Lancée au Japon en 2000, la Subaru Impreza 2 correspond à la deuxième génération de la compacte japonaise, identifiée principalement par les codes GD pour la berline quatre portes et GG pour le Sports Wagon cinq portes. Elle succède à la Subaru Impreza 1 en conservant les principes qui ont façonné l’identité du modèle, notamment le moteur boxer longitudinal et, sur la plupart des versions européennes, la transmission intégrale. Plus grande et plus rigide que sa devancière, elle est aussi la génération des célèbres faces avant successivement surnommées “bugeye”, “blobeye” et “hawkeye”.
Cette génération ne doit pas être réduite aux seules WRX et STI. La gamme comprend également des Impreza atmosphériques plus modestes, proposées avec différentes cylindrées selon les marchés. Les sportives turbo occupent néanmoins une place déterminante dans sa notoriété, renforcée au début des années 2000 par les succès de Subaru en championnat du monde des rallyes.
Une nouvelle génération lancée en 2000
L’Impreza de deuxième génération apparaît huit ans après la naissance de la lignée. Subaru conserve une architecture familière mais fait évoluer en profondeur la voiture. La nouvelle carrosserie offre davantage de rigidité et la berline atteint environ 1,73 m de largeur. Le coupé deux portes proposé avec la génération précédente disparaît : la famille GD/GG repose essentiellement sur la berline quatre portes et le Sports Wagon cinq portes.
Dans la gamme Subaru, l’Impreza demeure plus compacte que la Subaru Legacy. Elle conserve néanmoins les choix mécaniques caractéristiques du constructeur, avec ses moteurs à cylindres opposés et une transmission intégrale très largement diffusée. Au début des années 2000, cette formule se retrouve également sur d’autres modèles de la marque, dont le Subaru Forester 2, dans un registre davantage orienté vers le SUV.
La génération est produite au Japon, à Ota dans la préfecture de Gunma. Sa carrière s’étend de 2000 à 2007 au Japon, avec des calendriers commerciaux légèrement différents suivant les marchés. En France, certaines versions sont encore référencées après 2007, ce qui explique que les dates de fin de carrière puissent différer entre catalogues et bases automobiles.
Trois visages pour une même Impreza
La première Impreza GD/GG est immédiatement reconnaissable à ses projecteurs avant circulaires. Deux grands éléments ronds accompagnés d’optiques plus petites composent une face particulièrement originale, qui lui vaut rétrospectivement le surnom de “bugeye”. Ces appellations utilisées par les passionnés sont pratiques pour distinguer les phases, mais ne correspondent pas à des noms commerciaux officiels de Subaru.
Un premier restylage intervient pour les millésimes du début des années 2000. Les phares ronds disparaissent au profit d’optiques plus effilées et d’un dessin moins atypique, donnant naissance à ce que les amateurs appellent couramment la “blobeye”. La silhouette générale et l’architecture restent cependant celles de la même génération GD/GG.
Une nouvelle évolution apparaît en 2005. Cette dernière phase, surnommée “hawkeye”, reçoit des projecteurs nettement plus acérés et une calandre centrale caractéristique de l’identité visuelle alors développée par Subaru. Les trois faces avant permettent donc d’identifier rapidement la période d’une Impreza 2, même si les dates exactes de transition peuvent varier d’un marché ou d’un millésime à l’autre.
Les différences entre la berline et le Sports Wagon dépassent la forme de la partie arrière. La berline est notamment plus large, tandis que le break compact privilégie une carrosserie plus étroite. Les versions WRX et STI ajoutent leurs propres signes distinctifs, comme la prise d’air de capot nécessaire au refroidissement de l’intercooler sur les moteurs turbo, ainsi que des roues, freins et éléments aérodynamiques spécifiques suivant les variantes.
Des moteurs boxer atmosphériques aux versions turbo
La gamme mécanique de l’Impreza 2 varie considérablement suivant le pays et l’année. Subaru utilise plusieurs quatre cylindres boxer essence, avec des cylindrées de 1,5 à 2,5 litres à l’échelle mondiale. Les voitures européennes comprennent notamment des moteurs atmosphériques 1.6 et 2.0, auxquels s’ajoutent les blocs turbocompressés des variantes sportives. Une Impreza 2.0 GX commercialisée en Europe développe ainsi 125 ch et 184 Nm avec son boxer de 1 994 cm3.
Le moteur est installé longitudinalement à l’avant, une disposition qui s’intègre à l’architecture de transmission chère à Subaru. Sur les versions européennes documentées, la transmission intégrale permanente est largement généralisée. Il ne faut toutefois pas en faire une règle absolue pour la production mondiale : certaines Impreza de cette génération destinées au Japon ont existé avec deux roues motrices.
La boîte manuelle à cinq rapports équipe de nombreuses versions courantes, tandis qu’une automatique à quatre rapports est disponible sur certaines configurations. Les déclinaisons sportives adoptent des solutions adaptées à leur puissance, avec notamment une boîte manuelle à six rapports sur la STI.
La Subaru Impreza WRX donne à cette architecture une tout autre dimension. La première WRX européenne de la génération reçoit un boxer 2,0 litres turbo avec intercooler développant environ 218 ch et 292 Nm. Avec un 0 à 100 km/h annoncé autour de 6,2 secondes selon la carrosserie et la fiche considérée, elle place alors l’Impreza parmi les compactes sportives les plus performantes de son époque.
Plus radicale encore, la Subaru Impreza WRX STI ne constitue pas simplement une finition de l’Impreza standard. Moteur, transmission, trains roulants, freinage et réglages sont profondément adaptés aux performances recherchées. Les spécifications des STI varient fortement entre le Japon, l’Europe et d’autres marchés, raison pour laquelle les puissances des versions les plus extrêmes ne doivent pas être attribuées à toute la génération.
Fiche technique de la Subaru Impreza 2
| Caractéristique | Données |
|---|---|
| Génération | Deuxième génération |
| Codes principaux | GD berline, GG Sports Wagon |
| Production | 2000 à 2007 au Japon |
| Carrosseries | Berline 4 portes, Sports Wagon 5 portes |
| Architecture moteur | 4 cylindres à plat essence |
| Cylindrées rencontrées selon marché | 1,5 l, 1,6 l, 2,0 l et 2,5 l |
| Alimentation | Atmosphérique ou turbocompressée selon version |
| 2.0 GX européen | 1 994 cm3, 125 ch à 5 600 tr/min |
| Couple 2.0 GX | 184 Nm à 3 600 tr/min |
| WRX européenne initiale | 1 994 cm3 turbo, environ 218 ch à 5 600 tr/min |
| Couple WRX européenne initiale | 292 Nm à 3 600 tr/min |
| Implantation | Moteur longitudinal avant |
| Transmission | Intégrale permanente sur les principales versions européennes |
| Boîtes | Manuelle 5 rapports, automatique 4 rapports selon version, manuelle 6 rapports sur STI |
| Suspension avant | Type McPherson |
| Freinage | Configuration variable selon motorisation et version |
| Empattement | Environ 2 525 mm |
| Longueur | Environ 4 405 à 4 415 mm sur les premières versions selon carrosserie |
| Largeur | Environ 1 730 mm berline, 1 695 mm Sports Wagon |
| Hauteur | Environ 1 425 mm pour certaines berlines, 1 485 à 1 490 mm pour certains Sports Wagon |
| Voies 2.0 GX 5 portes | 1 465 mm avant, 1 455 mm arrière |
| Poids 2.0 GX 5 portes | Environ 1 315 kg |
| Poids WRX | Environ 1 365 à 1 390 kg selon carrosserie documentée |
| Pneus 2.0 GX | 195/60 R15 |
| Vitesse maximale 2.0 125 ch | Environ 185 à 190 km/h selon carrosserie et version |
| 0 à 100 km/h 2.0 125 ch | Environ 10,2 s |
| Vitesse maximale WRX européenne initiale | Environ 225 à 230 km/h selon version |
| 0 à 100 km/h WRX européenne initiale | Environ 6,2 s |
| Réservoir 2.0 GX | 50 l |
| Consommation mixte 2.0 GX | Environ 9,6 l/100 km sur ancien cycle d’homologation |
| Production | Ota, préfecture de Gunma, Japon |
Une génération étroitement liée au rallye
La réputation de l’Impreza 2 dépasse largement celle de ses versions routières. Les Impreza WRC contemporaines de la génération GD portent les couleurs du Subaru World Rally Team au plus haut niveau international. Il s’agit cependant de véritables voitures de compétition : leurs caractéristiques mécaniques et leur construction ne peuvent pas être assimilées à celles d’une Impreza de série.
La période correspond à deux titres mondiaux pilotes particulièrement importants pour Subaru. Richard Burns devient champion du monde des rallyes en 2001, puis Petter Solberg remporte le championnat en 2003. Ces résultats entretiennent une relation particulièrement forte entre l’image de l’Impreza et le rallye, dont bénéficient directement les WRX et STI proposées aux clients.
Cette proximité explique aussi pourquoi les exemplaires sportifs ont souvent éclipsé les Impreza atmosphériques dans la mémoire collective. Pourtant, la deuxième génération reste d’abord une famille complète de compactes. Les versions 1.6 et 2.0 atmosphériques proposent la même architecture générale dans une définition beaucoup moins radicale, tandis que WRX et STI transforment cette base en voiture de hautes performances.
De l’Impreza GD/GG à la troisième génération
La Subaru Impreza 2 traverse presque toute la décennie 2000 grâce à ses deux restylages successifs. Cette longévité explique la diversité des voitures regroupées sous une même génération : une GD de 2000 à phares ronds et une version de 2006 à face “hawkeye” peuvent sembler très différentes alors qu’elles appartiennent à la même famille technique.
À partir de 2007, la Subaru Impreza 3 prend progressivement le relais. Le changement est important, notamment avec la place centrale accordée à une carrosserie compacte cinq portes. La GD/GG demeure ainsi l’une des générations les plus immédiatement identifiables de la Subaru Impreza, autant par ses trois visages successifs que par la coexistence, sous une même appellation, de versions familiales atmosphériques et de sportives turbo directement associées à l’âge d’or de Subaru en WRC.




