Présentée en 2013, la Caterham 485r est l’une des déclinaisons les plus radicales de la Seven destinées au marché européen. Animée par un moteur Ford Duratec atmosphérique de 2,0 litres développant initialement 240 ch, elle associe une mécanique capable d’atteindre 8 500 tr/min à un poids annoncé d’environ 525 kg. Cette combinaison lui permet d’accélérer de 0 à 100 km/h en seulement 3,4 secondes.
Plus sportive que la 485 S, la version R reçoit une préparation spécifique comprenant notamment des suspensions Race, des roues légères et des équipements adaptés au pilotage. Elle conserve l’architecture traditionnelle de la Seven : moteur avant, propulsion, châssis tubulaire et carrosserie minimaliste. Son développement répond également aux contraintes d’homologation européennes, sans sacrifier le caractère particulièrement direct de cette sportive britannique.
Histoire et développement de la Caterham 485r
La Caterham 485r appartient à la famille des Caterham Seven, directement issue de la Lotus Seven conçue par Colin Chapman en 1957. Depuis la reprise des droits de fabrication en 1973, Caterham fait évoluer cette architecture en améliorant les moteurs, les suspensions et les performances, tout en conservant la légèreté qui définit le modèle.
Au début des années 2010, le constructeur souhaite commercialiser en Europe continentale une Seven capable d’offrir des performances comparables à celles de ses versions britanniques les plus sportives. Les exigences de la norme Euro 5 imposent cependant une adaptation du groupe motopropulseur. Caterham développe alors une évolution du quatre cylindres Ford Duratec, privilégiant la puissance spécifique et les hauts régimes plutôt que la suralimentation.
La Caterham Seven 485 est annoncée au printemps 2013. Elle se décline en deux configurations principales : la 485 S, davantage orientée vers une utilisation routière, et la 485 R, dotée d’équipements destinés à une conduite plus intensive. Les premiers essais français de cette dernière paraissent dès l’automne 2013, avant une diffusion européenne plus large en 2014.
Le développement mécanique bénéficie notamment du travail de Caterham Technology & Innovation. L’objectif consiste à obtenir une réponse immédiate à l’accélérateur et une puissance élevée sans compromettre l’homologation. La 485 R se distingue ainsi des sportives modernes dont les performances reposent principalement sur un couple important fourni par un turbocompresseur.
La famille 485 évolue ensuite au fil des années, notamment pour répondre aux changements réglementaires et commerciaux. Sa carrière européenne s’achève en 2024 avec l’annonce des Seven 485 Final Edition et 485 CSR Final Edition. Ces dernières versions présentent toutefois des caractéristiques différentes de celles de la 485 R originelle.
Moteur atmosphérique et transmission
Le moteur de la Caterham 485r est un quatre cylindres Ford Duratec de 1 999 cm³, installé longitudinalement à l’avant. Doté de seize soupapes et d’une distribution à double arbre à cames en tête, il fonctionne sans turbocompresseur. Sa particularité réside dans sa capacité à atteindre un régime élevé, avec une puissance maximale annoncée à 8 500 tr/min sur les premières versions.
Le couple maximal de 206 Nm, obtenu à 6 300 tr/min, confirme cette orientation mécanique. Le conducteur doit exploiter la partie supérieure du compte-tours pour obtenir les accélérations les plus franches. En contrepartie, le moteur offre une réponse directe aux sollicitations, avec une montée en régime qui participe largement aux sensations de conduite.
La lubrification par carter sec, présente sur les configurations européennes documentées, permet de maintenir une alimentation en huile adaptée aux fortes accélérations latérales. Cette solution est particulièrement intéressante sur circuit, où les enchaînements de virages sollicitent durablement la mécanique.
La transmission s’effectue aux roues arrière par l’intermédiaire d’une boîte manuelle et d’un différentiel autobloquant. Les premières 485 R disposent d’une boîte à six rapports, tandis que certaines configurations ultérieures sont équipées de cinq rapports. Cette évolution explique les différences rencontrées entre les fiches techniques des divers millésimes.
La puissance varie également dans la documentation : 240 ch lors du lancement, 237 ch sur certaines fiches commerciales ultérieures et 228 PS pour la Final Edition de 2024. Ces valeurs correspondent à des configurations ou périodes distinctes et ne doivent pas être attribuées indistinctement à toutes les 485 R.
Face à la Caterham Seven 620r, équipée d’une motorisation suralimentée nettement plus puissante et principalement destinée au Royaume-Uni, la 485 R privilégie une mécanique atmosphérique particulièrement expressive, adaptée aux contraintes européennes.
Fiche technique de la Caterham 485r
| Caractéristique | Données techniques |
|---|---|
| Constructeur | Caterham Cars |
| Première apparition | 2013 |
| Catégorie | Roadster sportif biplace |
| Carrosserie | Découvrable, deux places |
| Architecture | Moteur avant longitudinal, propulsion |
| Moteur | Ford Duratec, quatre cylindres en ligne |
| Cylindrée | 1 999 cm³ |
| Alimentation | Injection essence, aspiration atmosphérique |
| Distribution | Double arbre à cames en tête, 16 soupapes |
| Puissance initiale | 240 ch à 8 500 tr/min |
| Autre puissance répertoriée | 237 ch selon certaines fiches |
| Couple maximal | 206 Nm à 6 300 tr/min |
| Lubrification | Carter sec sur les configurations documentées |
| Boîte de vitesses | Manuelle à 6 rapports initialement, 5 rapports sur certaines versions ultérieures |
| Transmission | Roues arrière motrices |
| Différentiel | Autobloquant |
| Châssis | Structure tubulaire en acier |
| Suspension avant | Roues indépendantes, triangles superposés |
| Suspension arrière | Essieu De Dion |
| Suspensions version R | Réglages sportifs Race |
| Direction | Crémaillère sans assistance |
| Freins avant | Disques ventilés, étriers à quatre pistons |
| Freins arrière | Disques |
| Jantes | Apollo de 13 pouces sur les configurations R documentées |
| Pneumatiques | Montes variables selon configuration |
| Longueur | 3 180 mm |
| Largeur | 1 580 mm |
| Hauteur | 1 090 mm |
| Empattement | 2 230 mm |
| Poids annoncé | 525 à 565 kg selon millésime et équipement |
| Rapport poids/puissance initial | Environ 2,2 kg/ch |
| 0 à 100 km/h | 3,4 secondes |
| Vitesse maximale | Environ 225 km/h |
| Réservoir | 36 litres |
| Consommation mixte | 7,7 l/100 km sur une fiche ancienne ; 8,5 l/100 km WLTP en 2022 |
| Émissions de CO2 | 179 g/km sur une fiche ancienne ; 191 g/km WLTP en 2022 |
| Norme au lancement | Euro 5 |
| Pays de fabrication | Royaume-Uni |
Châssis, performances et sensations de conduite
La Caterham 485r repose sur un châssis tubulaire en acier, associé à une carrosserie particulièrement légère. Cette conception limite l’inertie et favorise les changements de direction rapides. Avec ses dimensions compactes et son centre de gravité bas, la voiture privilégie l’agilité plutôt que la stabilité procurée par une carrosserie lourde et de nombreux équipements électroniques.
Le train avant utilise des triangles superposés, tandis que l’arrière conserve un essieu De Dion. Cette architecture permet de maîtriser les mouvements des roues tout en maintenant une transmission adaptée aux contraintes d’une propulsion sportive. La préparation R ajoute des suspensions Race, conçues pour améliorer la précision du comportement lors d’une conduite intensive.
La direction à crémaillère sans assistance transmet directement les réactions du train avant. L’absence d’importants dispositifs d’isolation acoustique ou vibratoire accentue la perception de la vitesse. Les premières voitures ne disposent pas d’ABS ni d’antipatinage, ce qui impose une conduite attentive, particulièrement sur chaussée humide.
Le faible poids joue un rôle central dans les performances. Il favorise les accélérations, réduit les efforts demandés aux freins et permet d’exploiter efficacement la puissance disponible. Les valeurs publiées varient néanmoins de 525 à 565 kg selon les années et les équipements, les méthodes de mesure n’étant pas toujours identiques.
Sur circuit, la 485 R se caractérise par une grande réactivité aux changements d’appui. Le différentiel autobloquant contribue à la motricité en sortie de virage, tandis que les freins à disques permettent de ralentir une voiture dont la masse reste particulièrement contenue. Le pilotage demande toutefois de la précision, car les réactions du châssis sont peu filtrées.
Cette approche diffère de celle de la Caterham 170r, qui privilégie une motorisation de petite cylindrée et un poids encore plus réduit. La 485 R recherche davantage de performances grâce à la puissance de son moteur atmosphérique, tout en conservant les sensations directes caractéristiques de la marque.
Design, habitacle et positionnement dans la gamme
La silhouette de la Caterham 485r reste fidèle au dessin traditionnel de la Seven. Elle associe un capot long et étroit, une calandre verticale, des projecteurs circulaires séparés et des ailes avant indépendantes. L’échappement latéral et l’habitacle ouvert renforcent son apparence de voiture de sport conçue autour de ses composants mécaniques.
La version R se reconnaît notamment à ses jantes Apollo de 13 pouces, à ses triangles avant Aerofoil et à ses équipements sportifs. Toutefois, certains de ces éléments peuvent également être proposés en option ou installés ultérieurement. L’identification d’une véritable 485 R repose donc aussi sur la documentation d’origine et les caractéristiques de son millésime.
L’habitacle est volontairement dépouillé. Le conducteur prend place dans un siège baquet, face à une instrumentation simple et à des commandes directement accessibles. Les harnais et l’indicateur de changement de rapport soulignent la vocation sportive. Selon la configuration, la voiture peut recevoir un pare-brise classique ou un saute-vent privilégiant les sensations de conduite.
La 485 S conserve une orientation plus routière, tandis que la 485 R reçoit une préparation davantage tournée vers le circuit. La Caterham 340r occupe un positionnement inférieur en puissance. La Caterham 420r partage une philosophie sportive comparable, mais se distingue par ses caractéristiques mécaniques et son positionnement commercial.
La Seven 485 CSR constitue une autre variante à ne pas confondre avec la 485 R. Elle utilise un châssis plus large et une architecture de suspension différente. Il ne s’agit donc pas simplement d’une version R enrichie d’équipements supplémentaires.
Prix, commercialisation et fin de production
La Caterham 485r est commercialisée comme une sportive artisanale destinée à une clientèle recherchant des sensations proches de celles d’une voiture de compétition, tout en conservant une homologation routière. Sa production spécialisée et sa préparation mécanique expliquent un tarif relativement élevé au regard de son équipement minimaliste.
Lors du lancement de la famille 485 en 2013, un prix de départ de 43 495 euros hors taxes locales est annoncé, sans correspondre nécessairement à la configuration R. En novembre 2016, L’Argus référence la 485 R à 62 874 euros TTC. En 2022, son prix catalogue atteint 64 674 euros, avant certaines options et taxes applicables.
Le tarif final dépend notamment du choix du châssis, des équipements de protection, du pare-brise et des accessoires sportifs. En France, la fiscalité liée aux émissions de CO2 peut également représenter un coût supplémentaire important.
La diffusion de la 485 R demeure confidentielle, mais aucun volume total de production spécifique à cette version n’est clairement établi. Sur le marché de l’occasion, la configuration d’origine, l’entretien et la traçabilité des modifications constituent donc des éléments essentiels pour apprécier un exemplaire.
En 2024, Caterham annonce la fin de la famille 485 avec deux séries limitées : 60 exemplaires de Seven 485 Final Edition et 25 exemplaires de 485 CSR Final Edition. Ces volumes concernent uniquement les éditions finales, et non l’ensemble des 485 R produites depuis 2013.
La 485 R n’est pas associée à un programme de compétition officiel spécifique. Sa vocation sportive s’exprime principalement lors des journées circuit et des essais spécialisés, notamment ceux réalisés en France dès 2013 et au Nürburgring en 2022. Ces essais permettent d’apprécier ses capacités dynamiques, sans constituer des records officiels ni un palmarès en compétition.




