Opel Manta B

Opel Manta B

Lancée en 1975, l’Opel Manta B est la deuxième génération du coupé sportif compact d’Opel. Elle succède à l’Opel Manta A apparue cinq ans plus tôt et reprend une philosophie similaire : proposer une voiture à vocation sportive, élégante et accessible, tout en conservant une architecture classique avec moteur avant et roues arrière motrices.

Basée techniquement sur l’Opel Ascona B, la Manta B partage de nombreux éléments mécaniques avec cette berline familiale, mais adopte une carrosserie spécifique de coupé destinée à concurrencer les Ford Capri et autres modèles sportifs européens de la période. Sa longue carrière, jusqu’en 1988, en fait l’un des modèles Opel sportifs les plus emblématiques des années 1970 et 1980.

Une nouvelle génération de coupé sportif Opel

La Manta B apparaît dans un contexte où Opel cherche à moderniser sa gamme de véhicules sportifs. La première génération avait permis à la marque de s’imposer sur le marché des coupés abordables, mais les évolutions du marché imposent une voiture plus moderne et plus polyvalente.

Présentée en 1975, la Manta B reprend la base technique de l’Ascona B lancée la même année. Cette proximité permet à Opel de réduire les coûts de développement tout en proposant une silhouette différente, plus dynamique. La carrosserie adopte des lignes plus anguleuses caractéristiques du design automobile des années 1970, avec un profil fastback et une position basse.

La gamme évolue rapidement avec plusieurs niveaux de finition. Les versions GT/J et Berlinetta ciblent une clientèle recherchant un coupé élégant, tandis que la GT/E puis la GSi représentent les déclinaisons les plus sportives. Opel propose également une version Manta CC équipée d’un hayon arrière à partir de 1978, offrant davantage de polyvalence.

Design, versions et évolutions de la Manta B

Le style de la Manta B se distingue par une carrosserie deux portes spécifique, même si elle partage sa structure avec l’Ascona B. Sa face avant inclinée, ses quatre projecteurs ronds sur certaines versions et sa ligne arrière prolongée permettent de l’identifier facilement parmi les Opel de son époque.

En 1982, Opel modernise profondément le modèle avec la Manta B2. Le restylage apporte une nouvelle face avant avec des éléments plus intégrés, des boucliers en plastique et plusieurs améliorations destinées à prolonger la carrière du coupé face aux nouvelles attentes du marché.

Les versions sportives occupent une place particulière dans l’histoire du modèle. La GT/E reçoit notamment un moteur 2.0 litres à injection électronique, tandis que la GSi devient progressivement la désignation utilisée pour les versions performantes sur plusieurs marchés. Opel propose également des séries préparées par Irmscher, comme l’i200, qui renforcent l’image sportive de la Manta.

Fiche technique de l’Opel Manta B

CaractéristiqueDonnée
Production1975 à 1988
CarrosserieCoupé 2 portes, version CC à hayon disponible à partir de 1978
ArchitectureMoteur avant longitudinal, propulsion arrière
PlateformeDérivée de l’Opel Ascona B
MoteursQuatre cylindres essence CIH puis OHC selon les versions, de 1,2 à 2,4 litres
Moteur GT/E1.9 E puis 2.0 E quatre cylindres injection, environ 105 à 110 ch selon version
Moteur Manta 4002.4 litres quatre cylindres 16 soupapes, environ 144 ch en version homologation
TransmissionBoîte manuelle 4 ou 5 rapports selon versions, boîte automatique disponible
Suspension avantRoues indépendantes avec ressorts hélicoïdaux
Suspension arrièreEssieu rigide avec ressorts hélicoïdaux
DirectionCrémaillère
FreinsDisques à l’avant, tambours arrière sur la majorité des versions
LongueurEnviron 4,45 m
LargeurEnviron 1,67 m
HauteurEnviron 1,33 m
EmpattementEnviron 2,52 m
PoidsEnviron 1 000 à 1 150 kg selon version
Vitesse maximaleEnviron 185 km/h pour une GT/E 1.9 E

La Manta 400, une version développée pour la compétition

La déclinaison la plus célèbre de la Manta B est la Manta 400, développée au début des années 1980 pour permettre à Opel de participer aux rallyes internationaux. Elle bénéficie d’importantes modifications par rapport aux versions de série, avec notamment un moteur quatre cylindres 2,4 litres à double arbre à cames en tête et une culasse 16 soupapes.

Produite pour répondre aux exigences d’homologation de l’époque, la Manta 400 devient l’image sportive de la gamme. Elle participe notamment aux grandes épreuves de rallye avec des pilotes comme Guy Colsoul et obtient une quatrième place au classement général du Paris-Dakar 1984, tout en remportant sa catégorie.

Cette version reste aujourd’hui la plus recherchée par les collectionneurs, en raison de sa rareté, de ses caractéristiques techniques spécifiques et de son lien direct avec la compétition automobile.

Production, fin de carrière et place dans la gamme Opel

Au total, environ 557 000 exemplaires de Manta B sont produits entre 1975 et 1988. Sa longévité exceptionnelle s’explique par une base technique éprouvée, une gamme variée et une clientèle fidèle aux coupés propulsion traditionnels.

Durant les années 1970 et 1980, Opel développe plusieurs modèles sportifs aux positionnements différents. La Manta B occupe une place intermédiaire entre les petits coupés comme l’Opel GT historique et les modèles plus grands comme l’Opel Monza, qui vise un segment supérieur avec une orientation davantage tournée vers le grand tourisme.

La production s’arrête en 1988 après treize années de carrière. Opel ne propose pas immédiatement de successeur direct, mais le constructeur revient ensuite sur le marché des coupés sportifs avec l’Opel Calibra, présentée en 1989 avec une approche différente basée sur une traction avant et une carrosserie plus aérodynamique.

Tous les