Présenté en 2016, le Ssangyong Xlv est la version longue à cinq places du Ssangyong Tivoli. Il conserve la plateforme et l’empattement de ce dernier, mais gagne près de 24 cm derrière les roues arrière. Cet allongement répond à un besoin précis : offrir un coffre plus grand sans transformer le véhicule en SUV à sept places.
Du Tivoli au Xlv : un SUV conçu autour du coffre
Le Tivoli apparaît d’abord comme un SUV urbain. Avec le Xlv, Ssangyong reprend son habitacle et l’essentiel de sa partie avant, puis étire le porte-à-faux arrière. L’empattement reste fixé à 2,60 m tandis que la longueur atteint 4,44 m, ce qui rapproche le Xlv du gabarit des SUV compacts. Les places arrière ne sont donc pas le principal changement : la longueur supplémentaire profite avant tout aux bagages.
Cette solution préserve cinq places et évite d’ajouter une troisième rangée étroite. Elle donne au Xlv une vocation familiale plus marquée que celle du Tivoli court, notamment pour transporter une poussette ou les bagages de plusieurs occupants. La banquette arrière se rabat en deux parties, selon une répartition 60/40, et ses dossiers peuvent s’incliner pour améliorer le confort des passagers.
Le nom prête parfois à confusion. « Xlv » et « Tivoli XLV » désignent ici la même voiture de série, et non deux générations distinctes. Le concept XLV Air présenté auparavant annonçait cette déclinaison longue, mais ses caractéristiques ne doivent pas être attribuées d’office au modèle commercialisé.
Présentation et commercialisation en 2016
Ssangyong dévoile le Xlv de série au Salon de Genève 2016, après avoir présenté le concept XLV Air à Francfort en 2015. La marque annonce alors un lancement sur les marchés européens à partir du printemps. En France, l’arrivée en concession est prévue pour la fin juin 2016.
La gamme annoncée à l’échelle internationale comprend deux moteurs de 1,6 litre, l’un à essence et l’autre diesel. Selon les marchés, ils peuvent être associés à une boîte manuelle ou automatique à six rapports, ainsi qu’à une transmission avant ou intégrale. Il serait toutefois trompeur d’appliquer cette gamme entière au lancement français : les tarifs publiés à cette date portent sur le diesel de 115 ch à boîte manuelle, proposé en 4×2 et en 4×4.
Le Xlv ne remplace pas le Tivoli. Les deux carrosseries coexistent pour répondre à des besoins différents : encombrement plus contenu pour l’une, capacité de chargement accrue pour l’autre. Cette parenté explique pourquoi leurs faces avant et leurs planches de bord sont proches, alors que leur profil arrière se distingue nettement.
Un volume de coffre qui demande une explication
Le chiffre de 720 litres figure dans la communication de Ssangyong, tandis que des essais français indiquent 574 litres. Ces deux valeurs correspondent à des configurations de chargement différentes : les 720 litres peuvent être obtenus en utilisant l’espace normalement occupé par la roue de secours galette. Pour comparer le Xlv à un autre véhicule, il faut donc vérifier si cet espace sous le plancher est inclus dans la mesure.
La transformation se voit surtout de trois quarts arrière. La custode remonte vers un montant arrière épais et noir, le pavillon paraît prolongé et le hayon ferme une poupe plus volumineuse que celle du Tivoli. Les barres de toit et, sur certaines finitions, une peinture contrastante du toit renforcent cette silhouette. De face, les deux modèles sont bien moins faciles à départager.
Le coffre plus vaste n’efface pas les compromis d’usage. L’allongement porte sur le porte-à-faux plutôt que sur la distance entre les essieux ; le Xlv conserve ainsi l’espace aux jambes lié à l’empattement du Tivoli. Sa banquette accueille officiellement trois personnes, mais la place centrale, plus ferme, convient moins bien à un long trajet que les deux places latérales.
Fiche technique du Ssangyong Xlv
| Caractéristique | Donnée documentée pour le Xlv lancé en 2016 |
|---|---|
| Carrosserie | SUV cinq portes, cinq places |
| Structure | Plateforme partagée avec le Tivoli ; moteur avant |
| Essence, selon les marchés | 1,6 l e-XGi160, 128 ch à 6 000 tr/min, 160 Nm à 4 600 tr/min |
| Diesel | 1,6 l e-XDi160 turbocompressé, 115 ch entre 3 400 et 4 000 tr/min, 300 Nm entre 1 500 et 2 500 tr/min |
| Boîtes de vitesses | Manuelle à six rapports ; automatique Aisin à six rapports selon le marché |
| Transmission | Roues avant motrices ou quatre roues motrices à la demande selon la version |
| Suspension avant | Jambes de force MacPherson et ressorts hélicoïdaux |
| Suspension arrière | Multibras documenté pour le 4×4 ; configuration du 4×2 français à vérifier selon la version |
| Direction | Assistance électrique ; modes Flex Steer selon équipement |
| Freins | Disques avant et arrière, ABS et répartition électronique du freinage |
| Roues et pneus | 205/60 R16 ou 215/45 R18 selon finition et marché |
| Longueur | 4 440 mm |
| Largeur | 1 798 mm |
| Hauteur | Environ 1,61 à 1,64 m selon la convention de mesure et l’équipement |
| Empattement | 2 600 mm |
| Garde au sol | 167 mm annoncés par Ssangyong |
| Coffre | 574 l avec la configuration de roue galette décrite lors de l’essai français ; jusqu’à 720 l en exploitant son emplacement |
| Réservoir | 47 l |
| 0 à 100 km/h | 10,9 s indiquées pour le diesel essayé par L’Argus |
| Consommation mixte publiée | 4,7 l/100 km pour le diesel 4×2 ; 5,1 l/100 km pour le diesel 4×4 dans les versions décrites lors du lancement français |
Motorisations, transmission et comportement
Le diesel e-XDi160 constitue le cœur de l’offre française initiale. Ses 300 Nm disponibles dès les bas régimes correspondent à l’usage attendu d’un véhicule chargé. Lors de son lancement, le Xlv 4×2 diesel est affiché à 23 990 €, contre 25 790 € pour le 4×4, soit un écart de 1 800 €. Ces prix concernent la gamme française de 2016, et non l’ensemble des finitions ou des années de commercialisation.
En version intégrale, le système entraîne normalement les roues avant puis transmet une partie du couple à l’arrière lorsque l’adhérence le demande. Une fonction de verrouillage complète le dispositif. Avec sa garde au sol d’environ 17 cm, le Xlv peut emprunter des chemins, mais ses proportions et son architecture restent celles d’un SUV destiné principalement à la route.
La documentation du constructeur décrit une suspension arrière multibras pour le 4×4 et une traverse de torsion pour le 4×2. Un essai français de 2016 attribue pourtant aussi un multibras au 4×2 essayé. Cette divergence empêche de généraliser la configuration de l’essieu arrière à tous les Xlv à deux roues motrices sans vérifier la fiche technique du véhicule concerné.
La direction assistée électrique peut proposer trois réglages, Normal, Comfort et Sport. Ils modifient l’effort ressenti au volant, notamment entre les manœuvres urbaines et la conduite à vitesse plus élevée. Le Xlv reprend également les dispositifs de sécurité annoncés pour la gamme, dont sept airbags, le contrôle de stabilité et l’assistance au démarrage en côte.
Habitacle, équipement et points à vérifier selon la version
À bord, le Xlv reste proche du Tivoli : planche de bord haute, volant à méplat et rangements répartis dans l’habitacle. L’équipement dépend du pays et de la finition. Le modèle français décrit au lancement reçoit notamment un écran de 7 pouces avec navigation, une caméra de recul, des feux de jour à LED et des jantes alliage de 18 pouces. Ces éléments ne doivent pas être considérés comme systématiques sur chaque Xlv importé ou vendu ultérieurement.
Pour identifier précisément un exemplaire, les mentions « Xlv » et « Tivoli XLV » ne suffisent donc pas. La carte grise, la motorisation, le nombre de roues motrices, la boîte et la finition déterminent les caractéristiques à retenir. Cette vérification compte particulièrement pour la consommation annoncée, l’équipement et l’aménagement du coffre : la présence de la roue galette modifie directement l’espace exploitable sous son plancher.




