le marché européen. Produit jusqu’en 1999, il se distingue par son habitacle spacieux, ses portes arrière coulissantes et une gamme comprenant des moteurs essence et diesel. Il occupe une place particulière dans l’histoire d’Opel : celle d’un véhicule conçu pour répondre aux besoins des familles nombreuses, mais dont la carrière commerciale est restée courte.

Histoire et développement de l’Opel Sintra

Au milieu des années 1990, les monospaces prennent une place croissante sur le marché européen. Opel souhaite alors proposer un véhicule familial de grande taille, capable d’accueillir plusieurs passagers et leurs bagages, tout en bénéficiant des moyens industriels et techniques du groupe General Motors.

Le Sintra repose sur une architecture développée au sein de General Motors et partage sa base technique avec plusieurs monospaces nord-américains. Cette coopération permet de limiter les coûts de développement et d’accélérer la mise sur le marché. Des équipes techniques d’Opel, basées à Rüsselsheim, participent au projet avec les ingénieurs américains du groupe.

Le modèle apparaît en 1996, année généralement retenue pour son lancement. Les références françaises situent toutefois le début de sa commercialisation en 1997. Cette différence correspond aux calendriers de présentation, de production et de distribution, qui ne coïncident pas nécessairement selon les marchés.

La production s’étend jusqu’en 1999. Le Sintra ne connaît pas de véritable succession directe sous la même forme : Opel réoriente ensuite son offre familiale vers des monospaces plus compacts, notamment avec la Zafira. Cette dernière répond à une logique différente, avec un gabarit inférieur et une implantation plus adaptée aux besoins d’un public recherchant un véhicule familial moins encombrant.

Le Sintra est étroitement apparenté au Chevrolet Venture et à d’autres monospaces de la famille GM U-body. Il ne faut cependant pas le confondre avec ces modèles américains : les motorisations, les équipements et certaines caractéristiques de présentation diffèrent selon les marchés.

Design, habitacle et caractéristiques distinctives

L’Opel Sintra adopte une silhouette typique des grands monospaces des années 1990. Son capot relativement court, son toit haut et ses grandes surfaces vitrées privilégient l’espace intérieur et la visibilité. La carrosserie mesure environ 4,67 mètres de long, ce qui le place parmi les véhicules familiaux les plus imposants de la gamme Opel de l’époque.

Les deux portes arrière coulissantes constituent l’un de ses éléments les plus pratiques. Elles facilitent l’accès à bord dans les parkings étroits et permettent aux passagers de monter et descendre sans nécessiter un large dégagement latéral. Cette solution est particulièrement adaptée à un véhicule destiné aux familles nombreuses.

L’habitacle peut accueillir jusqu’à huit personnes selon la configuration. Le nombre de places et leur disposition varient toutefois en fonction de la version et du marché. Les sièges amovibles et les différentes possibilités d’aménagement permettent de privilégier soit le transport de passagers, soit le volume de chargement.

Le Sintra se distingue aussi par sa conception à moteur transversal avant et roues avant motrices. Cette architecture libère une partie de l’espace habituellement occupé par une transmission longitudinale et contribue à l’aménagement d’un plancher adapté à un usage familial.

Fiche technique de l’Opel Sintra

CaractéristiqueOpel Sintra
Période de production1996 à 1999
CarrosserieMonospace familial de grande taille
PlateformeGM U-body, parfois désignée GMT200
Implantation moteurAvant transversal
TransmissionTraction avant
2.2 essence4 cylindres en ligne, 2 198 cm³, 16 soupapes, code X22XE
Puissance du 2.2 essence141 ch à environ 5 400 tr/min
Couple du 2.2 essence202 Nm à environ 2 600 tr/min
3.0 V6 essenceV6, 2 962 cm³, 24 soupapes, code X30XE
Puissance du 3.0 V6201 ch
Couple du 3.0 V6260 Nm à environ 3 600 tr/min
2.2 DTI diesel4 cylindres en ligne, 2 171 cm³, injection directe turbodiesel, code X22DTH
Puissance du 2.2 DTI115 ch
Couple du 2.2 DTI260 Nm, disponible à bas régime
Boîte de vitessesManuelle à 5 rapports ou automatique à 4 rapports selon motorisation
StructureMonocoque
Suspension avantJambes de force MacPherson
Suspension arrièreRessorts hélicoïdaux ; architecture exacte à vérifier selon version
DirectionCrémaillère avec assistance hydraulique
FreinsDisques avant et arrière, ABS
Longueur4 670 mm
Largeur1 830 mm hors rétroviseurs
Hauteur1 757 mm
Empattement2 845 mm
Voie avantEnviron 1 562 mm
Voie arrièreEnviron 1 608 mm
PoidsEnviron 1 605 à 1 806 kg selon version et convention de mesure
Vitesse maximaleEnviron 175 à 201 km/h selon motorisation
0 à 100 km/hEnviron 12,7 s en 2.2 essence, 10,8 s en V6 et 14,5 s en diesel selon données secondaires
ConsommationEnviron 8 à 10,5 l/100 km selon motorisation et cycle de mesure
RéservoirEnviron 70 litres
Capacité maximaleJusqu’à 8 places selon configuration

Les chiffres de poids, de consommation et de performances varient selon la motorisation, la boîte de vitesses, la finition et les conventions de mesure. Les valeurs du tableau constituent des repères issus de fiches techniques secondaires, et non une homologation unique valable pour toutes les versions européennes.

Motorisations et comportement sur la route

La gamme débute avec le quatre-cylindres essence 2.2 16V, qui développe environ 141 ch. Ce moteur constitue une solution intermédiaire destinée à déplacer le grand monospace sans recourir au V6. Sa puissance doit être mise en perspective avec la masse du véhicule, nettement supérieure à celle d’une berline compacte de la même époque.

Le 3.0 V6 essence, d’environ 201 ch, constitue la motorisation la plus puissante de la gamme. Il apporte davantage de réserves à l’accélération et s’associe à une boîte automatique à quatre rapports dans les configurations répertoriées. Il vise davantage l’agrément de conduite que la sobriété.

Le 2.2 DTI turbodiesel, d’environ 115 ch, complète l’offre à la fin des années 1990. Son couple élevé disponible à bas régime convient à un véhicule familial chargé. Il constitue une alternative pour les conducteurs parcourant de longues distances, même si ses performances restent modestes au regard du gabarit du Sintra.

Les trois motorisations utilisent une implantation transversale et une transmission aux roues avant. Les versions manuelles disposent de cinq rapports, tandis que le V6 est associé à une transmission automatique dans les fiches techniques consultées. Les codes moteurs généralement associés sont X22XE pour le 2.2 essence, X30XE pour le V6 et X22DTH pour le diesel.

Sécurité et fin de carrière

La sécurité constitue un élément important de l’histoire du Sintra. Lors de son évaluation Euro NCAP en 1998, le modèle obtient un résultat défavorable au choc frontal. Les observations portent notamment sur la stabilité de la structure et les risques de blessures pour les occupants avant.

Ce résultat doit être replacé dans le contexte des protocoles de l’époque. Les critères d’évaluation et les équipements de sécurité ont évolué depuis les années 1990 : une comparaison directe avec les notes actuelles ne serait donc pas pertinente. Il reste néanmoins nécessaire de mentionner cet essai lorsqu’on présente les caractéristiques de sécurité du modèle.

La carrière du Sintra s’achève en 1999. Son positionnement de grand monospace ne disparaît pas immédiatement des besoins des familles, mais Opel privilégie ensuite des véhicules plus compacts. La Opel Zafira occupe une place importante dans cette évolution, avec une approche plus compacte de la modularité familiale.

La première génération, la Opel Zafira A, s’inscrit dans cette nouvelle orientation. Elle propose une configuration de sièges modulable dans un format moins imposant que celui du Sintra. Les deux modèles répondent donc à des besoins familiaux proches, mais ne partagent ni le même gabarit ni le même positionnement.

Production, prix et rareté

Le volume total de production le plus souvent cité dans les sources spécialisées est d’environ 53 751 exemplaires. Ce chiffre reste à confirmer par une archive industrielle primaire. Les données relatives au nombre de Sintra diesel sont encore plus contradictoires : certaines références avancent 1 394 exemplaires, tandis que d’autres mentionnent 394 unités. Il est donc préférable de ne pas présenter ces chiffres comme un bilan officiel définitif.

Les tarifs d’époque varient selon les marchés et les finitions. Des sources allemandes mentionnent des prix en marks, mais ils ne peuvent pas être assimilés aux tarifs français en francs. En l’absence d’un catalogue tarifaire français suffisamment vérifié, aucun prix neuf précis ne peut être retenu ici.

Le Sintra est aujourd’hui un modèle relativement peu courant sur les routes européennes. Sa rareté ne suffit cependant pas à établir une valeur de collection élevée. L’état mécanique, la corrosion, l’entretien, la disponibilité des pièces et la configuration jouent un rôle essentiel dans l’évaluation d’un exemplaire d’occasion. Les données disponibles ne permettent pas de définir une cote de collection solide et uniforme pour l’ensemble de la gamme.

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