Commercialisé en Europe à partir de 2009, le Lexus Rx 3 correspond à la troisième génération du SUV premium japonais, connue techniquement sous la famille AL10. Il prend la relève du Lexus RX 2 et poursuit l’évolution d’une lignée qui avait contribué à installer le crossover haut de gamme comme une alternative aux grands 4×4 traditionnels. Plus spacieux et techniquement plus élaboré que son prédécesseur, il marque surtout une nouvelle étape dans le développement de l’hybridation chez Lexus.
L’appellation « Rx 3 » n’est pas celle d’une motorisation particulière. Elle désigne la troisième génération du Lexus RX, produite sous différentes configurations selon les marchés. En France et plus largement en Europe occidentale, son histoire est étroitement liée au RX 450h hybride, tandis que le RX 350 à moteur essence occupe une place plus importante sur d’autres marchés.
Une troisième génération lancée en 2009
Le renouvellement du RX intervient après une deuxième génération qui avait notamment introduit l’hybride dans la gamme avec le Lexus RX 400h. Lexus ne remet donc pas en cause le principe du modèle : le RX reste un véhicule cinq portes et cinq places privilégiant le confort routier, une position de conduite haute et une présentation haut de gamme. La troisième génération modernise cependant profondément la formule.
Avant l’arrivée du modèle de série, Lexus avait présenté le concept LF-Xh au Salon de Tokyo 2007. Celui-ci annonçait plusieurs orientations stylistiques et techniques du futur RX, notamment l’importance accordée à la propulsion hybride. Les premiers exemplaires de la nouvelle génération apparaissent à la fin de 2008 pour le millésime 2010 en Amérique du Nord. En Europe, le RX 450h est présenté en 2009, notamment au Salon de Genève, avant sa commercialisation durant l’année.
Avec 4,77 m de longueur et 2,74 m d’empattement, le RX gagne en présence sans devenir un véritable tout-terrain traditionnel. Sa conception reste celle d’un crossover à coque autoporteuse. Cette architecture correspond à sa vocation : privilégier le comportement sur route, le confort et l’habitabilité plutôt que les capacités de franchissement d’un véhicule doté d’un châssis séparé.
RX 350 et RX 450h, deux visages du RX III
La gamme varie fortement selon les pays. Le Lexus RX 350 utilise un V6 essence de 3,5 litres et représente l’une des principales versions de cette génération à l’échelle internationale. Certains marchés asiatiques reçoivent également un RX 270 équipé d’un quatre-cylindres de 2,7 litres. Cette diversité explique pourquoi les caractéristiques d’un RX III ne peuvent pas être réduites à une fiche moteur unique.
En Europe, la version emblématique est le Lexus RX 450h. Son système Lexus Hybrid Drive associe un V6 essence de 3 456 cm3 fonctionnant selon le cycle Atkinson à une motorisation électrique. La puissance totale du système atteint 299 ch DIN. Le V6 thermique développe pour sa part 249 ch environ, distinction essentielle pour comprendre pourquoi certaines fiches techniques attribuent 249 ch au véhicule alors que Lexus annonçait 299 ch pour l’ensemble hybride.
La transmission hybride repose sur un répartiteur de puissance et fonctionne suivant le principe d’une e-CVT. Dans les versions à transmission intégrale, Lexus utilise également un moteur électrique sur l’essieu arrière. Celui-ci peut entraîner les roues arrière lorsque les conditions l’exigent sans nécessiter la liaison mécanique conventionnelle d’une transmission intégrale permanente. Des configurations à deux roues motrices ont également existé suivant les années et les marchés.
Le RX 450h conserve une batterie nickel-métal hydrure et dispose notamment d’un mode permettant de parcourir de très courtes distances en propulsion électrique lorsque les conditions le permettent. Le système récupère aussi de l’énergie lors des décélérations. À son lancement européen, Lexus annonçait pour cette version une consommation mixte d’environ 6,3 l/100 km et 148 g/km de CO2, valeurs remarquables pour un SUV essence de près de deux tonnes à cette période. Certaines homologations ultérieures descendent à 6,1 l/100 km et 140 g/km.
Fiche technique de la Lexus Rx 3
| Caractéristique | Lexus Rx 3, principales données |
|---|---|
| Génération | Troisième génération, famille AL10 |
| Commercialisation européenne | 2009 à 2015 |
| Carrosserie | SUV / crossover 5 portes, 5 places |
| Structure | Coque autoporteuse |
| Motorisations principales | RX 270 2,7 l essence selon marchés, RX 350 V6 3,5 l essence, RX 450h V6 3,5 l hybride |
| RX 450h | V6 essence 3 456 cm3 à cycle Atkinson avec motorisation électrique |
| Puissance thermique du RX 450h | Environ 249 ch |
| Puissance système du RX 450h | 299 ch DIN |
| Couple du V6 du RX 450h | 317 Nm |
| Transmission RX 450h | Transmission hybride e-CVT |
| Transmission aux roues | 2WD ou transmission intégrale électrique selon version et marché |
| Batterie RX 450h | Nickel-métal hydrure |
| Suspension avant | Jambes de force MacPherson |
| Suspension arrière | Double triangulation |
| Direction | Crémaillère à assistance électrique |
| Freinage | Disques aux quatre roues avec ABS et récupération d’énergie sur l’hybride |
| Pneumatiques courants | 235/60 R18 ou 235/55 R19 selon finition |
| Longueur | 4 770 mm |
| Largeur | 1 885 mm |
| Hauteur | 1 685 mm |
| Empattement | 2 740 mm |
| Voie avant | 1 630 mm sur RX 450h européen documenté |
| Voie arrière | 1 620 mm sur RX 450h européen documenté |
| Garde au sol | 175 mm sur RX 450h européen documenté |
| Poids | Variable selon moteur, transmission et finition, environ 2 tonnes pour de nombreux RX 450h |
| 0 à 100 km/h du RX 450h | 7,8 s |
| Vitesse maximale du RX 450h | Environ 200 km/h |
| Consommation mixte RX 450h | Environ 6,1 à 6,3 l/100 km selon version et homologation |
| Émissions de CO2 RX 450h | Environ 140 à 148 g/km selon version et homologation |
| Réservoir | 65 l |
| Volume de coffre | Environ 496 l sur les configurations documentées |
| Capacité de remorquage freinée | Jusqu’à 2 000 kg selon version |
Un châssis davantage tourné vers la route
Le changement de génération ne concerne pas seulement les groupes motopropulseurs. À l’avant, le RX III conserve une architecture à jambes de force MacPherson, tandis que l’arrière adopte une suspension à double triangulation. Cette disposition contribue à libérer de l’espace et à maîtriser les mouvements de caisse d’un véhicule lourd sans transformer le RX en SUV sportif.
La direction est assistée électriquement et le freinage de l’hybride associe les freins conventionnels à la récupération d’énergie. L’objectif technique est de rendre l’intervention des différents systèmes aussi transparente que possible pour le conducteur. Cette philosophie correspond au positionnement du RX, davantage orienté vers la douceur de fonctionnement et le confort que vers une conduite volontairement démonstrative.
Le RX 450h illustre particulièrement cette approche. Le moteur thermique peut être coupé lorsque les conditions le permettent, tandis que les machines électriques assistent le V6 lors des accélérations et récupèrent une partie de l’énergie en décélération. La puissance système de 299 ch permet néanmoins au SUV d’atteindre 100 km/h en 7,8 secondes, performance significative compte tenu de son gabarit.
Un style profondément remanié en 2012
Le RX III de première phase se reconnaît à sa calandre relativement conventionnelle, divisée horizontalement, ainsi qu’à ses projecteurs étirés et à ses surfaces plus sculptées que celles du modèle précédent. Le profil conserve les proportions caractéristiques du RX, avec une ligne de pavillon légèrement descendante, un vitrage latéral remontant vers l’arrière et un hayon incliné surmonté d’un becquet.
En 2012, Lexus dévoile un restylage important au Salon de Genève. La modification la plus immédiatement visible concerne la face avant, qui adopte la calandre fuselée, ou « spindle grille », devenue l’un des principaux codes stylistiques de la marque. Les boucliers et plusieurs détails de présentation évoluent également, donnant au RX une physionomie plus proche des Lexus lancées au début des années 2010.
L’habitacle bénéficie parallèlement de plusieurs évolutions, dont une nouvelle génération de l’interface Remote Touch. Le RX 450h reçoit aussi un mode Sport. Lexus introduit une finition F SPORT à la présentation extérieure spécifique, accompagnée notamment d’amortisseurs destinés à mieux contrôler les mouvements de caisse. Elle ne doit pas être confondue avec une motorisation autonome : il s’agit avant tout d’une déclinaison de présentation et de châssis au sein de la gamme.
Une génération charnière pour l’hybride Lexus
Le RX III arrive à une période où Lexus étend progressivement sa technologie hybride à plusieurs catégories de véhicules. Dans ce contexte, le RX 450h ne constitue plus une expérimentation isolée. Il perfectionne la formule introduite par le RX 400h avec un V6 de plus forte cylindrée, une puissance système supérieure et des dispositifs destinés à améliorer le rendement, dont le fonctionnement en cycle Atkinson, la récupération de chaleur des gaz d’échappement et la recirculation des gaz.
Cette orientation distingue nettement le RX européen d’une grande partie des SUV premium contemporains, alors fortement dépendants du diesel. Lexus choisit au contraire de mettre en avant une chaîne de traction essence-électrique. Le RX III participe ainsi à installer durablement l’hybride comme l’une des caractéristiques techniques majeures de la marque, bien au-delà de cette seule génération.
De 2009 à son remplacement en 2015
La carrière du Lexus Rx 3 s’étend en Europe de 2009 à 2015. Sa première partie est dominée par le lancement du RX 450h et par l’installation de la nouvelle génération sur les différents marchés. Le restylage de 2012 constitue ensuite son évolution la plus visible, avec l’adoption du nouveau visage de Lexus et l’arrivée de la finition F SPORT.
Les tarifs français variaient sensiblement selon les années et les niveaux d’équipement. Au lancement de 2009, des RX 450h étaient notamment affichés autour de 58 900 euros en Pack Luxe et 67 300 euros en Pack Président. Les versions les plus richement équipées de la génération ont ensuite dépassé ces montants, ce qui confirmait le positionnement du RX face aux grands SUV premium européens.
En 2015, cette génération cède sa place au Lexus RX 4. Le changement est immédiatement perceptible : le successeur pousse beaucoup plus loin la calandre fuselée et le dessin anguleux devenu caractéristique de Lexus. Le RX III reste ainsi identifiable comme la génération de transition entre les lignes relativement sobres des premiers RX et le langage stylistique nettement plus affirmé adopté par la marque au milieu des années 2010.




