Le Geely Okavango est un SUV familial à sept places lancé en 2020 par le constructeur chinois Geely Auto. Conçu pour offrir l’habitabilité d’un monospace dans une carrosserie de SUV, il se distingue par ses trois rangées de sièges, sa modularité intérieure et sa motorisation essence à hybridation légère 48 volts sur les premières versions internationales. Commercialisé notamment en Asie, au Moyen-Orient et sur certains marchés d’Amérique latine, il est étroitement apparenté au Geely Haoyue vendu en Chine.
Avec ses 4,84 mètres de longueur dans sa configuration initiale, l’Okavango privilégie l’espace disponible pour les passagers et les bagages plutôt que les performances sportives. Son évolution technique et stylistique accompagne l’expansion internationale de Geely, avec l’apparition de versions modernisées équipées d’un moteur 2,0 litres turbo. Il occupe ainsi une place particulière dans la gamme du constructeur, entre les SUV compacts traditionnels et les grands véhicules familiaux.
Histoire et développement du Geely Okavango
L’histoire du Geely Okavango commence avec le projet VX11, développé pour renforcer la présence de Geely sur le marché des SUV familiaux. Au tournant des années 2020, le constructeur chinois élargit rapidement son catalogue et cherche à répondre à une demande croissante pour des véhicules capables de transporter sept personnes tout en conservant une présentation moderne. L’objectif est de proposer une alternative aux monospaces, dont la popularité recule progressivement au profit des SUV.
Le modèle apparaît d’abord en Chine sous le nom de Geely Haoyue. Présenté au printemps 2020, il est commercialisé sur son marché national à partir de juin de la même année. Son développement s’inscrit dans une stratégie d’élargissement de la gamme, déjà illustrée par des modèles plus compacts comme le Geely Coolray. L’Okavango répond toutefois à des besoins différents, avec une carrosserie sensiblement plus grande et une architecture intérieure pensée pour les familles nombreuses.
Le nom Okavango est adopté pour plusieurs marchés internationaux. Il fait référence au delta de l’Okavango, vaste région naturelle située au Botswana. Cette appellation accompagne la présentation du véhicule aux Philippines en octobre 2020, suivie de son lancement commercial en novembre. Le marché philippin devient l’un des premiers territoires où le SUV est proposé sous cette dénomination.
La version internationale initiale se distingue du Haoyue chinois par sa motorisation. Alors que le modèle vendu en Chine reçoit notamment un quatre cylindres essence 1,8 litre turbocompressé, l’Okavango commercialisé aux Philippines utilise un trois cylindres 1,5 litre turbo associé à un système d’hybridation légère 48 volts. Cette solution permet à Geely de proposer une motorisation adaptée aux attentes locales en matière de consommation et de performances.
La famille connaît une évolution importante à la fin de 2022 avec l’arrivée du Geely Haoyue L en Chine. Cette nouvelle configuration bénéficie d’une présentation extérieure profondément remaniée, d’un empattement légèrement allongé et d’un moteur 2,0 litres turbo. Certaines de ses caractéristiques se retrouvent ensuite sur les Okavango modernisés proposés à l’exportation. Il convient donc de distinguer le véhicule lancé en 2020 de ses évolutions ultérieures, dont les dimensions, les équipements et les motorisations peuvent différer.
L’architecture du Haoyue sert également de base au Proton X90, lancé en Malaisie en 2023. Ce modèle apparenté possède sa propre identité commerciale et ses spécifications locales. L’expansion internationale de l’Okavango se poursuit notamment au Mexique, où Geely annonce son introduction en 2024.
Design extérieur et positionnement dans la gamme Geely
Le Geely Okavango de première génération adopte une silhouette de SUV traditionnel, caractérisée par un capot relativement horizontal, une ligne de toit élevée et une partie arrière volumineuse. Ces proportions répondent directement à sa vocation familiale. Contrairement aux SUV coupés, le pavillon ne descend pas fortement vers le hayon, ce qui permet de préserver davantage d’espace pour les occupants de la troisième rangée.
La face avant reprend le langage stylistique Geely de cette période, avec une calandre à motifs concentriques encadrée par des projecteurs allongés. Le bouclier comporte une large prise d’air inférieure et des éléments de protection qui renforcent son apparence de SUV. Les passages de roues marqués, les protections de bas de caisse et les barres de toit complètent cette présentation.
Le profil révèle un empattement généreux et une surface vitrée importante. Les portes arrière sont dimensionnées pour faciliter l’accès à l’habitacle, tandis que le hayon presque vertical favorise le volume de chargement. Cette approche fonctionnelle contraste avec celle du Geely Tugella, dont la ligne de toit fuyante et les proportions plus dynamiques privilégient l’esthétique d’un SUV coupé.
Le Haoyue L introduit une identité visuelle nettement différente. Sa calandre devient plus grande, avec des éléments verticaux évoquant une cascade. Les projecteurs sont redessinés, les boucliers évoluent et la signature lumineuse arrière gagne en sophistication. Ces modifications donnent au véhicule une apparence plus statutaire et permettent de reconnaître les versions modernisées au premier regard.
Dans la gamme Geely, l’Okavango occupe une position principalement définie par son habitabilité. Il se distingue du Geely Atlas, SUV plus compact généralement destiné à cinq occupants, par sa capacité à accueillir une troisième rangée de sièges. Son architecture répond ainsi à des usages familiaux plus exigeants, notamment lorsque plusieurs adultes et enfants doivent voyager ensemble.
Le Geely Monjaro représente une autre approche du SUV de grande taille. Il privilégie davantage les prestations haut de gamme, la technologie et le confort de conduite, tandis que l’Okavango met l’accent sur la polyvalence intérieure et la capacité d’accueil. Les deux modèles ne constituent donc pas de simples variantes de carrosserie d’un même véhicule.
Motorisations, hybridation légère et comportement routier
La motorisation la plus caractéristique du Geely Okavango initial destiné à l’exportation associe un moteur essence trois cylindres de 1 477 cm³ à un dispositif d’hybridation légère fonctionnant sous 48 volts. L’ensemble développe une puissance combinée annoncée de 190 ch et un couple maximal de 300 Nm. Le moteur est installé transversalement à l’avant et entraîne les roues avant par l’intermédiaire d’une boîte automatique à double embrayage à sept rapports.
Le système d’hybridation légère, également appelé MHEV, utilise une assistance électrique pour soutenir le moteur thermique lors de certaines phases de fonctionnement. Il contribue notamment aux démarrages et aux reprises, tout en permettant de récupérer une partie de l’énergie lors des ralentissements. Contrairement à un système hybride rechargeable, il ne nécessite pas de branchement sur une prise électrique. Il ne transforme pas non plus l’Okavango en véhicule capable de parcourir de longues distances uniquement grâce à l’électricité.
La puissance de 190 ch correspond à la valeur combinée annoncée pour cette configuration. Elle ne doit pas être systématiquement attribuée au seul moteur thermique. Cette distinction est importante pour comparer l’Okavango avec les versions non hybridées de la famille Haoyue.
Sur le marché chinois, le Haoyue initial reçoit notamment un moteur essence quatre cylindres 1,8 litre turbo développant environ 181 ch et 300 Nm. Cette motorisation conserve une transmission aux roues avant et peut être associée à une boîte automatique à double embrayage à sept rapports. Elle ne doit pas être confondue avec le groupe motopropulseur 1,5 litre MHEV des premières versions philippines.
L’arrivée du Haoyue L marque une nouvelle étape mécanique. Son quatre cylindres 2,0 litres turbocompressé développe 218 ch et 325 Nm dans la configuration chinoise documentée. Associé à une boîte automatique à double embrayage à sept rapports, il offre une puissance supérieure et un couple adapté au gabarit du véhicule. Cette motorisation équipe également certaines configurations internationales modernisées de l’Okavango.
La transmission reste principalement orientée vers un usage routier. Les versions documentées sont des tractions avant et ne disposent pas des équipements mécaniques caractéristiques d’un véritable tout-terrain, comme une boîte de transfert avec rapports courts. La garde au sol surélevée et les protections de carrosserie ne doivent donc pas être interprétées comme la présence de capacités de franchissement spécialisées.
Le châssis repose sur une structure autoporteuse, avec une suspension avant indépendante de type McPherson et une direction à assistance électrique. Les caractéristiques du train arrière varient dans la documentation selon les configurations : la première génération est notamment décrite avec une architecture arrière dépendante, tandis que des versions ultérieures disposent d’une suspension indépendante multibras. Les quatre roues sont équipées de freins à disque, ventilés à l’avant.
La consommation mixte annoncée pour l’Okavango 1.5T MHEV initial atteint environ 6,6 l/100 km dans certaines documentations commerciales. Ce chiffre constitue une donnée constructeur obtenue dans des conditions normalisées et non une mesure indépendante en circulation réelle. La consommation effective dépend notamment du chargement, de la vitesse, du relief et de l’utilisation de la climatisation.
Habitacle, sept places et modularité
L’aménagement intérieur constitue l’un des principaux arguments du Geely Okavango. Sa carrosserie permet d’installer trois rangées de sièges dans une configuration habituelle de sept places, avec deux occupants à l’avant, trois au deuxième rang et deux au troisième. Cette organisation répond aux besoins des familles qui recherchent un véhicule polyvalent sans passer à un grand monospace.
La deuxième rangée peut être ajustée pour répartir l’espace disponible entre les passagers. La troisième rangée est principalement destinée aux enfants ou aux trajets occasionnels avec des adultes, même si le volume intérieur généreux facilite son utilisation par rapport à celui de SUV plus compacts. L’accès aux places arrière nécessite de déplacer ou de rabattre une partie de la deuxième rangée.
Geely met particulièrement en avant la modularité de l’Okavango. Lors du lancement, le constructeur revendique jusqu’à 19 configurations de sièges et 42 espaces de rangement. Les dossiers rabattables permettent de transformer progressivement l’habitacle en espace de chargement, selon le nombre de passagers transportés.
Le coffre offre un volume d’environ 257 litres lorsque les sept places sont utilisées, d’après certaines fiches techniques de la première génération. En rabattant la troisième rangée, le volume disponible augmente sensiblement et peut atteindre environ 1 200 litres selon la configuration de mesure. Avec les rangées arrière rabattues, Geely annonce jusqu’à 2 050 litres sur certaines versions initiales.
Les évolutions plus récentes renforcent cette polyvalence. La documentation internationale de l’Okavango modernisé revendique jusqu’à 32 configurations d’aménagement et un volume maximal de chargement de 2 360 litres. Ces valeurs concernent une version différente de celle lancée en 2020 et ne doivent pas être utilisées pour décrire indistinctement tous les millésimes.
La présentation du poste de conduite varie également avec les années. Les premières versions disposent d’une instrumentation numérique et d’un écran multimédia central, dont les dimensions dépendent des finitions. Les versions supérieures peuvent recevoir un tableau de bord numérique de 12,3 pouces, une climatisation automatique multizone, un toit panoramique et un hayon à commande électrique.
Les équipements de sécurité comprennent, selon les marchés, le contrôle électronique de stabilité, l’antipatinage, l’assistance au démarrage en côte, le contrôle de vitesse en descente, plusieurs airbags et des fixations ISOFIX. Les configurations modernisées peuvent ajouter des aides avancées à la conduite, comme le régulateur adaptatif, le freinage automatique d’urgence ou la surveillance des angles morts. Leur disponibilité dépend toutefois du millésime et du niveau de finition.
Fiche technique du Geely Okavango
| Caractéristique | Geely Okavango 1.5T MHEV (2020) | Haoyue L / Okavango 2.0T modernisé |
|---|---|---|
| Constructeur | Geely Auto | Geely Auto |
| Première apparition | 2020 | 2022 pour le Haoyue L |
| Carrosserie | SUV familial, 5 portes | SUV familial, 5 portes |
| Nombre de places | 7 | 7 |
| Structure | Monocoque autoporteuse | Monocoque autoporteuse |
| Motorisation | Essence turbo, 3 cylindres en ligne | Essence turbo, 4 cylindres en ligne |
| Cylindrée | 1 477 cm³ | 1 969 cm³ |
| Alimentation | Injection directe, turbocompresseur | Injection directe, turbocompresseur |
| Hybridation | Hybridation légère 48 V | Non sur la configuration 2.0T étudiée |
| Puissance maximale annoncée | 190 ch combinés | 218 ch (160 kW) |
| Couple maximal annoncé | 300 Nm combinés | 325 Nm |
| Régime du couple maximal | 1 500 à 4 000 tr/min, valeur publiée pour le groupe motopropulseur | 2 000 à 4 500 tr/min |
| Implantation moteur | Avant transversale | Avant transversale |
| Roues motrices | Avant | Avant |
| Boîte de vitesses | Automatique à double embrayage, 7 rapports | Automatique à double embrayage, 7 rapports |
| Suspension avant | Indépendante, type McPherson | Indépendante, type McPherson |
| Suspension arrière | Architecture dépendante indiquée sur plusieurs fiches, avec divergences selon marché | Indépendante multibras sur le Haoyue L documenté |
| Direction | À assistance électrique | À assistance électrique |
| Freins avant | Disques ventilés | Disques ventilés |
| Freins arrière | Disques | Disques |
| Pneumatiques | 215/60 R17 ou 225/55 R18 selon finition | 235/50 R19 sur certaines versions |
| Longueur | 4 835 mm | 4 860 mm |
| Largeur | 1 900 mm | 1 910 mm |
| Hauteur | 1 780 mm | 1 770 mm |
| Empattement | 2 815 mm | 2 825 mm |
| Poids à vide | 1 610 à 1 659 kg selon version | Environ 1 710 kg sur certaines configurations |
| Vitesse maximale | 190 km/h annoncés sur le marché saoudien | 210 km/h selon fiche technique secondaire du Haoyue L |
| 0 à 100 km/h | Non communiqué de manière fiable | 7,9 s selon fiche technique secondaire du Haoyue L |
| Consommation mixte annoncée | 6,6 l/100 km | Variable selon marché et cycle |
| Réservoir | 60 litres selon plusieurs documents commerciaux | Variable selon version |
| Volume de coffre maximal annoncé | Jusqu’à 2 050 litres | Jusqu’à 2 360 litres sur l’Okavango modernisé |
| Production | Chine | Chine |
Commercialisation, prix et évolution internationale
Le Geely Okavango est principalement destiné aux marchés où les SUV familiaux à sept places rencontrent une forte demande. Son développement commercial s’appuie sur le réseau international de Geely, avec des offres adaptées aux réglementations, aux habitudes de conduite et au pouvoir d’achat de chaque pays.
Aux Philippines, les premiers tarifs annoncés en octobre 2020 s’établissent à 1 208 000 pesos philippins pour la finition Comfort et à 1 328 000 pesos pour la finition Urban. Ces prix placent alors le véhicule parmi les propositions familiales accessibles de son segment. Ils concernent exclusivement le marché philippin et ne correspondent pas à une tarification française.
La commercialisation s’étend également à plusieurs pays du Moyen-Orient, où l’Okavango est proposé avec des niveaux d’équipement adaptés aux attentes locales. Les documentations de ces marchés mettent notamment en avant la climatisation multizone, la modularité de l’habitacle et les équipements de confort. Les spécifications peuvent différer sensiblement de celles des véhicules commercialisés en Asie du Sud-Est.
Le lancement du Haoyue L en Chine à la fin de 2022 accompagne le renouvellement technique de la famille. Son moteur 2,0 litres turbo, son habitacle actualisé et son nouveau dessin extérieur permettent à Geely de faire évoluer le modèle vers des prestations plus modernes. Les versions internationales reprennent progressivement une partie de ces évolutions, sans adopter nécessairement une configuration identique sur tous les marchés.
En 2024, l’Okavango rejoint notamment l’offre annoncée par Geely au Mexique, dans le cadre de l’expansion de la marque en Amérique latine. Cette diversification géographique illustre la stratégie du constructeur, qui utilise des modèles familiaux déjà développés pour son marché intérieur afin de répondre à des besoins similaires à l’étranger.
Le Geely Okavango ne possède pas de carrière sportive officielle connue ni de série limitée à vocation de collection. Sa diffusion repose avant tout sur son utilisation quotidienne et sur ses qualités pratiques. Les volumes de production mondiaux ne sont pas publiés de manière suffisamment distincte entre l’Okavango, le Haoyue chinois et leurs différentes évolutions pour établir un total fiable propre à cette appellation.
Sur le marché de l’occasion, l’identification précise du millésime, de la motorisation et du pays de commercialisation est essentielle. Deux véhicules portant le nom Okavango peuvent présenter des différences importantes de puissance, de suspension, de transmission et d’équipements électroniques. La disponibilité des pièces et les conditions de garantie dépendent également du réseau de distribution local et de la version effectivement importée.
