Présentée en 2002, la Daihatsu Copen est un petit coupé-cabriolet japonais qui associe un gabarit particulièrement compact à un toit rigide escamotable électriquement. Conçue autour des contraintes de la catégorie des kei cars au Japon, elle se distingue par son moteur turbo de 660 cm³, sa configuration à deux places et son style arrondi. Commercialisée également en Europe avec une motorisation de 1,3 litre, elle a connu plusieurs déclinaisons avant la fin de sa production en 2012.
Origines et développement de la Daihatsu Copen
Daihatsu développe la Copen au tournant des années 2000 pour proposer une petite voiture de loisirs adaptée aux contraintes du marché japonais. Le constructeur possède déjà une longue expérience des automobiles compactes, illustrée notamment par la Daihatsu Mira, une citadine qui appartient elle aussi à l’univers des petites voitures japonaises. La Copen poursuit toutefois un objectif différent : privilégier le plaisir de conduite à ciel ouvert dans une carrosserie biplace.
Une étude de style annonçant le modèle est présentée au Salon de l’automobile de Tokyo en 2001. La version de série est commercialisée au Japon le 19 juin 2002 sous le code L880K. Son nom associe les notions de voiture compacte et de conduite à ciel ouvert, une définition cohérente avec son positionnement. Daihatsu cherche à rendre accessible une carrosserie de coupé-cabriolet sans renoncer aux dimensions réduites caractéristiques de ses petites voitures.
La Copen appartient à la catégorie japonaise des kei cars dans sa configuration initiale de 660 cm³. Cette réglementation impose notamment des limites de dimensions et de cylindrée, auxquelles le constructeur adapte la conception du véhicule. La Daihatsu Cuore, autre petite voiture de la marque, illustre également ce savoir-faire dans la conception de modèles compacts, mais la Copen s’en distingue par sa carrosserie sportive et son toit escamotable.
Le lancement rencontre un intérêt important au Japon. Daihatsu annonce plusieurs milliers de commandes dans les premières semaines suivant la commercialisation. La voiture se fait ensuite une place sur certains marchés européens, où elle attire les conducteurs à la recherche d’un petit cabriolet original. Sa carrière s’achève en 2012, après environ dix années de production pour cette première génération.
Un coupé-cabriolet compact au toit original
La première Copen adopte une silhouette courte et arrondie, avec un capot relativement compact, des ailes galbées et des projecteurs de forme circulaire. Les proportions privilégient la largeur visuelle et la proximité de l’habitacle avec les extrémités de la voiture. Cette présentation lui donne une identité différente de celle des citadines Daihatsu plus conventionnelles, tout en conservant un encombrement réduit.
Son élément le plus caractéristique est le toit rigide escamotable Active Top. Commandé électriquement, il se replie dans la partie arrière de la carrosserie afin de transformer le coupé en découvrable. Cette solution apporte une protection plus proche de celle d’un toit rigide qu’une capote textile traditionnelle, tout en permettant de profiter de la conduite à ciel ouvert. Le mécanisme impose toutefois une conception spécifique de la partie arrière et occupe une place qui influence l’organisation du coffre.
Daihatsu propose également une version Detachable Top, dotée d’un toit rigide amovible en résine. Contrairement à l’Active Top, cette solution nécessite une manipulation manuelle. Elle répond à une logique différente, davantage tournée vers la réduction du poids et la simplicité du toit lui-même. Les deux configurations ne doivent donc pas être confondues lorsqu’on examine un exemplaire d’occasion ou une fiche technique.
L’habitacle est conçu pour deux occupants. La présentation rassemble les commandes autour du conducteur, avec une instrumentation à cadrans et une planche de bord compacte. Selon la finition, l’équipement peut comprendre des sièges en cuir, des sièges chauffants ou un volant signé MOMO. La Copen reste néanmoins une petite voiture de loisirs : son intérêt réside davantage dans son format, son toit et son caractère que dans la recherche d’une grande capacité de chargement.
Les motorisations et les versions commercialisées
Au Japon, la Copen L880K est lancée avec un moteur essence turbocompressé de 659 cm³, désigné JB-DET. Ce quatre-cylindres en ligne à double arbre à cames en tête et 16 soupapes développe 64 ch japonais, soit 47 kW, à 6 000 tr/min. Son couple atteint 110 Nm à 3 200 tr/min. Cette puissance correspond au plafond réglementaire de l’époque pour les kei cars japonaises, ce qui explique le recours à la suralimentation pour obtenir des performances adaptées à une petite voiture sportive.
Le moteur est installé transversalement à l’avant et entraîne les roues avant. Deux transmissions sont proposées au Japon : une boîte manuelle à cinq rapports et une boîte automatique à quatre rapports. La Copen ne cherche donc pas à reproduire l’architecture d’un roadster sportif à propulsion. Elle privilégie une mécanique compacte, une conduite accessible et une utilisation quotidienne relativement simple.
Pour l’exportation, notamment en Europe, Daihatsu propose aussi une version équipée d’un moteur atmosphérique de 1 298 cm³, généralement identifié par le code K3-VE. Cette mécanique développe environ 87 ch et un couple proche de 120 Nm. Elle permet de répondre aux attentes de marchés où la réglementation des kei cars ne s’applique pas. Les caractéristiques de cette version diffèrent de celles du modèle japonais, en particulier en matière de puissance, de poids et de performances.
La gamme évolue au fil des années avec différentes finitions et séries spéciales au Japon, notamment les Ultimate Edition, Ultimate Edition S et 10th Anniversary Edition. Ces déclinaisons peuvent modifier la présentation, les équipements ou certains détails de finition sans constituer une génération distincte. Pour identifier précisément une Copen, il faut donc prendre en compte le code de modèle, la motorisation, le marché d’origine et le type de toit, plutôt que de se fier uniquement au nom commercial.
Fiche technique de la Daihatsu Copen
| Caractéristique | Daihatsu Copen L880K |
|---|---|
| Période de production | 2002 à 2012 |
| Carrosserie | Coupé-cabriolet biplace à toit rigide |
| Architecture | Moteur transversal avant, traction avant |
| Moteur japonais | JB-DET, quatre cylindres en ligne, essence, turbo, double arbre à cames en tête, 16 soupapes |
| Cylindrée japonaise | 659 cm³ |
| Puissance japonaise | 64 ch japonais, soit 47 kW, à 6 000 tr/min |
| Couple japonais | 110 Nm à 3 200 tr/min |
| Moteur d’exportation | K3-VE, quatre cylindres en ligne, essence atmosphérique, 16 soupapes |
| Cylindrée d’exportation | 1 298 cm³ |
| Puissance d’exportation | Environ 87 ch |
| Couple d’exportation | Environ 120 Nm |
| Boîtes de vitesses | Manuelle à cinq rapports ou automatique à quatre rapports selon version |
| Suspension avant | Type McPherson |
| Suspension arrière | Bras tirés |
| Direction | À crémaillère, assistée selon version |
| Freins | Disques ventilés à l’avant et tambours à l’arrière sur certaines versions européennes |
| Pneumatiques | 165/50 R15 sur une version européenne documentée |
| Longueur | 3 395 mm pour la version japonaise |
| Largeur | 1 475 mm pour la version japonaise |
| Hauteur | 1 245 mm pour la version japonaise |
| Empattement | 2 230 mm |
| Voie avant | Environ 1 300 mm |
| Voie arrière | Environ 1 290 mm |
| Poids à vide | Environ 800 à 810 kg pour certaines versions japonaises ; davantage selon motorisation et équipement |
| Vitesse maximale | Variable selon la motorisation et le marché ; environ 170 à 180 km/h annoncés pour certaines versions 1.3 |
| 0 à 100 km/h | Variable selon version et transmission |
| Consommation normalisée japonaise | Environ 5,6 l/100 km en boîte manuelle et 6,6 l/100 km en automatique pour l’Active Top, cycle japonais 10-15 |
| Réservoir | 40 litres sur une version européenne documentée |
| Volume du coffre | Environ 210 litres, toit fermé, selon la documentation japonaise |
Les données techniques varient selon la motorisation, le toit, la transmission, le millésime et le marché. Les valeurs japonaises de consommation relèvent du cycle 10-15 et ne sont pas directement comparables aux mesures européennes. Les dimensions et le poids doivent également être associés à la version exacte, notamment lorsqu’on compare une 660 turbo japonaise à une 1.3 destinée à l’exportation.
Production, commercialisation et intérêt en occasion
La production de la première génération prend fin en 2012. Un total d’environ 61 300 exemplaires est souvent repris dans les historiques secondaires, mais ce volume n’est pas confirmé ici par un bilan constructeur détaillé. Il donne néanmoins un ordre de grandeur de la diffusion du modèle, qui reste relativement spécialisé face aux citadines et aux petits cabriolets de grande série.
Au Japon, le tarif de lancement de 2002 commence à 1 498 000 yens hors taxe pour une version Active Top à boîte manuelle. En France, les tarifs variaient selon la motorisation et l’année : les versions 1.3 ont notamment été proposées autour de 20 990 euros dans les catalogues de la période. Ces prix historiques ne sont pas directement comparables sans tenir compte de l’équipement, des taxes et des différences entre les marchés.
Sur le marché de l’occasion, l’état du mécanisme de toit constitue un point de contrôle essentiel. Sur une Active Top, le fonctionnement complet du système, l’absence de fuites et l’état des joints méritent une vérification attentive. La corrosion, l’entretien mécanique, l’état de la boîte de vitesses et la disponibilité des pièces sont également à examiner. Les exemplaires à conduite à gauche et moteur 1.3 se distinguent des versions japonaises à conduite à droite et moteur 660 turbo ; leur rareté locale ne suffit cependant pas, à elle seule, à garantir une valeur supérieure.
La Copen dans la gamme Daihatsu et ses évolutions
En Europe, la Copen rejoint une gamme où Daihatsu est notamment connu pour ses petites voitures polyvalentes. La Daihatsu Charade illustre cette autre facette du constructeur, avec une approche centrée sur l’utilisation quotidienne et la compacité. La Copen se démarque par son format strictement biplace et son toit rigide escamotable, qui en font un modèle de niche plutôt qu’une citadine destinée à transporter plusieurs passagers.
Après l’arrêt de la L880K, Daihatsu renouvelle la Copen en 2014 avec la génération LA400K. Cette nouvelle version adopte une carrosserie et une conception différentes, tout en conservant le principe d’un petit roadster découvrable. Elle ne doit pas être confondue avec la première génération, dont le moteur JB-DET de 659 cm³ et le moteur K3-VE de 1,3 litre caractérisent les principales configurations de série.
En 2023, Daihatsu présente le concept Vision Copen, une interprétation contemporaine de l’idée du petit coupé-cabriolet. Ce prototype se distingue sensiblement de la L880K par ses proportions et son dessin. Il témoigne de la volonté de revisiter l’identité Copen, mais ne constitue ni une version de série de la première génération ni une preuve de caractéristiques techniques applicables au modèle lancé en 2002.
