Nissan Pixo

Nissan Pixo

Une petite Nissan conçue pour la ville

La Nissan Pixo est une mini-citadine lancée en Europe à la fin des années 2000 pour compléter la gamme Nissan sous la Nissan Micra. Présentée au Mondial de l’Automobile de Paris en 2008, elle arrive sur le marché européen en 2009 avec une philosophie très simple : proposer une voiture compacte, légère et économique, adaptée aux déplacements urbains.

La Pixo appartient au segment A et adopte une carrosserie à cinq portes particulièrement courte. Avec seulement 3,565 m de longueur, elle privilégie la facilité de stationnement et l’agilité en ville plutôt que l’espace ou les performances. Elle dispose de quatre places et d’un petit coffre, conformément à son positionnement de citadine essentielle.

Son histoire est étroitement liée à Suzuki. La Pixo est issue d’un programme développé autour de la Suzuki Alto destinée aux marchés internationaux et de la Maruti Suzuki A-Star. Produite en Inde par Maruti Suzuki, elle reçoit une identité extérieure spécifique Nissan tout en partageant une grande partie de sa base technique avec sa cousine Suzuki. Cette origine explique les fortes similitudes mécaniques entre les deux modèles.

Présentation et développement de la Pixo

Le programme dont découle la Pixo prend forme chez Suzuki avec l’A-Star, présentée en Inde en 2008. Nissan et Suzuki s’appuient ensuite sur cette architecture pour proposer des véhicules distincts selon les marchés et les marques. Nissan présente officiellement sa Pixo au Mondial de Paris 2008, avant son arrivée dans les concessions européennes en 2009.

La Pixo répond alors à un besoin très précis de la gamme Nissan. La marque dispose déjà de la Micra, mais celle-ci occupe un segment légèrement supérieur. La nouvelle venue doit proposer une solution plus petite et plus accessible. La Nissan Micra K12, encore présente lors du lancement de la Pixo, permet de mesurer ce changement de positionnement : la Pixo est plus courte et plus simple, avec une vocation urbaine beaucoup plus affirmée.

La production est assurée en Inde, dans l’usine Maruti Suzuki de Manesar, dans l’État de Haryana. Nissan ne développe donc pas une citadine entièrement indépendante, mais adapte à son identité un programme industriel partagé. Cette organisation permet de proposer un véhicule du segment A avec des coûts de développement et de production maîtrisés.

La commercialisation européenne commence en 2009. En France, la Pixo est proposée avec un moteur essence de 1,0 litre et différentes finitions, dont Visia et Acenta. Selon les marchés, la gamme comprend également des niveaux d’équipement supérieurs et une boîte automatique à quatre rapports. La production prend fin en 2013, même si des véhicules issus des stocks peuvent encore apparaître dans les catalogues ou immatriculations en 2014.

La Pixo ne bénéficie pas d’une seconde génération. Elle disparaît de la gamme Nissan après quelques années sans recevoir de remplaçante directe. La Nissan Micra K13, lancée à partir de 2010, reste la principale citadine de la marque sur le marché européen et accompagne donc la fin de carrière de la Pixo.

Un trois cylindres essence conçu pour l’économie

La Pixo repose sur une architecture particulièrement simple. Son moteur est un trois cylindres essence atmosphérique de 996 cm3, identifié par le code K10B. Il développe 68 ch à 6 000 tr/min et fournit 90 Nm de couple à 3 400 tr/min. Monté transversalement à l’avant, il entraîne les roues avant.

Cette mécanique privilégie la sobriété et la légèreté plutôt que les performances. La puissance est suffisante pour une utilisation urbaine et périurbaine, tandis que le faible poids de la voiture limite les besoins énergétiques. Une boîte manuelle à cinq rapports constitue la transmission principale. Une boîte automatique à quatre rapports est également proposée sur certaines versions et certains marchés.

La Pixo adopte des solutions de châssis classiques pour une petite traction avant. La suspension avant repose sur des jambes McPherson, tandis que l’essieu arrière utilise une architecture à bras tirés avec ressorts hélicoïdaux. La direction bénéficie d’une assistance électrique. Le freinage associe des disques à l’avant et des tambours à l’arrière, avec ABS et répartition électronique du freinage selon l’équipement.

Fiche technique de la Nissan Pixo

CaractéristiqueNissan Pixo
GénérationPremière génération, type D31S
Présentation2008
Production2009 à 2013
CarrosserieCitadine 5 portes, 4 places
SegmentA
Moteur3 cylindres en ligne essence atmosphérique
Cylindrée996 cm3
Code moteurK10B
Distribution12 soupapes
AlimentationInjection multipoint
Puissance68 ch, soit 50 kW, à 6 000 tr/min
Couple90 Nm à 3 400 tr/min
ImplantationMoteur transversal avant
TransmissionTraction avant
Boîte manuelle5 rapports
Boîte automatique4 rapports, selon version et marché
Suspension avantMcPherson
Suspension arrièreEssieu à bras tirés, ressorts hélicoïdaux
DirectionAssistance électrique
Freins avantDisques
Freins arrièreTambours
Pneus155/65 R14
Longueur3 565 mm
Largeur1 600 mm
Hauteur1 470 mm
Empattement2 360 mm
Voie avant1 405 mm
Voie arrière1 400 mm
Masse indicative885 kg en boîte manuelle, 910 kg en boîte automatique selon documentation technique
Vitesse maximaleEnviron 155 km/h en boîte manuelle
0 à 100 km/hEnviron 14 s en boîte manuelle
Consommation homologuéeEnviron 4,4 l/100 km en boîte manuelle
Consommation avec boîte automatiqueEnviron 5,2 l/100 km
Émissions de CO2Environ 103 g/km en boîte manuelle, 122 g/km en automatique
Réservoir35 litres
Coffre129 litres, jusqu’à environ 367 litres sièges arrière rabattus
CxEnviron 0,30

Une citadine légère et accessible

Le poids contenu constitue l’un des principaux atouts de la Pixo. La version à boîte manuelle est donnée autour de 885 kg dans la documentation technique, tandis que la version automatique atteint environ 910 kg. Certaines bases de données françaises indiquent des valeurs supérieures, liées à des définitions différentes de la masse. La comparaison des fiches doit donc tenir compte du marché et de la méthode de calcul utilisée.

Cette masse réduite contribue directement aux consommations annoncées. Avec la boîte manuelle, la Pixo affiche une consommation homologuée d’environ 4,4 l/100 km et des émissions proches de 103 g/km de CO2. La boîte automatique augmente ces valeurs, avec environ 5,2 l/100 km et 122 g/km de CO2 dans les données homologuées correspondantes.

Ses dimensions réduites constituent un autre élément déterminant. L’empattement de 2,36 m permet de conserver une habitabilité correcte pour une voiture de cette catégorie, tandis que la longueur limitée à 3,565 m facilite les manoeuvres et le stationnement. Le coffre reste cependant celui d’une véritable mini-citadine, avec environ 129 litres en configuration normale.

En France, la Pixo se veut également accessible par son tarif. Lors de son lancement, la version 1.0 68 ch Visia est affichée à partir de 8 490 euros, tandis que l’Acenta débute à 9 290 euros. L’Acenta équipée de la boîte automatique atteint 10 890 euros dans les tarifs documentés de l’époque.

Comment reconnaître la Nissan Pixo

La Pixo se distingue extérieurement de sa cousine Suzuki malgré une base commune. Sa carrosserie cinq portes adopte une silhouette courte et haute, avec un porte-à-faux réduit et des roues de petit diamètre. La face avant reçoit une identité propre à Nissan, notamment au niveau de la calandre, du bouclier et des projecteurs.

La parenté avec la Suzuki Alto européenne et la Maruti Suzuki A-Star reste néanmoins visible dans les proportions générales et dans de nombreux éléments techniques. Il s’agit donc bien de modèles apparentés issus d’un même programme industriel, et non de deux véhicules développés indépendamment. La Pixo conserve toutefois son identité Nissan et sa propre gamme d’équipements.

Cette distinction est importante pour éviter de confondre la Pixo avec d’autres petites Nissan ou avec les différentes générations de Suzuki Alto. La Pixo européenne de 2008 à 2013 correspond à la première génération Nissan, équipée du trois cylindres K10B et produite en Inde. Elle ne constitue pas une déclinaison de la Micra et ne doit pas être considérée comme une génération de cette dernière.

Fin de production et place dans l’histoire Nissan

La carrière de la Pixo reste relativement courte. Après son lancement européen en 2009, elle accompagne pendant quelques années la gamme de petites Nissan avant que la marque ne mette fin à sa production en 2013. Aucun successeur direct ne reprend exactement son positionnement et son format.

Son intérêt historique réside surtout dans cette collaboration industrielle entre Nissan et Suzuki. La Pixo illustre une période où les constructeurs cherchent à mutualiser les plateformes et la production sur les segments automobiles à faibles marges, particulièrement dans les petites citadines. Produite en Inde et vendue sous une marque japonaise différente de celle du constructeur qui assure sa fabrication, elle constitue ainsi un exemple caractéristique de l’internationalisation des programmes automobiles à la fin des années 2000.

Le nom Pixo est aujourd’hui susceptible de créer une confusion supplémentaire, car Nissan a réutilisé cette appellation pour une nouvelle petite voiture électrique présentée en 2026. Cette dernière appartient à une génération totalement différente. Pour l’automobile historique produite à partir de 2009, la référence reste donc la Pixo D31S à moteur essence, dérivée du programme Suzuki et arrêtée au début des années 2010.