Le Ford Galaxy 3 apparaît en 2015 comme la troisième génération du grand monospace européen de Ford. Toujours conçu autour de sept places, il privilégie l’espace, la modularité et le confort sur longue distance. Il succède au Ford Galaxy 2, dont il conserve le principe général tout en renouvelant profondément le style, le châssis, les motorisations et les équipements d’aide à la conduite.
Avec 4,85 m environ de longueur et trois rangées de sièges, le Galaxy 3 appartient à une catégorie devenue progressivement plus rare face à la progression des SUV. Sa carrière se poursuit pourtant jusqu’en 2023 et connaît plusieurs évolutions importantes, notamment l’arrivée des diesels EcoBlue, d’une boîte automatique à huit rapports puis d’une motorisation hybride essence-électrique.
Une troisième génération lancée en 2015
Ford dévoile le nouveau Galaxy au printemps 2015 et lance sa production à l’usine d’Almussafes, près de Valence en Espagne. Cette troisième génération s’inscrit dans un vaste renouvellement de la gamme européenne de la marque. Elle entretient notamment une parenté technique avec la Ford Mondeo 5 et avec le S-Max contemporain.
Le modèle marque aussi l’aboutissement d’une évolution commencée vingt ans auparavant. Le premier Ford Galaxy était né d’un programme commun avec Volkswagen, tandis que les générations suivantes deviennent des produits Ford à part entière. En 2015, le Galaxy ne cherche donc plus seulement à remplacer son prédécesseur : il doit représenter le grand monospace familial de la gamme à une époque où ce type de carrosserie commence à perdre du terrain.
Son positionnement se distingue de celui du Ford S-max. Les deux modèles sont proches techniquement et produits à Valence, mais le Galaxy adopte une silhouette plus haute et plus verticale, destinée à préserver davantage d’espace aux deuxième et troisième rangées. Le S-Max cultive une présentation plus dynamique, alors que le Galaxy assume prioritairement son rôle de véhicule familial à sept places.
Un grand monospace conçu autour de sept places
Le dessin conserve les proportions typiques d’un grand monospace, avec un empattement de 2 850 mm, un pavillon presque horizontal et une importante surface vitrée. La face avant adopte le langage stylistique Ford du milieu des années 2010 : grande calandre trapézoïdale, projecteurs affinés et capot plongeant. Ces éléments permettent de différencier immédiatement le Galaxy 3 de son prédécesseur, dont les optiques et les volumes apparaissent plus massifs.
L’intérêt essentiel du véhicule se trouve toutefois dans son habitacle. Les sept sièges sont répartis sur trois rangées et Ford développe particulièrement les fonctions de rabattement. Le système EasyFold permet de replier électriquement les sièges arrière, tandis que ceux de la troisième rangée peuvent également être relevés électriquement sur les configurations équipées. L’objectif est de transformer rapidement le véhicule entre transport de passagers et chargement volumineux.
Cette modularité s’accompagne d’une capacité de coffre très variable selon la disposition intérieure. Ford annonce 300 litres avec les sept places utilisées, 1 301 litres avec cinq places et un chargement jusqu’au pavillon, puis jusqu’à 2 339 litres lorsque seules les deux places avant restent en service. Le Galaxy se place ainsi au-dessus du Ford Grand C-max, lui aussi disponible avec sept places mais sensiblement plus compact.
La présentation intérieure évolue également par rapport au Galaxy précédent. Le conducteur bénéficie d’une instrumentation modernisée, d’un système multimédia SYNC 2 au lancement et d’un ensemble d’assistances correspondant aux standards des grandes Ford contemporaines. La direction adaptative disponible fait varier le rapport de démultiplication selon la vitesse afin de réduire l’effort lors des manoeuvres tout en conservant une réponse plus progressive à vitesse élevée.
Fiche technique de la Ford Galaxy 3
| Caractéristique | Données |
|---|---|
| Production | 2015 à 2023 |
| Site de production | Almussafes, Valence, Espagne |
| Carrosserie | Grand monospace 5 portes, 7 places |
| Structure | Monocoque en acier |
| Implantation moteur | Avant transversal |
| Essence au lancement | 1.5 EcoBoost 160 ch, 2.0 EcoBoost 240 ch selon marchés |
| Diesel au lancement | 2.0 TDCi 120, 150, 180 ou 210 ch |
| Couple TDCi | 310 Nm en 120 ch, 350 Nm en 150 ch, jusqu’à 450 Nm en 210 ch bi-turbo |
| Diesel après évolution | 2.0 EcoBlue, notamment 120, 150 et 190 ch selon période et marché |
| Hybride | 2.5 essence à cycle Atkinson avec moteur électrique, 190 ch de puissance système |
| Transmission | Traction avant ou transmission intégrale intelligente i-AWD selon version |
| Boîtes de vitesses | Manuelle 6 rapports, PowerShift 6 rapports, automatique 8 rapports selon version, eCVT sur Hybrid |
| Suspension avant | Indépendante à jambes de force |
| Suspension arrière | Indépendante multibras Integral Link |
| Direction | À crémaillère assistée, direction adaptative disponible |
| Freins | Disques aux quatre roues, ventilés à l’avant |
| Pneumatiques | 235/55 R17 sur certaines versions, jantes jusqu’à 19 pouces selon équipement |
| Longueur | Environ 4 848 à 4 853 mm selon millésime |
| Largeur | 1 916 mm hors rétroviseurs |
| Largeur avec rétroviseurs | 2 137 mm sur documentation tardive |
| Hauteur | Environ 1 747 à 1 770 mm selon configuration et documentation |
| Empattement | 2 850 mm |
| Poids | Environ 1 752 kg à près de 2 000 kg selon moteur, transmission et méthode de mesure |
| Vitesse maximale | De 180 km/h pour le TDCi 120 à 222 km/h pour le 2.0 EcoBoost 240 au lancement |
| 0 à 100 km/h | De 13,6 s pour le TDCi 120 à 8,6 s pour le 2.0 EcoBoost 240 au lancement |
| Consommation homologuée au lancement | Environ 5,0 à 5,8 l/100 km pour les TDCi cités, 6,5 l/100 km pour le 1.5 EcoBoost et 7,9 l/100 km pour le 2.0 EcoBoost, cycle NEDC |
| Volume de coffre | 300 l en 7 places, jusqu’à 1 301 l en 5 places et 2 339 l en 2 places, mesures Ford ISO 3832 avec chargement jusqu’au pavillon |
| Rayon de braquage | Environ 11,6 à 11,7 m selon documentation |
TDCi, EcoBoost et transmission intégrale
Au lancement européen, Ford construit une gamme de moteurs particulièrement étendue. Les essence comprennent un 1.5 EcoBoost de 160 ch et un 2.0 EcoBoost de 240 ch, même si tous ne sont pas proposés de la même manière sur chaque marché. En France, l’offre initiale se concentre surtout sur le diesel, avec le quatre-cylindres 2.0 TDCi décliné en 120, 150, 180 et 210 ch.
Le TDCi 210 constitue la version diesel la plus puissante de cette première période. Son système bi-turbo lui permet d’atteindre 450 Nm et il est associé à la transmission PowerShift. À l’autre extrémité de la gamme, le 120 ch privilégie le coût d’utilisation et suffit à constituer une version d’accès, au prix de performances logiquement plus modestes pour un véhicule de ce gabarit.
Le Galaxy 3 inaugure également la transmission intégrale intelligente i-AWD dans la lignée. Disponible avec certaines motorisations diesel, elle surveille les conditions d’adhérence et peut transmettre du couple aux roues arrière lorsque la situation l’exige. Elle ne transforme pas le monospace en tout-terrain, mais élargit son usage sur chaussée glissante et distingue cette génération des Galaxy antérieurs.
Le comportement routier bénéficie surtout de la suspension arrière indépendante Integral Link. Cette architecture multibras vise à mieux dissocier les efforts longitudinaux et latéraux afin de concilier précision de conduite et filtration des irrégularités. Ce choix technique est cohérent avec la vocation du Galaxy : transporter jusqu’à sept occupants sans sacrifier la stabilité d’un véhicule lourd et haut.
Des EcoBlue au Galaxy Hybrid
À partir de 2018, la gamme évolue avec les diesels 2.0 EcoBlue. Selon les périodes et marchés, ils sont notamment proposés en 120, 150 et 190 ch. Une boîte automatique à huit rapports rejoint également l’offre et remplace progressivement certaines associations mécaniques antérieures. Ces changements permettent au Galaxy de poursuivre sa carrière alors que les normes d’émissions se durcissent rapidement en Europe.
L’évolution la plus importante arrive en 2021 avec le Galaxy Hybrid. Son groupe motopropulseur associe un quatre-cylindres essence 2,5 litres fonctionnant selon le cycle Atkinson, un moteur électrique, un générateur, une batterie lithium-ion et une transmission eCVT. La puissance combinée atteint 190 ch. Il s’agit d’un hybride non rechargeable : la batterie récupère notamment de l’énergie pendant les phases de décélération et de freinage.
Cette version intervient au moment où Ford étend l’hybridation à plusieurs familles de véhicules, notamment avec le Ford Kuga Hybrid. Pour le Galaxy, l’enjeu est particulier : électrifier le groupe motopropulseur tout en préservant les sept places et la modularité qui constituent sa raison d’être. La fabrication reste assurée à Valence.
Prix, carrière commerciale et disparition du Galaxy
En France, le Galaxy 3 débute à 37 100 euros lors de son lancement commercial. La gamme monte alors jusqu’à 46 300 euros dans les configurations diesel les plus puissantes et les mieux équipées citées au lancement. Ces tarifs évoluent naturellement au cours d’une carrière de huit ans, avec les changements de motorisations, de finitions et d’équipements.
Le contexte commercial devient progressivement moins favorable aux grands monospaces. Ford indiquait au début de 2020 qu’environ 69 000 exemplaires de cette génération avaient été vendus depuis son introduction. Ce chiffre ne représente pas la production totale définitive, mais il illustre un marché désormais bien plus restreint que lors de l’essor des monospaces familiaux des décennies précédentes.
Le Galaxy 3 reste néanmoins commercialisé jusqu’en 2023. Sa disparition clôt la lignée sans qu’une quatrième génération de Galaxy vienne prendre directement sa place. Ford abandonne ainsi son grand monospace européen après près de trois décennies, dans une gamme désormais davantage structurée autour des SUV, crossovers, utilitaires de tourisme et modèles électrifiés.




