Apparu en 2009, le Lexus Rx 450h est la version hybride de troisième génération du SUV haut de gamme japonais. Il succède au RX 400h en faisant évoluer la formule plutôt qu’en la bouleversant : V6 essence atmosphérique, moteurs électriques, transmission à variation continue et, sur les versions à quatre roues motrices, essieu arrière entraîné électriquement. Avec 299 ch de puissance combinée, il cherche alors à associer les performances d’un gros moteur essence à une consommation nettement réduite.
Cette première incarnation du RX 450h appartient au Lexus Rx 3, commercialisé à partir de 2009. L’appellation survivra toutefois au changement de génération de 2015. Il ne faut donc pas confondre ce modèle avec le RX 450h plus récent de quatrième génération, ni avec le RX 450h+ hybride rechargeable apparu bien plus tard.
Du RX 400h au RX 450h
Lexus avait déjà pris une avance importante dans l’hybridation des SUV premium avec le Lexus Rx 400h, lancé au milieu des années 2000. Son remplacement devait améliorer simultanément les performances, le rendement énergétique et l’agrément. Le RX 450h adopte ainsi un V6 de 3,5 litres à la place du 3,3 litres de son prédécesseur et bénéficie d’une évolution profonde du Lexus Hybrid Drive.
Le nouveau RX est dévoilé au salon de Los Angeles en novembre 2008, avant la présentation européenne du RX 450h au salon de Genève en mars 2009. Sa commercialisation intervient dans le courant de l’année. Le modèle est produit au Japon, notamment dans l’usine Miyata de Toyota Motor Kyushu, tandis que des composants de sa chaîne hybride proviennent de l’usine spécialisée de Kokura.
Le contexte est important : à la fin des années 2000, Lexus ne réserve plus l’hybridation à une démonstration technologique isolée. La marque l’étend à plusieurs catégories, de la berline Lexus Gs 450h à la limousine LS 600h. Le RX 450h applique cette stratégie à un SUV familial, avec l’ambition de réduire les émissions sans abandonner un moteur essence de forte cylindrée.
Un V6 hybride de 299 ch
Le coeur du RX 450h est le V6 2GR-FXE de 3 456 cm3. Cette version du six cylindres fonctionne suivant le cycle Atkinson, favorable au rendement, et reçoit notamment une distribution variable, une recirculation refroidie des gaz d’échappement ainsi qu’un dispositif récupérant la chaleur de l’échappement. Le moteur thermique développe 183 kW, soit 249 ch DIN, et travaille avec une machine électrique avant de 123 kW.
Sur la version à transmission intégrale E-Four, un second moteur électrique de 50 kW entraîne les roues arrière. Il n’existe donc pas d’arbre de transmission mécanique reliant les deux essieux : l’électronique sollicite le moteur arrière lorsque les conditions d’adhérence ou la demande de puissance le nécessitent. Cette architecture contribue à distinguer le RX hybride d’un SUV à transmission intégrale conventionnelle.
Les puissances maximales du V6 et des machines électriques ne s’additionnent pas directement, car elles ne sont pas disponibles simultanément dans les mêmes conditions. Lexus annonce une puissance maximale combinée de 220 kW, soit 299 ch DIN. La gestion de l’ensemble est confiée à une transmission hybride à train épicycloïdal, couramment désignée E-CVT, avec récupération d’énergie lors des décélérations et des freinages.
Le conducteur dispose notamment de modes Eco et EV. Ce dernier permet de déplacer ponctuellement le véhicule avec l’énergie stockée dans la batterie nickel-métal hydrure, mais le RX 450h reste un hybride autorechargeable. Il n’est pas conçu pour parcourir plusieurs dizaines de kilomètres en électrique et ne possède aucune prise de recharge externe, contrairement au RX 450h+ apparu beaucoup plus tard.
Fiche technique de la Lexus Rx 450h
| Caractéristique | Lexus RX 450h de troisième génération |
|---|---|
| Commercialisation | À partir de 2009 |
| Carrosserie | SUV / crossover 5 portes, 5 places |
| Moteur thermique | V6 essence 2GR-FXE, cycle Atkinson, 24 soupapes |
| Cylindrée | 3 456 cm3 |
| Alésage x course | 94,0 x 83,0 mm |
| Rapport volumétrique | 12,5:1 |
| Puissance du V6 | 249 ch DIN (183 kW) à 6 000 tr/min |
| Couple du V6 | 317 Nm à 4 800 tr/min |
| Moteur électrique avant | 123 kW (167 ch), 335 Nm |
| Moteur électrique arrière AWD | 50 kW (68 ch), 139 Nm |
| Puissance combinée | 299 ch DIN (220 kW) |
| Batterie | Nickel-métal hydrure (Ni-MH) |
| Transmission | Système hybride à train épicycloïdal, type E-CVT |
| Transmission intégrale | E-Four avec moteur électrique arrière sur versions AWD |
| Structure | Coque autoporteuse |
| Suspension avant | Jambes MacPherson |
| Suspension arrière | Double triangulation |
| Direction | Crémaillère à assistance électrique |
| Freinage | Freinage électronique avec récupération d’énergie |
| Pneumatiques | 235/55 R19 sur certaines versions européennes |
| Longueur | 4 770 mm |
| Largeur | 1 885 mm |
| Hauteur | Environ 1 685 à 1 690 mm selon version |
| Empattement | 2 740 mm |
| Voies | Environ 1 630 mm avant / 1 620 mm arrière selon version |
| Poids | Environ 2,1 à 2,2 tonnes selon finition et norme de mesure |
| Vitesse maximale | 200 km/h |
| 0 à 100 km/h | Environ 7,8 à 7,9 s |
| Consommation mixte annoncée au lancement | Environ 6,3 l/100 km, cycle européen de l’époque |
| Émissions de CO2 annoncées au lancement | 148 g/km |
| Coefficient aérodynamique | Cx 0,32 |
| Volume de coffre annoncé | 496 litres |
Un châssis profondément revu
Le changement par rapport au RX 400h ne se limite pas au groupe motopropulseur. La troisième génération repose sur une coque retravaillée, avec un empattement de 2,74 m et une utilisation accrue d’aciers à haute résistance. Lexus installe également le groupe motopropulseur plus bas afin de favoriser le centre de gravité.
À l’avant, le RX conserve des jambes MacPherson, tandis que l’arrière adopte une suspension à double triangulation qui libère davantage d’espace et améliore le contrôle des mouvements de caisse. Certaines finitions haut de gamme peuvent recevoir une suspension pneumatique pilotée. La direction à assistance électrique et la gestion électronique intégrée du freinage, de la motricité et de la stabilité participent également à l’approche très technologique du modèle.
Avec plus de deux tonnes selon les configurations, le RX 450h n’est pas un SUV léger. L’intérêt de son système hybride réside justement dans sa capacité à récupérer une partie de l’énergie à la décélération et à exploiter l’assistance électrique lorsque la demande de puissance augmente. Au lancement européen, Lexus annonce environ 6,3 l/100 km et 148 g/km de CO2 dans le cycle d’homologation de l’époque, des valeurs qui doivent être replacées dans les normes de mesure utilisées en 2009.
Design L-finesse et identité spécifique
Le RX 450h reprend les principes stylistiques L-finesse alors employés par Lexus. Ses volumes sont plus tendus que ceux de son prédécesseur tout en conservant la silhouette immédiatement reconnaissable du Lexus Rx : capot relativement court, pavillon légèrement fuyant, hayon incliné et passages de roues marqués. Le concept LF-Xh présenté en 2007 avait déjà annoncé plusieurs de ces orientations.
La version hybride se reconnaît notamment à certains détails bleutés associés aux emblèmes Lexus et aux signatures Hybrid. La carrosserie a également fait l’objet d’un travail aérodynamique poussé pour un SUV de cette taille, avec un coefficient de traînée annoncé à 0,32. À bord, cette génération introduit le dispositif Remote Touch, contrôleur permettant de piloter les fonctions affichées sur l’écran central, ainsi qu’un affichage tête haute sur certaines configurations.
Un restylage intervient en 2012. La face avant adopte alors plus franchement la calandre trapézoïdale en fuseau, ou spindle grille, appelée à devenir la signature des Lexus des années 2010. La gamme accueille également une présentation F Sport sur certains marchés, qui modifie surtout l’apparence et la définition du châssis sans transformer le principe de la chaîne hybride.
Une appellation conservée après 2015
La carrière de cette génération s’achève en 2015 avec l’arrivée du Lexus Rx 4. Lexus conserve cependant le nom RX 450h, ce qui explique pourquoi deux véhicules sensiblement différents apparaissent sous cette même désignation sur le marché de l’occasion. Le modèle de quatrième génération se reconnaît immédiatement à sa carrosserie plus longue et anguleuse et à son immense calandre en fuseau ; son système hybride développe environ 313 ch.
Il faut également distinguer le RX 450h du Lexus Rx 350, version à moteur V6 essence non hybride proposée sur plusieurs marchés. Les deux modèles peuvent partager une même génération et une grande partie de leur carrosserie, mais leurs chaînes de traction diffèrent profondément, notamment par la présence des machines électriques, de la batterie de traction et, sur le RX 450h AWD, de la transmission intégrale électrique E-Four.
Le RX 450h de 2009 occupe ainsi une position particulière dans l’évolution technique de la gamme : il transforme la solution expérimentée avec le RX 400h en une proposition hybride plus aboutie, capable de devenir pendant plusieurs années l’une des motorisations centrales du RX. Sa production japonaise, son V6 atmosphérique associé à deux machines électriques sur les versions E-Four et sa batterie Ni-MH permettent aussi de l’identifier clairement face aux Lexus hybrides rechargeables développées ultérieurement.




