Présentée en janvier 2013 au salon de Detroit, la Lexus Is 3 est la troisième génération de la berline sportive de Lexus. En Europe, elle arrive avec deux motorisations : l’IS 250 à moteur V6 essence et l’IS 300h, première version hybride de la lignée. La marque conserve l’architecture à propulsion tout en donnant à la voiture une silhouette plus affirmée et davantage d’espace aux places arrière.
Une troisième génération lancée en 2013
La [Lexus Is](https://la-voiture.fr/lexus-is/) occupe depuis 1999 une place dans la catégorie des berlines premium de taille moyenne. Pour cette troisième génération, Lexus cherche à renforcer son caractère de berline sportive sans sacrifier le confort quotidien. L’ingénieur en chef Junichi Furuyama place la réponse aux commandes et le comportement routier au cœur du développement.
La nouvelle voiture succède à la [Lexus Is 2](https://la-voiture.fr/lexus-is-2/). Son empattement augmente de 70 mm pour atteindre 2,80 m, tandis que des sièges avant redessinés libèrent de la place derrière eux. Lexus annonce ainsi un gain de 85 mm pour les genoux des passagers arrière. La banquette dispose également de dossiers rabattables en deux parties, une évolution pratique pour une berline tricorps.
Après sa première mondiale à Detroit, l’IS 3 fait ses débuts européens au salon de Genève en mars 2013. Les ventes commencent au Japon le 16 mai, puis en Europe durant l’été. La gamme varie selon les régions : l’IS 350 V6 et certaines versions à transmission intégrale existent sur d’autres marchés, mais les deux propositions européennes annoncées au lancement sont l’IS 250 et l’IS 300h à propulsion.
Un style immédiatement reconnaissable
La face avant adopte la calandre Lexus en fuseau, encadrée de phares effilés. Sur le modèle de lancement, les feux de jour en forme de L sont installés séparément sous les optiques principales. De profil, une ligne ascendante rejoint les feux arrière et accompagne les ailes marquées. Ces détails permettent de reconnaître une IS de 2013, même si les mises à jour ultérieures modifieront sa présentation.
À bord, la planche de bord privilégie le conducteur. L’assise avant est abaissée et la position du volant revue pour donner une sensation de conduite plus directe. La finition F SPORT reçoit une calandre à maillage spécifique, des sièges offrant davantage de maintien et un combiné d’instruments à anneau mobile inspiré de celui de la Lexus LFA. Ses réglages de suspension et de direction lui sont également propres ; selon l’équipement, une suspension variable adaptative peut s’y ajouter.
La mention F SPORT désigne ici une finition et une mise au point du châssis. Elle ne doit pas être confondue avec la [Lexus Is F](https://la-voiture.fr/lexus-is-f/), berline V8 issue de la génération précédente. L’IS 3 de lancement reste par ailleurs une berline quatre portes : le coupé [Lexus Rc](https://la-voiture.fr/lexus-rc/) est un modèle distinct.
IS 250 et IS 300h : deux façons d’aborder la berline
L’IS 250 utilise un V6 atmosphérique de 2,5 litres associé à une boîte automatique à six rapports. L’IS 300h combine un quatre cylindres essence de 2,5 litres fonctionnant selon le cycle Atkinson avec un moteur électrique et une transmission hybride à commande électronique. Dans les deux cas, les roues arrière assurent la motricité sur les versions européennes de lancement.
L’hybride change sensiblement la place de l’IS dans la gamme. La génération précédente avait notamment été proposée avec un diesel en Europe ; la nouvelle IS y introduit une autre réponse à la recherche d’une consommation contenue. La puissance de 223 ch de l’IS 300h correspond à l’ensemble du système hybride. Elle ne doit pas être confondue avec la puissance du seul moteur essence, ni calculée en additionnant simplement les valeurs maximales des deux moteurs.
La batterie de l’IS 300h est placée sous le plancher du coffre. Cette disposition permet de conserver un volume de chargement de 450 litres, contre 480 litres pour l’IS 250. L’hybride peut se déplacer ponctuellement avec son moteur électrique selon les conditions de conduite, mais il s’agit d’une voiture hybride non rechargeable : elle n’a pas l’usage ni l’autonomie électrique d’une hybride rechargeable.
Fiche technique de la Lexus Is 3
| Caractéristique | IS 250 européenne de lancement | IS 300h européenne de lancement |
|---|---|---|
| Carrosserie | Berline quatre portes, cinq places | Berline quatre portes, cinq places |
| Moteur thermique | V6 essence 4GR-FSE, environ 2,5 l | Quatre cylindres essence 2AR-FSE, 2 494 cm³, cycle Atkinson |
| Alimentation du moteur thermique | Injection d’essence, double calage variable des soupapes | Injection D-4S, double calage variable des soupapes |
| Puissance du moteur thermique | 153 kW à 6 400 tr/min | 133 kW à 6 000 tr/min |
| Couple du moteur thermique | 252 Nm à 4 800 tr/min | 221 Nm, selon le dossier de lancement |
| Moteur électrique | Sans objet | Synchrone à aimants permanents, 105 kW et 300 Nm |
| Puissance totale du système | Sans objet | 164 kW, soit 223 ch DIN |
| Batterie hybride | Sans objet | Nickel-hydrure métallique, 230,4 V |
| Implantation et roues motrices | Moteur avant longitudinal, propulsion | Groupe motopropulseur avant longitudinal, propulsion |
| Boîte de vitesses | Automatique à six rapports | Transmission hybride E-CVT |
| Suspension avant / arrière | Doubles triangles / multibras | Doubles triangles / multibras |
| Direction | À crémaillère, assistance électrique | À crémaillère, assistance électrique |
| Freins | Disques avant ventilés de 296 × 28 mm ; disques arrière de 290 × 10 mm | Disques avant ventilés de 296 × 28 mm ; disques arrière de 290 × 18 mm |
| Longueur / largeur / hauteur | 4 665 / 1 810 / 1 430 mm | 4 665 / 1 810 / 1 430 mm |
| Empattement | 2 800 mm | 2 800 mm |
| Voies avant / arrière | 1 535 / 1 550 mm selon la monte | 1 535 / 1 550 mm selon la monte |
| Masse à vide annoncée | 1 555 à 1 645 kg selon équipement | 1 620 à 1 680 kg selon équipement |
| Coffre | 480 l | 450 l |
| 0 à 100 km/h | 8,1 s | 8,3 s |
| Vitesse maximale | Environ 230 km/h | 200 km/h |
| Coefficient aérodynamique annoncé | 0,28 | 0,26 |
Un châssis revu pour la conduite
Lexus rigidifie la caisse grâce à davantage de points de soudure, à des techniques de soudage laser et au collage de certains assemblages. À l’avant, les doubles triangles sont retravaillés ; à l’arrière, l’IS reçoit une nouvelle suspension multibras. La direction électrique bénéficie elle aussi d’une révision de ses composants et de son calibrage.
Le résultat recherché est une réponse plus précise aux changements de direction, tout en maintenant l’agrément attendu d’une berline Lexus. Le conducteur peut sélectionner différents modes de conduite qui modifient notamment la réponse de l’accélérateur et, sur les voitures équipées de la suspension adaptative, le réglage de celle-ci. La finition F SPORT ajoute un traitement spécifique du train roulant, au-delà de ses seuls éléments décoratifs.
Sur l’IS 300h, Lexus annonçait au lancement 99 g/km de CO₂ pour une finition britannique équipée de roues de 16 pouces. D’autres finitions affichaient des valeurs supérieures, notamment avec des roues plus grandes. Ces chiffres relèvent du cycle d’homologation utilisé en 2013 : ils décrivent des configurations précises et ne constituent pas une consommation garantie sur route.
Les évolutions de la troisième génération
Une révision présentée en 2016 et commercialisée en Europe à partir de 2017 apporte des changements à la face avant, à l’habitacle et aux équipements de sécurité. Lexus propose notamment son ensemble d’aides à la conduite Safety System+ sur cette évolution. Il ne faut donc pas attribuer systématiquement ces équipements à une IS immatriculée en 2013 : leur présence dépend de l’année, de la finition et du marché.
La génération continue ensuite d’évoluer hors d’Europe. La voiture présentée en 2020 conserve son empattement de 2,80 m, mais reçoit une carrosserie revue, plus longue et plus large que celle du lancement. Une nouvelle mise à jour est annoncée en 2025 pour certains marchés, avec des ventes prévues à partir de 2026. Les dimensions et détails visuels d’une IS tardive ne décrivent donc pas nécessairement une IS 250 ou 300h des premières années.
Des déclinaisons propres à certains pays apparaissent également au fil de cette longue carrière. La [Lexus Is 500](https://la-voiture.fr/lexus-is-500/), dotée d’un V8, appartient à cette histoire ultérieure : elle ne faisait pas partie de la gamme européenne présentée en 2013. Pour identifier une IS 3 ou comparer deux exemplaires, l’année et l’appellation exacte de la motorisation comptent autant que le nom de la génération.




