Présentée en 2009 et commercialisée en mars 2010, la Citroën DS3 inaugure la ligne DS moderne du constructeur français. Cette citadine trois portes associe une silhouette distinctive, un large choix de personnalisations et des motorisations essence ou diesel. Produite à Poissy, en France, elle marque l’arrivée de Citroën sur le marché des petites voitures à positionnement premium, alors dominé notamment par la Mini.
La DS3 partage une partie de son architecture avec la Citroën C3 de deuxième génération, mais adopte une carrosserie spécifique, un pavillon plus bas et une présentation intérieure différente. Elle se distingue également par ses versions sportives et son engagement en championnat du monde des rallyes, où la DS3 WRC succède à la C4 WRC.
Histoire et lancement de la Citroën DS3
En février 2009, Citroën dévoile une nouvelle identité de marque et annonce le développement d’une gamme de véhicules baptisée DS. L’objectif est de proposer des modèles plus personnalisables et dotés d’une présentation spécifique, en complément des automobiles traditionnelles du constructeur. La DS3 devient le premier représentant de cette nouvelle famille.
Le nom DS fait référence à la Citroën DS historique, lancée en 1955, sans que la nouvelle citadine en reprenne l’architecture ou les solutions techniques. Contrairement à son aînée, la DS3 possède une suspension conventionnelle, un moteur transversal et une transmission aux roues avant.
Le concept DS Inside, présenté au Salon de Genève en mars 2009, annonce les principales lignes du futur modèle de série. Il introduit notamment le pavillon contrastant, le traitement particulier du montant central et la silhouette compacte qui caractériseront la DS3 définitive. Le projet est développé par les équipes de style Citroën, avec notamment Mark Lloyd, responsable de gamme au sein du design de la marque.
La voiture définitive apparaît en 2009, avant le début de sa commercialisation en mars 2010. Elle arrive dans une gamme Citroën où la disparition de la Citroën C2 a laissé une place parmi les petites carrosseries trois portes. La DS3 ne constitue toutefois pas son remplacement direct : son positionnement, ses dimensions et ses possibilités de personnalisation répondent à une clientèle différente.
Le lancement s’articule autour de trois finitions principales, Chic, So Chic et Sport Chic. Les acheteurs peuvent associer différentes teintes de carrosserie et de pavillon, choisir des décors extérieurs et personnaliser plusieurs éléments de l’habitacle. Cette stratégie permet à Citroën de différencier la DS3 des citadines classiques sans développer une plateforme entièrement nouvelle.
Le développement de la ligne DS se poursuit avec la Citroën DS4, puis la Citroën DS5, qui étendent cette identité à des véhicules de catégories supérieures. La DS3 demeure le modèle d’accès de cette famille jusqu’à l’évolution de son identité commerciale sous la marque DS Automobiles.
Design, habitacle et personnalisation
La Citroën DS3 mesure moins de quatre mètres de long et conserve les proportions d’une citadine polyvalente. Son dessin repose sur une carrosserie trois portes, des ailes marquées, un vitrage latéral resserré et un toit dont la couleur peut contraster avec celle du reste du véhicule. Le montant central, dont la forme évoque un aileron de requin, constitue l’un de ses éléments visuels les plus reconnaissables.
La face avant de la version initiale conserve les doubles chevrons Citroën. Elle se distingue par ses projecteurs effilés, sa calandre et ses feux diurnes à LED disposés verticalement dans le bouclier. À l’arrière, le hayon compact et les feux verticaux participent à une silhouette sensiblement différente de celle de la C3.
Le pavillon flottant joue un rôle central dans l’identité du modèle. Dès le lancement, plusieurs teintes de toit sont proposées, notamment Blanc Opale, Noir Onyx, Bleu Botticelli et Rouge Carmen. Des décors adhésifs permettent d’ajouter des motifs graphiques. Les coques de rétroviseurs et les jantes complètent les possibilités de personnalisation extérieure.
Dans l’habitacle, la DS3 reprend une organisation adaptée à son format compact, mais se différencie par ses matériaux, ses coloris et son bandeau de planche de bord personnalisable. Les finitions supérieures proposent des équipements de confort et des présentations spécifiques, notamment au niveau des sièges et des éléments décoratifs.
Malgré sa carrosserie trois portes, la DS3 dispose de cinq places homologuées et d’un coffre de 285 litres. Sa banquette arrière rabattable permet d’augmenter le volume de chargement jusqu’à 980 litres, mesuré jusqu’au pavillon. L’accès aux places arrière nécessite toutefois de basculer les sièges avant, contrairement à une citadine cinq portes.
Fiche technique de la Citroën DS3
| Caractéristique | Données techniques |
|---|---|
| Constructeur | Citroën, groupe PSA Peugeot Citroën |
| Modèle | DS3, première génération |
| Première présentation | 2009 |
| Lancement commercial | Mars 2010 |
| Production | Poissy, France |
| Segment | Citadine polyvalente, segment B |
| Carrosserie | Berline bicorps, 3 portes, 5 places |
| Structure | Carrosserie autoporteuse en acier |
| Implantation moteur | Avant transversal |
| Transmission | Traction avant |
| Architecture des moteurs | 4 cylindres en ligne |
| VTi 95 | Essence atmosphérique, 1 397 cm³, injection multipoint, 95 ch à 6 000 tr/min, 136 Nm à 4 000 tr/min |
| VTi 120 | Essence atmosphérique, 1 598 cm³, injection multipoint, 120 ch à 6 000 tr/min, 160 Nm à 4 250 tr/min |
| THP 150 | Essence turbo, 1 598 cm³, injection directe, 156 ch à 6 000 tr/min, 240 Nm à 4 000 tr/min |
| HDi 90 FAP | Diesel turbo, 1 560 cm³, injection directe haute pression, 92 ch à 4 000 tr/min, 230 Nm à 1 750 tr/min |
| HDi 110 FAP | Diesel turbo, 1 560 cm³, injection directe haute pression, 112 ch à 3 600 tr/min, 270 Nm à 1 750 tr/min |
| Boîtes de vitesses | Manuelle 5 ou 6 rapports ; automatique 4 rapports sur VTi 120 |
| Suspension avant | Roues indépendantes, type MacPherson, ressorts hélicoïdaux et barre antiroulis |
| Suspension arrière | Traverse déformable, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs hydrauliques |
| Direction | Assistance électrique variable |
| Diamètre de braquage | 10,2 à 10,4 m selon version |
| Freins avant | Disques ventilés |
| Freins arrière | Tambours ou disques selon motorisation |
| Aides au freinage | ABS, répartiteur électronique, aide au freinage d’urgence, ESP |
| Pneumatiques | 195/55 R16 ou 205/45 R17 selon finition et options |
| Longueur | 3 948 mm |
| Largeur hors rétroviseurs | 1 715 mm |
| Hauteur | 1 458 mm |
| Empattement | 2 464 mm |
| Voie avant | 1 465 mm |
| Voie arrière | 1 467 mm |
| Masse à vide minimale CEE | 1 075 à 1 165 kg selon motorisation initiale |
| Volume du coffre | 285 litres ; jusqu’à 980 litres banquette rabattue |
| Réservoir | 50 litres en essence ; 48 litres en diesel |
| Vitesse maximale | 182 à 214 km/h selon motorisation initiale |
| 0 à 100 km/h | 7,3 à 11,5 secondes selon motorisation initiale |
| Consommation mixte homologuée | 3,8 à 7,0 l/100 km selon version et pneumatiques |
| Émissions de CO₂ | 99 à 160 g/km selon version initiale |
| Norme antipollution | Euro 5 au lancement |
| Sécurité Euro NCAP | 5 étoiles selon le protocole de 2009 |
Motorisations, comportement et versions sportives
Au lancement, la gamme mécanique de la DS3 couvre des usages variés. Les moteurs VTi atmosphériques privilégient une conduite classique, tandis que le THP turbocompressé apporte davantage de couple et de performances. Les diesel HDi répondent aux besoins des conducteurs recherchant une consommation homologuée plus faible, avec notamment une déclinaison annoncée à 99 g/km de CO₂.
Les appellations commerciales ne correspondent pas toujours exactement aux puissances homologuées. Ainsi, le THP 150 développe 156 ch CEE dans le catalogue français de janvier 2010, tandis que les HDi 90 et HDi 110 affichent respectivement 92 et 112 ch. Les motorisations évoluent ensuite au fil des millésimes, avec de nouvelles déclinaisons essence et diesel.
Le comportement routier repose sur une architecture conventionnelle, associant un train avant MacPherson à un essieu arrière à traverse déformable. La direction à assistance électrique et les réglages de suspension sont adaptés au positionnement de la voiture. Les versions les plus puissantes disposent de transmissions et de configurations de freinage différentes de celles des modèles d’entrée de gamme.
En 2010, Citroën présente la DS3 Racing, développée avec Citroën Racing. Cette version reçoit un moteur 1,6 litre turbo porté à environ 207 ch, des réglages de châssis spécifiques et une présentation extérieure plus sportive. Elle se distingue de la DS3 THP ordinaire et fait l’objet d’une diffusion limitée.
La gamme s’élargit en 2013 avec la Citroën DS3 Cabrio. Cette déclinaison conserve les montants latéraux et utilise un toit souple coulissant, plutôt qu’une carrosserie de cabriolet intégral. Une version Cabrio Racing est également développée, associant cette configuration découvrable à une préparation sportive.
Production, évolution et passage à DS Automobiles
La DS3 est fabriquée dans l’usine PSA de Poissy, dans les Yvelines. Le constructeur confirme en novembre 2012 que ce site constitue alors l’unique lieu de fabrication mondial du modèle. La personnalisation extérieure impose une organisation industrielle particulière, notamment pour l’application des décors de toit.
Le succès commercial apparaît rapidement. Citroën annonce plus de 34 000 commandes au cours des quatre premiers mois de commercialisation. Le 1er juillet 2010, la 30 000e DS3 sort des chaînes de production. Le seuil des 200 000 exemplaires est atteint en novembre 2012, avec une Sport Chic THP 155 destinée à une cliente espagnole.
La production se poursuit avec des évolutions de motorisations, d’équipements et de présentation. En 2014, la DS3 bénéficie notamment de nouveaux éléments d’éclairage. Le développement de la marque DS Automobiles entraîne ensuite une transformation progressive de son identité commerciale.
En 2016, la DS 3 restylée abandonne les chevrons Citroën au profit d’une face avant propre à DS Automobiles. La marque annonce également la production de la 400 000e berline. Ce chiffre concerne la berline de première génération et ne doit pas être confondu avec un total définitif incluant automatiquement toutes les déclinaisons Cabrio.
La première génération poursuit sa carrière jusqu’en 2019. Le DS 3 Crossback, apparu en 2018, prend progressivement sa place dans la gamme. Il s’agit toutefois d’un SUV urbain distinct, et non d’une nouvelle carrosserie trois portes directement dérivée de la Citroën DS3 initiale.
La Citroën DS3 en compétition
La DS3 sert également de base à un programme de compétition développé par Citroën Racing. La DS3 WRC succède à la C4 WRC en championnat du monde des rallyes à partir de 2011. Elle reprend l’identité visuelle générale du modèle de route, mais utilise une préparation mécanique, une transmission intégrale et un châssis adaptés aux exigences du rallye mondial.
En 2011, Sébastien Loeb et Daniel Elena remportent notamment le Rallye d’Italie-Sardaigne au volant de la DS3 WRC. Sébastien Ogier et Julien Ingrassia s’imposent également au Rallye de l’Acropole avec ce modèle. Ces résultats accompagnent la première saison de la nouvelle voiture de compétition.
La saison 2012 marque un sommet pour le programme. Citroën remporte le championnat du monde des constructeurs, tandis que Sébastien Loeb et Daniel Elena décrochent leur neuvième titre mondial consécutif. La DS3 WRC devient ainsi l’une des principales voitures associées à la dernière partie de leur domination en championnat du monde.
Citroën Racing développe parallèlement plusieurs déclinaisons destinées à d’autres catégories, notamment les DS3 R1, R3, RRC et R5. Ces véhicules permettent à des pilotes privés et à des équipes de compétition d’utiliser une voiture issue de la famille DS3 dans différentes disciplines et catégories réglementaires, avec des caractéristiques techniques propres à chacune.




