Mclaren 540c

Mclaren 540c

Présentée au Salon de Shanghai le 20 avril 2015, la Mclaren 540c inaugure, aux côtés de la 570s, une nouvelle génération de sportives plus accessibles au sein de la gamme McLaren. Elle devient alors le modèle le moins cher de la marque et s’inscrit dans la Sports Series, sous les modèles de la Super Series. Malgré son positionnement plus abordable, elle conserve les fondamentaux techniques de McLaren avec une cellule en fibre de carbone, un moteur V8 biturbo en position centrale arrière et une transmission à double embrayage.

La 540c est étroitement dérivée de la Mclaren 570s, présentée quelques mois auparavant. Les deux coupés partagent la structure MonoCell II, le V8 M838TE de 3,8 litres et la boîte SSG à sept rapports. La différence ne se limite toutefois pas à une simple réduction de puissance. La 540c reçoit des réglages de suspension plus orientés vers le confort, une présentation aérodynamique moins agressive et une mise au point destinée à la rendre plus facile à utiliser sur route.

Une McLaren plus accessible

La création de la 540c répond à la volonté de McLaren Automotive d’élargir sa clientèle. Après le retour de la marque sur le marché des voitures de route avec la MP4-12C, McLaren structure sa gamme autour de plusieurs familles. La Sports Series doit proposer des performances de supercar dans une voiture plus accessible et plus utilisable au quotidien que les modèles plus radicaux de la Super Series.

La 540c apparaît ainsi quelques semaines après la 570s. Son nom reprend la puissance annoncée de 540 ch, tandis que la lettre C identifie le coupé. Elle reste une stricte deux places à moteur central arrière, avec une architecture très proche de celle de la 570s. Son développement est assuré par les équipes de McLaren Automotive et son style appartient au langage inauguré par la Sports Series, sous la direction du designer Rob Melville.

La présentation de 2015 intervient dans le cadre du développement rapide de la gamme McLaren. Le constructeur annonce alors un prix britannique de 126 000 livres, faisant de la 540c son modèle d’accès. En France, le tarif neuf documenté atteint environ 164 500 euros selon la date de référence retenue. La voiture reste commercialisée comme coupé à toit fixe, sans version Spider officielle.

Dans la hiérarchie de la Sports Series, la 540c se distingue donc moins par une architecture différente que par son calibrage. Elle cherche à conserver l’expérience technique d’une McLaren moderne tout en offrant une approche plus douce que la 570s. La gamme s’enrichira ensuite de la 570GT, davantage tournée vers le grand tourisme, puis de versions beaucoup plus sportives comme la 600LT.

Un châssis en carbone et un V8 biturbo

La Mclaren 540c repose sur une cellule centrale en fibre de carbone appelée MonoCell II. Cette structure constitue l’un des éléments essentiels de son identité technique. Le moteur est installé longitudinalement derrière l’habitacle, tandis que la transmission entraîne uniquement les roues arrière. Cette implantation permet de concentrer les masses autour de la cellule centrale et participe à l’agilité recherchée par McLaren.

Le moteur est le V8 M838TE de 3 799 cm³, alimenté par deux turbocompresseurs. Il développe 540 PS, soit environ 533 bhp, et délivre 540 Nm de couple. La puissance maximale est atteinte à 7 500 tr/min et le régime peut monter jusqu’à 8 500 tr/min. Cette mécanique reprend la famille de moteurs inaugurée sur les précédentes McLaren de route, avec une architecture profondément intégrée au concept de la voiture.

La transmission est confiée à une boîte SSG robotisée à double embrayage et sept rapports. Les changements de rapport peuvent être commandés au moyen de palettes au volant. McLaren conserve également son système Brake Steer, qui agit sur la roue arrière intérieure en virage pour favoriser la rotation de la voiture et améliorer la motricité. Cette solution permet de conserver un différentiel ouvert tout en recherchant un comportement proche de celui obtenu avec un système plus complexe.

Le châssis utilise des doubles triangles superposés sur les deux essieux et des amortisseurs adaptatifs. La 540c reçoit une calibration plus souple que la 570s, caractéristique importante pour comprendre son positionnement. Elle ne renonce pas aux capacités dynamiques de la Sports Series, mais privilégie davantage la polyvalence routière. La direction à assistance électro-hydraulique conserve de son côté une philosophie orientée vers le retour d’information au conducteur.

Fiche technique de la Mclaren 540c

CaractéristiqueMclaren 540c
TypeCoupé 2 portes, 2 places
ArchitectureMoteur central arrière, propulsion
MoteurV8 à 90°, biturbo, essence
Cylindrée3 799 cm³
Code moteurM838TE
Distribution32 soupapes, double arbre à cames en tête, calage variable
Puissance540 PS, environ 533 bhp, à 7 500 tr/min
Couple maximal540 Nm, de 3 500 à 6 500 tr/min
Régime maximal8 500 tr/min
TransmissionPropulsion
Boîte de vitessesSSG à double embrayage, 7 rapports
StructureCellule en fibre de carbone MonoCell II
SuspensionsDoubles triangles superposés avant et arrière, amortisseurs adaptatifs
DirectionCrémaillère à assistance électro-hydraulique
FreinsÉtriers aluminium à quatre pistons, freins carbone-céramique disponibles selon configuration
Jantes avant19 pouces
Jantes arrière20 pouces
Pneus avant225/35 R19
Pneus arrière285/35 R20
Longueur4 530 mm
Largeur de carrosserieEnviron 1 908 à 1 910 mm
Largeur avec rétroviseursEnviron 2 095 mm
Hauteur1 202 mm
Empattement2 670 mm
Poids à sec1 350 kg, jusqu’à 1 311 kg dans la configuration la plus légère documentée
Masse en ordre de marcheEnviron 1 449 kg selon méthode de mesure
0 à 100 km/h3,5 s
0 à 200 km/h10,5 s
Vitesse maximale320 km/h
0 à 60 mph3,4 s
0 à 100 mph7,0 s
RéservoirEnviron 72 litres
Volume du coffre avant150 litres
Consommation mixte NEDCEnviron 11,1 l/100 km selon homologation
Émissions de CO2Environ 258 g/km selon homologation NEDC

Des performances de supercar sans rechercher la radicalité

Avec 540 PS et un poids contenu grâce à sa structure carbone, la 540c affiche des performances qui restent très élevées malgré son positionnement d’entrée de gamme. McLaren annonce 3,5 secondes pour atteindre 100 km/h et 10,5 secondes pour atteindre 200 km/h. La vitesse maximale atteint 320 km/h. Ces chiffres la placent clairement dans le domaine des voitures de très haute performance, même si sa philosophie est moins extrême que celle des versions ultérieures de la Sports Series.

La différence avec la 570s est particulièrement révélatrice. Cette dernière développe 570 PS et 600 Nm, contre 540 PS et 540 Nm pour la 540c. Elle atteint 100 km/h en 3,2 secondes et sa vitesse maximale est donnée pour 328 km/h. La 540c abandonne donc une partie de la performance absolue au profit d’un comportement plus conciliant et d’un positionnement tarifaire inférieur.

Cette approche ne transforme pas pour autant la 540c en GT. La voiture conserve deux places, un moteur central, une propulsion et une cellule carbone conçue pour privilégier la rigidité. Son habitacle reste celui d’une sportive compacte et son coffre avant de 150 litres ne la destine pas aux longs voyages avec une grande quantité de bagages.

Un design directement issu de la Sports Series

Visuellement, la 540c reprend les principes stylistiques de la 570s. La carrosserie très basse enveloppe la cellule centrale et cherche à canaliser les flux d’air autour des flancs. Les prises d’air latérales, les portes dièdres, les montants arrière et les volumes resserrés autour de l’habitacle constituent les éléments les plus caractéristiques de cette génération.

La 540c se reconnaît toutefois par une présentation aérodynamique plus discrète que celle de la 570s. Les éléments extérieurs sont moins agressifs et les réglages du châssis privilégient la facilité d’utilisation. Les roues de 19 pouces à l’avant et de 20 pouces à l’arrière participent également à son identification. Les pneus Pirelli P Zero sont montés dans des dimensions de 225/35 R19 à l’avant et 285/35 R20 à l’arrière.

Le choix du coupé à toit fixe distingue également la 540c des évolutions ultérieures de la gamme. Lorsque McLaren introduit une déclinaison découvrable, elle s’appuie sur la Mclaren 570s Spider. La 540c reste, elle, cantonnée à une carrosserie fermée et ne reçoit pas de Spider de série.

Une place particulière dans la gamme McLaren

La 540c occupe une position intermédiaire entre la première génération de supercars routières modernes de McLaren et les modèles plus spécialisés qui vont suivre. La Mclaren Mp4-12c avait inauguré le retour de McLaren à la production en série d’une voiture de route avec une cellule carbone et un V8 biturbo. La 540c reprend cette philosophie tout en l’intégrant dans une gamme beaucoup plus structurée.

La Sports Series va rapidement se diversifier. Après la 570s et la 540c, la 570GT adopte une orientation davantage tournée vers le grand tourisme. La Mclaren 570gt conserve la même base mécanique mais modifie profondément son approche pratique et son rapport au voyage. La 540c reste au contraire le coupé sportif le plus accessible de cette première génération.

La gamme évolue ensuite vers des modèles plus performants et plus spécialisés. La Mclaren 600lt pousse ainsi beaucoup plus loin la recherche de légèreté, d’efficacité aérodynamique et d’utilisation sur circuit. Cette évolution illustre le large éventail couvert par la Sports Series, dont la 540c représente la porte d’entrée la plus orientée vers la polyvalence routière.

La production de la 540c est aujourd’hui difficile à quantifier avec précision à l’échelle mondiale, McLaren n’ayant pas publié de total officiel spécifique à cette version. Les bases disponibles donnent par ailleurs des dates de fin de commercialisation différentes selon les marchés et les années-modèles. Cette absence de chiffre constructeur fiable ne permet pas de la classer comme une série limitée, mais son positionnement de modèle d’accès et sa production relativement confidentielle lui confèrent une place identifiable dans l’histoire récente de McLaren.